Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘la prière’ Category


La prière (Salât), en tant que deuxième pilier de l’Islam, est d’une très grande importance. Elle permet au croyant d’exprimer son adoration envers Dieu, l’Unique Créateur. Elle se fait de façon directe et sans intermédiaire entre l’homme et Dieu.

Sourate 2, Verset 186
« Lorsque mes serviteurs t’interrogeront à mon sujet, dis-leur que je suis près d’eux, que j’exauce le voeu de celui qui m’invoque. Qu’ils répondent donc à mon appel par leur soumission et croient en moi pour être bien dirigés. »
Sourate 98, Verset 5
« Pourtant, il ne leur fut ordonné que d’adorer Dieu, de lui vouer un culte pur, en monothéistes sincères, d’accomplir la prière, de s’acquitter de l’aumône, car telle est la religion de la parfaite orthodoxie. »

Depuis toujours, Dieu ordonna aux croyants de le prier en lui rendant des louanges. Dans le Coran, il est souvent fait référence à la prière et plus particulièrement à celles des prophètes (Que la paix et le salut soient sur eux).
Sourate 10, Verset 87
« Nous révélâmes à Moïse : « Invitez, ton frère et toi, votre peuple à prendre en Égypte des demeures. Faites de vos demeures des lieux de recueillement. Accomplissez la prière et annoncez une bonne nouvelle aux croyants. ». »
Sourate 14, Verset 40
« Fais que j’accomplisse la prière et qu’une partie de mes descendants l’accomplissent également! Seigneur, agréé mon invocation! »
L’accomplissement de la prière doit se faire de manière rigoureuse, tant au niveau de sa préparation qu’à celui de son accomplissement. Elle marque ainsi la vie du croyant car elle doit être accomplie de manière régulière tout au long de la journée. Ce fait révèle son rythme véritablement cosmique, d’une part parce qu’elle suit le mouvement naturel du soleil et d’autre part, parce que les intervalles entre chaque prière subissent une certaine accélération.
En effet, au fur et à mesure que la journée avance, ces intervalles se réduisent. L’intervalle le plus long est entre la prière du matin (Al-Fajr) et celle du midi (Al-Dhouhr), et l’intervalle le plus court est entre celle s’effectuant après le coucher du soleil (Al-Maghrib) et celle de la nuit (Al-^Icha’). Ce rythme est également présent dans le Coran lui-même. En effet, nous trouvons au début de cet ouvrage les Sourates les plus longues et à la fin les plus courtes. C’est de cette façon que le croyant, en plus d’accomplir un acte d’adoration, se met en harmonie avec le rythme universel qui régit toutes choses créées par le Tout Puissant.

La prière se compose de rak^ah, unités indissociables qui contient elles-mêmes des piliers gestuels et oraux. Leur nombre dépend de la prière que le croyant doit effectuer. Parmi ces piliers gestuels, il y a quatre postures principales : station debout, inclination, prosternation et station assise sur les talons. Chaque position est douée d’une véritable signification symbolique et spirituelle. D’après les commentaires traditionnels les plus courants, la prière synthétise les formes de soumission et d’adoration de tous les êtres créés : les arbres et les montagnes se tiennent debout, les astres se lèvent et se couchent, les animaux sont inclinés et tout ce qui vit tire sa nourriture de la terre. De cette manière, le croyant, au travers de la prière, retrouve la position centrale que Dieu lui a destiné. Nous verrons par la suite et plus en détail comment s’effectue une rak^ah.

Qui doit faire la prière?
Tout musulman pubère, saint d’esprit et pur doit effectuer la prière rituelle. Bien entendu, à l’occasion de son apprentissage, le musulman pourra commencer à apprendre plus tôt. Il est recommandé, selon la tradition prophétique, que l’enfant fasse la prière dès l’âge de 7 ans. Par pureté, il faut comprendre que le croyant doit avoir fait ses ablutions (la grande : al-ghousl – la petite : al-woudhou’) si son état de pureté a été levé. Nous verrons les ablutions plus en détail par la suite.

Les conditions de validité de la prière sont les suivantes :

Être musulman.
Avoir atteint l’âge de distinction.
Que le Musulman ressente dans son cœur la crainte dde Dieu.
Respecter les horaires de la prière.
Si la personne est en état de grande impureté, il faut effectuer la grande ablution ou l’ablution sèche.
Avoir effectué la petite ablution à moins qu’elle n’ait pas été annulée.
Le corps, les vêtements, le lieu de la prière doivent être exempts d’impuretés.
Orienter son corps dans la Qibla.
Pour la femme, couvrir tout le corps sauf le visage et les mains avec quelque chose qui cache la couleur de la peau. Pour l’homme, cacher au minimum la zone entre le nombril et les genoux.
Quand?
Les prières doivent être accomplies à des moments bien précis. Les effectuer à l’heure est une obligation (les avancer est interdit, les retarder pour une raison valable est autorisé). Étant au nombre de cinq, voici les temps pendant lesquels elles doivent être accomplies :
Al-dhouhr (prière de la mi-journée de 4 rak^ah) : son temps commence lorsque le soleil s’écarte du milieu du ciel (a passé le zénith) et dure jusqu’à ce que toute chose ait une ombre égale à sa propre longueur en plus de l’ombre qu’elle avait quand le soleil était à son zénith.
Al-‘asr (prière de la après-midi de 4 rak^ah) : son temps commence à la fin du temps de al-dhouhr et dure jusqu’au coucher du soleil.
Al-maghrib (prière du coucher du soleil de 3 rak^ah) : son temps commence après le coucher du soleil et dure jusqu’à la disparition de la lueur rougeâtre.
Al-^icha’ (prière de la nuit de 4 rak^ah) : son temps commence à la fin du temps de al-maghrib et dure jusqu’à l’apparition de l’aube véritable (al-fajrou s-sadiq).
Al-fajr (prière de l’aube de 2 rak^a) : son temps commence à la fin du temps de Al-^icha’ et dure jusqu’au lever du soleil (ach-chourouq).
Voici une illustration des temps établis pour la prière :

Comment ?
Nous avons vu précédemment que pour pouvoir accomplir la prière et donc s’adresser à Dieu, il fallait être pur. La pureté passe par deux niveaux. Ce qui rompt le premier niveau, c’est :

Tout de qui sort par les orifices inférieurs (matière fécale, urine et gaz),
Le sommeil profond,
La perte de conscience,
Toucher directement le sexe d’un humain,
Toucher peau contre peau un personne du sexe opposé et qu’il est possible d’épouser avec désire.
Si ce premier niveau est rompu, le croyant doit alors effectuer la petite ablution (al-woudou’). Ce qui rompt le second niveau, c’est :
L’émission de liquide sexuel (maniyy)
Le rapport sexuel (dès qu’il y a pénétration)
La fin des règles
La fin des lochies
L’accouchement
Si ce second niveau est rompu, le croyant doit alors effectuer la grande ablution (al-ghousl).

site : http://islamfrance.free.fr/priere.html

Read Full Post »


La prière de l’‘Aïd a été légalisée en l’an I de l’Hégire. C’est une Sunna impérative (mu‘akkada). Le Prophète r insista beaucoup sur son accomplissement et ordonna aux hommes et aux femmes de se rendre à la mosquée en vue de s’acquitter de cette prière.
1. La préparation:
Al-Hasan as-Sabti a dit: “Le Prophète r nous a ordonné, pour les deux célébrations de l’aïd, de porter les plus beaux habits que nous avons, de nous parfumer avec les meilleurs parfums que nous possédons et d’immoler une bête en payant la plus grosse somme dont nous pouvons disposer”.
Ibn al-Qayyam a dit que l’Envoyé de Dieu, pour sa part, portait, en ces deux occasions, ses plus beaux habits; il avait effectivement un vête- ment spécialement conçu pour la prière du vendredi et celles des deux ‘Aïd.
La Sunna recommande, lors de la célébration de la rupture du jeûne (‘îdu l-fitr), de manger quelques dattes avant de quitter la maison pour se rendre à la mosquée en vue d’effectuer la prière. Quant à la fête du sacrifice (‘îdu l-adhâ), il est plutôt recommandé de s’alimenter après la prière. Telle était la pratique du Prophète r selon plusieurs témoignages de ses compagnons lesquels, bien entendu, suivaient son exemple.
2. Lieu et moment de la prière:
Il est permis de prier, en ce jour, dans une mosquée. Cependant, il est préférable de l’accomplir dans une musalla, espace découvert de prière, située en dehors de la cité, à moins que la chute des pluies, le froid… ne le pemettent pas.
Se rendent en ce lieu pour effectuer la prière, hommes et femmes, jeunes et vieux, étant en voyage ou non, filles vierges ou mariées, étant en état de pureté ou ayant leurs menstrues, bien que celles-ci doivent prier à l’écart. Si l’orant, pour une raison ou une autre, ne peut pas faire sa prière en groupe, il est tenu de s’en acquitter seul.
La plupart des ‘ulama recommandent, aussi bien à l’imâm qu’aux orants, d’aller au lieu de la prière en empruntant un chemin et d’y revenir en passant par un autre. Jâbir et Abû Hurayra, parmi tant d’autres, attestent que telle était la tradition du Prophète r. Toute fois, il est à noter que revenir de la mosquée par le même chemin que celui de l’aller est permis.
Il est recommandé, avant la prière, de louanger et de glorifier Dieu. A ce sujet, il est dit dans le Coran à propos de la rupture du jêune: «A vous de parfaire le nombre imparti, en glorifiant Dieu de Sa guidance» (Coran, 2/185). Quant à la célébration de l’aïd du sacrifice, il est dit: «Rappelez Dieu pendant des jours dénombrés». (Coran, II/203). Il existe diverses formules d’invocations. Voici l’une d’elles.
“Gloire à Dieu et louange à Dieu. Il n’y a pas de force et de puissance qu’avec Dieu. Dieu est le plus grand (trois fois). Il n’y a pas d’autre divinité que Dieu.”
Subhâna Llâhi wal hamdu li Llâhi wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ bi-Llâhi. Allâhu Abkar, Allâhu Akbar, Allâhu Akbar. Lâ ilâha illâ Llâh.
La prière commence au moment où le soleil s’élève à trois mètres environ de l’horizon. Quoi qu’il en soit, selon ash-Shawkâni, il est préférable d’effectuer le plus tôt possible la fête du sacrifice (îdul adhâ) afin de laisser le temps aux orants de se rendre chez eux et d’immoler le mouton. Inversement, de retarder la prière de la rupture du jêune (îdul fitr) pour pemmettre la distribution de l’aumône (çadaqatul firt) avant l’expiration du temps qui lui est dévolu.
3. Procédé de la prière:
Il n’y a ni adhân, ni iqâma en ces circonstances. En effet, la Sunna recommnde de ne rien faire de tout cela. Ceci est confirmé par Ibn ‘Abbâs et Jâbir qui ont dit qu’il n’y avait pas d’adhân ni avant la prière de la rupture du jeûne ni avant celle de la fête du sacrifice que ce soit au moment où l’imâm fait son entrée ou à sa sortie de la mosquée. Il n’y a non plus ni iqâma, ni aucun autre appel. Sa‘d Ibn Abî Waqqâç a dit que le Prophète r entamait directement sa prière et ajouta qu’il prononçait ses deux khutba debout, séparant l’une de l’autre en s’asseyant un court instant.
La prière concernée comporte deux rak‘a. L’orant prononce avant la récitation de la Fâtiha, sept fois le takbîr “Allâhu Akbar”, l’un derrière l’autre, immédiatement après takbîtatul ihrâm lors de la prière rak’a, et cinq fois en entamant la seconde. A chaque takbîra, il lèvera les bras au niveau des épaules
Il est à signaler que l’omission volontaire ou involontaire de la takbîra, qui est une Sunna, n’annule pas la prière. Ash-Shawkâni a dit que si l’orant l’omet par inadvertance, il n’a pas à effectuer le sujûd-s-sahw (la prosternation de l’omission).
Il n’y a rien qui établit l’existence d’une prière surérogatoire avant ou après la prière des deux ‘aïd. Bukhâri, selon Ibn ‘Abbâs, le Prophète r détestait même toute prière volontaire avant celle de l’‘aïd.
4. La khutba
La khutba après la prière est une Sunna; il en est de même de l’acte d’écouter attentivement. En effet, le Prophète r començait par la prière. Après avoir terminé les deux khutba, il montait sur la chaire et, faisant face à l’assiatnce, il commençait son allocution faite d’exhortations et d’enseignements profitables à la connaissance de la religion. L’allocution s’ouvrait par la louange à Dieu
Il est d’usage que les Musulmans, à la fin de la prière, se disent les uns aux autres: “Que Dieu l’accepte de nous et de vous”.

Read Full Post »

La prière du vendredi


Le vendredi est perçu comme étant le meilleur jour de la semaine. En effet, selon Abû Hurayra, le Prophète r a dit:
“Le meilleur jour dans lequel le soleil s’est levé, c’est le vendredi: c’est le jour où Adam a été créé, le jour où il a été introduit au Paradis et le jour où il en a été chassé. En outre l’Heure de la résurrection ne peut être que le vendredi”.
Toujours d’après le Prophète r, c’est le jour le plus sublime que celui de la rupture du jeûne (yawmu l-fitr) et celui de la fête du sacriffice (‘aid l-adhhâ). En cette circonstance, il a recommandé de réciter durant la prière une certaine sourate. “Celui qui, le vendredi, récite la sourate de la Caverne, Dieu projettera en lui la lumière et lui pardonnera ses fautes de ce vendredi à l’autre”.
1. La préparation à la prière:
Il est recommandé à tous ceux qui se préparent à la prière du vendredi, hommes et femmes, grands et petits, en voyage ou non, d’être dans les meilleures conditions de propreté corporelle et vestimentaire. Ils se lavent donc, portent leur plus beaux habits, se parfument et se curent les dents avec le “siwâk”.
Le Prophète r a dit, à propos des vêtements: Il appartient à chacun de vous d’acheter deux vêtements pour le vendredi, en plus des deux vêtements habituels”.
Il est louable que l’orant aille tôt à la prière du vendredi et s’acquitte de prières surérogatoires avant l’arrivée de l’imâm. Lorsque celui-ci apparaît et commence sa khutba, Il ne pourra effectuer que les deux rak‘â de salutations de la mosquée, encore faut-il que le processus de cette khutba ne soit pas trop avancé.
2. L’obligation de cette prière:
La prière du vendredi revêt un caractère collectif. Pour être effective, les ‘ulama ne sont pas d’accord sur le nombre de personnes nécessaires à son accomplissement. il varie, selon les écoles juridiques entre deux et quinze. Pourtant, as-Suyûti a dit qu’aucun hadîth n’indique un nombre précis.
Elle a lieu au moment du dhuhr et comporte deux rak‘â. Tous les ‘ulama sont d’accord pour la considérer comme une obligation individuelle (fardu ‘ayn) selon cete Parole de Dieu: «Vous qui croyez, quand on vous appelle à la prière à un moment d’un vendredi, empressez-vous au Rappel de Dieu. Laissez-là toute transaction commerciale : meilleur cela sera pour vous, si vous le saviez». (Coran, 62/9).
De son côté, le Prophète r a dit: “Celui qui, par négligence, renonce à trois prières successives du vendredi, Dieu apposera un sceau sur son cœur”.
Cette prière est obligatoire pour tout Musulman libre, adulte, dont la condition physique lui permet de marcher et qui n’est pas en voyage ou autres considérations acceptables qui l’en empêchent telles que la maladie. Par contre, elle n’est pas exigible de la femme et de l’enfant.
C’est ce qu’a dit l’Envoyé de Dieu: “Le vendredi est un devoir (wâjib) pour tout Musulman, exception faite pour ces quatre cas: l’esclave, la femme, l’enfant et le malade”.
Il y a lieu d’y inclure le voyageur lorsque celui-ci est absent au moment de l’heure de la prière. Il en est de même de celui que la neige, la forte pluie ou la violence du vent empêchent de se déplacer.
3. La khutba du vendredi:
La khutba s’inscrit dans la prière du vendredi. De nombreux hadîths l’attestent. De plus, l’Envoyé de Dieu a dit: “Priez comme vous me voyez prier”. Or, le Prophète r ne manquait jamais de prononcer la khutba en cette occasion.
Suivant l’exemple donné par l’Envoyé de Dieu, en montant sur le minbar (la chaire), l’imâm se tourne vers l’assemblée des orants et les salue: “as-salâmu ‘alaykum”. A ce moment, il est fait un second appel à la prière.
En effet, au temps du Prophète r, Bilâl lançait l’appel lorsque l’Envoyé de Dieu s’asseyait sur le minbar et renouvelait l’appel (al-iqâm) lorsqu’il en descendait.
Il est d’usage de commencer la khutba par la louange à Dieu et l’énoncé de la profession de foi. Le Prophète r faisait cette invocation:
“Louange à Dieu. Nous lui demandons aide et assistance. Nous implorons Son pardon. Nous nous nous réfugions auprès de Lui afin de nous préserver des maux de nos âmes. Celui que Dieu guide, personne ne pourra l’égarer, et celui qu’Il égare, personne ne pourra le guider. Je témoigne qu’il n’y a pas de divinité en dehors de Dieu et je témoigne que Muhammad est Son Envoyé et Son serviteur. Dieu l’a envoyé avec la Vérité et annonciateur de la bonne nouvelle. Celui qui obéit à Dieu et à Son Envoyé suit la bonne voie et celui qui leur désobéit ne fait du tort qu’à lui-même; il ne lèse en rien Dieu le Très-Haut”.
“Al-hamdu li Llâhi, nasta‘înuhu, wa nastaghfiru-hu, wa na’ûdhu bi Lâhi min shurûri anfusi-nâ. Man yahdi Allâh falâ mudilla la-hu, wa man yudallil falâ hâdî la-hu.Wa ashhadu anna lâ ilâha illâ Allâh wa ashhadu anna Muhammadan ‘abdu-hu wa rasûlu-hu, arsala-hu bil haqqi bashîran. Man yuti’ i Allâha ta’âlâ wa rasûla-hu, faqad rashada; wa man ya’çi-humâ, fa inna-hu lâ yudirru illâ nafsa-hu, wa lâ yudirru Allâha ta’âlâ shayan”.
Conformémant aux habitudes du Prophète r, l’imâm fait sa première khutba debout. Il s’assoit un court instant et se relève pour entamer la seconde khutba.
Le contenu de l’une et de l’autre comporte des exhortations et des enseignements relatifs à la religion. L’imam parle, en cette circonstance, à haute voix et d’une manière claire et distincte de sorte à se faire comprendre par l’assistance. Il s’efforcera de ne pas être long. Son intérêt consiste à dire le maximum de choses en peu de mots.
Le Prophète r disait: “Soyez long dans la prière et court dans la khutba”.
Cela suppose, pour être à la fois court, précis et efficace, que l’imâm soit bien instruit et maîtrise les questions de la religion.
Il est illicite de parler au moment où l’imâm prononce son “discours”, y compris pour donner au voisin un bon conseil, lui indiquant le sens du bien et mettant l’accent sur l’infâme. Cet exemple est significatif:
Un jour que le Prophète r cita, dans sa khutba, un verset, Abû ad-Dardâ demanda à Abiyyu Ibn Ka‘b, assis à côté de lui, à quel moment ce passage coranique a été révélé. Ibn Ka‘b ne voulut pas lui répondre malgré son insistance à obtenir une réponse. A la fin de la prière, il lui expliqua que parler pendant la kutba est une grosse faute; il ajouta: “Lorsque tu entends ton imâm parler, écoutes-le attentivement jusqu’à ce qu’il ait terminé”.
4. La prière surérogatoire du vendredi:
La Sunna recommande d’effectuer deux ou quatre rak‘a après la prière du vendredi. Selon Abû Hurayra, le Prophète r a dit: “Celui d’entre vous qui a accompli la prière du vendredi, qu’il s’acquitte ensuite de quatre rak‘a”.
D’après Ibn ‘Umar, l’Envoyé de Dieu, après la prière du vendredi, effectuait deux rak‘a à la maison. Ibn Taymiyya donna cette précision: quand le Prophète r priait à la mosquée, il faisait quatre rak‘â, mais s’il priait chez lui, il n’en faisait que deux.
Aucun de ses compagnons n’a attesté que l’Envoyé de Dieu s’acquittait d’une prière volontaire avant de quitter son domicile. D’une manière générale, avant l’adhân, ses compagons effectuaient autant de rak‘â qu’ils pouvaient: cela variait entre huit et douze et parfois moins. C’est pourquoi la majorité des ‘ulama s’accordent pour dire qu’il n’y a pas une Sunna qui institue une norme de prière avant la prière du vendredi.
Selon certaines écoles, le Prophète r ne faisait aucune prière volontaire après l’adhân. II a été dit que l’orant s’impose le silence dès que l’imâm commence sa khutba. Il lui est certes possible d’accomplir les deux rak’a relatives aux salutations de la mosquée, encore faut-il que le processus de l’allocution ne soit pas trop avancé.
Remarque:
* Lorsque la mosquée est pleine à craquer au point qu’il n’y a plus de place pour poser la tête contre le sol au moment de la prosternation, il est possible à l’orant de se prosterner sur le dos de la personne qui se trouve devant lui. A ce sujet, Ahmad rapporte ce dire de Sayyâr:
“J’ai entendu ‘Umar Ibn al-Khattâb dire lors d’un de ses prêches du vendredi: “L’Envoyé de Dieu a construit cette mosquée avec l’aide des Muhâjirîn et des Ançar. Lorsqu’elle se remplit de monde, que l’homme d’entre vous se prosterne sur le dos de son frère”. C’est pourquoi, le second Calife de l’Islam, ayant vu des gens prier au bord de la route, leur dit: “Priez à l’intérieur de la mosquée”.
* Dans le cas où la fête de l’‘aïd a lieu un vendredi: celui qui s’acquitte de la prière inhérente à la première peut se dispenser d’accomplir celle qui correspond au second. Zayd Ibn Arqama a dit que l’Envoyé de Dieu a guidé la prière de l’‘aïd et a autorisé les gens, pour ceux qui le voulaient,à ne pas s’adonner à la prière du vendredi,mais ajouta-t-il:
“Celui qui veut prier, qu’il prie alors”. (Il s’agit bien de ne pas aller à la mosquée en vue de prier en groupe. Cela ne veut pas dire qu’il faille s’abstenir de faire la prière dhuhr chez soi ou en n’importe quel autre lieu).
Cependant, il est recommandé à l’imâm d’être présent à la mosquée le vendredi afin de permettre aux orants, qui n’auront pas fait leur prière de l’‘aïd, de prier derrière lui. Il en sera de même pour ceux qui décident de s’acquitter des deux prières (celle de l’‘aïd et du vendredi) dans la Maison de Dieu.

Read Full Post »


1. La prosternation de la lecture du Coran: (Sajdatu t-tilâwa)
A la lecture ou à l’écoute de certains versets du Coran, le croyant dit “Allâhu Akbar” et se prosterne une seule fois et ensuite il redit “Allâhu Akbar” en relevant la tête. C’est ce qui est appelé “sujûdu t-tilâwa”. Il n’y ni tashahhud ni salut final.
Ceci est confirmé par Ibn ‘Umar qui a dit: “Le Prophète r nous lisait le Coran. Lorsqu’il parvenait au verset de la prosternation, il disait “Allâhu Akbar” et il se prosternait. alors nous nous posternions à notre tour”.
a. Son mérite et sa règle:
Le mérite de cette prosternation est signalé par le Prophète r: “Lorsque le fils d’Adam lit le verset de la prosternation et se prosterne, Satan s’isole en pleurant et dit: “Ô malheur ! Dieu a ordonné la prosternation et Son serviteur s’est prosterné. Quant à moi, il m’a été commandé de me prosterner et j’ai désobéi. C’est l’Enfer qui m’attend”.
Le Prophète r précisa: “Ô vous les gens ! Nous n’ordonnons pas la prosternation. Celui qui se prosterne aura bien fait. Quant à celui qui ne se prosterne pas, il ne commet aucun péché”. Dans une autre version, il a dit: “Dieu nous commande la prosternation dans la mesure où nous voulons la faire”.
Il est exigé pour cette prosternation les mêmes conditions que pour les prières obligatoires et surérogatoires, c’est-à-dire que l’orant doit être pur de toute souillure et en état de totale purification. De plus, il doit s’orienter du côté de la qibla.
Si au cours de la prière légale, faite à haute ou à basse voix, ou volontaire, l’imâm ou l’orant priant individuellement, lit un des versets de la prosternation, il lui est permis de se prosterner après sa récitation
Par contre, l’imâm Mâlik a dit qu’il est détestable (makrûh) d’opérer cette prosternation au cours des prières habituelles.
Quant à Abû Hanifa, il y voit l’utilité lors des prières faites à hautes voix mais considère que cette pratique est détestable durant les prières prononcées à voix basse.
b. Les versets renfermant l’idée de prosternation:
Le Coran comporte quinze passages où la notion de prosternation est citée: les voici dans l’ordre:
* «Ceux qui sont auprès de ton Seigneur, point d’orgueil qui les détourne de L’adorer, de proclamer Sa transcendance, de se prosterner devant Lui». (Coran, 7/206)
* «Vers Dieu se prosternent tous ceux qui sont aux cieux et sur la terre; bon gré, mal gré : ainsi fait leur ombre au matin et au crépuscule.» (Coran, 13/15)
* «Vers Dieu se prosterne tout ce qui est aux cieux et sur la terre; de l’animal aux anges, tous abdiquent l’orgueil.» (Coran, 16/49)
* «Dis: “Croyez ou n’y croyez pas ! Ceux qui avant lui ont été dotés de scienxe, quand on psalmodie le Coran devant eux, tombent sur la face, prosternés».(Coran, 17/107)
* «Tels furent les gratifiés de Dieu parmi les prophètes de la postérité d’Adam, et parmi eux ceux que Nous transportâmes avec Noé, et de la postérité d’Abraham et d’Israël, et parmi ceux que Nous avons élus et guidés. Dès qu’on leur récitait des signes du Tout miséricordieux, ils tombaient prosternés, en pleurs.» (Coran, 19/58)
* « Dieu: ne vois-tu pas que vers Lui se prosternent les hôtes des cieux, les hôtes de la terre, le soleil et la lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux, beaucoup parmi les hommes, tandis que pour beaucoup d’autres le châtiment s’impose ? – Celui que Dieu humilie, nul ne peut l’honorer. Dieu opère ce qu’Il veut. » (S. 22/18)
* « Croyants, prosternez-vous, adorez votre Seigneur, faites le bien, dans l’espoir de triompher » (Coran, 22/77)
* « Quand on leur dit: “Prosternez-vous devant le Tout Miséricordieux”, ils disent: “Qu’est-ce que le Tout Miséricorde ? Nous prosterner devant qui tu nous ordonnes!” Et cela les grandit en révolte;» (Coran, 25/60)
* « Quoi ! ne pas se prosterner devant Dieu qui met au jour ce qu’il y a de plus caché aux cieux et sur la terre, et connaît ce que vous celez comme ce que vous publiez ! » (Coran, 27/25)
* « Ne croient à Nos versets que ceux qui, s’ils les entendent rappeler, tombent prosternés, exaltent par la louange la transcendance de leur Seigneur, se dépouillent de tout orgueil ». (Coran, 32/15)
* « David pensa que Nous n’avions fait que le tenter. Il demanda pardon à son Seigneur et, repenti, tomba posterné. » (Coran, 38/24)
* « Parmi Ses signes, il y a la nuit et le jour, le soleil et la lune. Ne vous prosternez pas devant le soleil, non plus devant la lune. Ne vous prosternez que devant Celui qui les créa, si c’est bien Lui que vous adorez ». (Coran, 41/37)
* «Ah ! Prosternez-vous devant Dieu ! Adorez ! » (Coran, 53/62)
* «Mais qu’ont-ils à ne pas croire et à ne point se prosterner, quand on leur récite le Coran ?» (Coran, 84/20 et 21)
* «Non ! ne le suis pas, mais prosterne-toi et de Dieu rapproche-toi !» (Coran, 96/19)
2. La prosternation de remerciement (sajtadu sh-shukr)
La plupart des ‘ulama disent qu’il est recommandable de pratiquer une prosternation de remerciement après avoir été comblé par un bienfait et à la suite de la dissipation d’un état de mécontentement ou d’angoisse dans lequel on se trouvait.
Ceci est attesté par Abû Bakra qui a dit que le Prophète r effectuait une prosternation pour remercier Dieu, si quelque chose le satisfaisait ou qu’une bonne nouvelle lui était annoncée.
‘Abd ar-Rahmân Ibn ‘Awf raconta qu’il vit le Prophète r se diriger vers un palmier et se prosternera longuement. Lui ayant demandé le motif de cette prosternation, il lui répondit:
“Gabriel vient de m’annoncer une bonne nouvelle en me disant que Dieu l’informait que celui qui fait une prière sur le Prophète r, Il fera une prière pour lui. Et si celui-ci le salut, Il le saluera à Son tour. C’est la raison pour laquelle je me suis prosterné en signe de remerciement à l’égard de Dieu”.
3. La prosternation de l’omission (sajtadu s-sahwi)
La prosternation de l’omission comporte deux rak‘a que l’orant accomplit après le salut final selon les hanafites, avant selon les shâfi‘ites, avant ou après selon les mâlikites. Le Prophète r en a expliqué la raison: “Si l’un de vous, au cours de la prière, doute du nombre de rak‘a accomplies, trois ou quatre, qu’il complète alors ce dont il est certain d’avoir oublié et ensuite effectue deux prosternations avant ou après le salut final”.
Selon ash-Shawkâni, les causes déterminants la prosternation n’impliquent pas nécessairement de se prosterner avant ou après, selon l’opinion des hanbalites.
N’étant pas soumis à une règle impérative, l’orant a le choix: il peut se conformer à l’une des deux alternatives qu’il ait diminué ou ajouté un des éléments composant l’ensemble de la prière. D’après Ibn Mas‘ûd, le Prophète r a dit: “Si l’homme ajoute ou diminue, qu’il effectue deux prosternations”.
1 – Les états où cette prosternation intervient:
a. Si l’orant venait à formuler le salut final avant même d’avoir terminé complètement sa prière
b. Si, par exemple, lors de la prière du dhuhr, il effectue cinq rak‘a au lieu des quatre prévus: D’après Ibn Mas‘ûd, cela est arrivé au Prophète r. Son attention ayant été attirée sur ce rajout, il fit alors deux prosternations après le salut final. Ce fait indique que les deux prosternations se réalisent lorsque l’orant, au lieu de s’assoir à la quatrième rak‘a et énonce le salut final, se lève et fait d’une cinquième rak‘a.
c. Lorsqu’il oublie le tashahhud ou l’une des sunna de la prière. Ainsi, le Prophète r, après deux rak‘a, se leva pour entamer la troisième sans avoir fait le tashahhud. L’assistance, par un murmure significatif, le lui signala. L’Envoyé de Dieu poursuivit sa prière mais après avoir terminé la prière, il effectua deux prosternations avant le salut final.
A partir de ce fait, on comprend que celui qui oublie de s’assoir pour formuler le premier tashahhud et s’en souvienne ensuite avant de se redresser complètement, il doit s’assoir et réparer son omission. Toutefois, s’il se lève complètement, il attendra la fin de la prière pour effectuer les deux prosternations.
Ceci est confirmé par Ahmad, Abû Dâwud et Ibn Mâja qui rapportent ce hadîth: “Celui d’entre vous qui se lève après les deux rak‘â sans se redresser complètement, qu’il s’assoit mais s’il s’est redressé totalement, il n’a pas à s’assoir; il attend la fin pour s’acquitter des deux prosternations de l’omission”.
d. La prosternation en cas de doute: ‘Abd ar-Rahmân Ibn ‘Awf rapporte cette parole de l’Envoyé de Dieu: “Si l’un de vous doute dans sa prière : Il ne sait pas s’il a effectué une ou deux rak‘a, qu’il se figure n’avoir omis qu’une seule. S’il ignore s’il a accompli deux ou trois, qu’il s’imagine avoir omis deux. S’il ne se souvient pas d’avoir fait trois ou quatre, qu’il considère avoir oublié trois. Ensuite, il se prosterne deux fois à la fin de la prière, tout en restant assis et avant le salut final”.
Il en résulte qu’en cas de doute quant au nombre d’unités réalisées, l’orant établit le nombre le moins grand et après il effectue la prosternation de l’omission.

Read Full Post »


1. L’objet de la prière volontaire:
La prière volontaire, qu’il s’agisse de la Sunna ou de la surérogatoire, n’est pas obligatoire. Cependant, elle a été instituée dans le but de réparer les imperfections qui auraient pu s’introduire dans la prière légale. L’objet consiste donc à parfaire ce pilier important de la religion.
Selon Abû Hurayra, le Prophète r a dit: “La première des choses dont les gens rendront compte le Jour de la résurrection porte sur les pratiques de la prière. Dieu dira aux anges, bien qu’Il soit Connaisant de ce qu’ils font: “Regardez Mon adorateur s’il a parfait sa prière ou s’il la marquée de quelques déficiences. Si elle a été accomplie intégralement, elle sera inscrite comme telle, mais si elle a été amoindrie, voyez si Mon serviteur a effectué des prières volontaires ? S’il les a entreprises, Dieu dira: “Complétez à Mon serviteur son obligation par les actes réparateurs qu’il a réalisés et ses oeuvres seront alors prises complètement en considération”.
A ce sujet; d’après Abû Amâma, le Prophète r a dit: “Il n’y a rien de meilleur que Dieu écoute avec attention que l’accomplissement de deux prosternations. La piété se répand au-dessus de la tête du serviteur aussi longtemps qu’il se trouve en état de prière”.
2. Recommandation de la prière à la maison:
Plusieurs hadîths marquent l’intérêt de la prière volontaire dans les foyers de préférence aux mosquées. En voici quelques uns:
* Que celui d’entre vous qui prie à la mosquée, consacre aussi à sa maison une partie de sa prière, car Dieu met du bien dans la prière chez soi.
* La prière de l’homme dans sa maison est une lumère. Celui qui le veut, illumine donc sa maison.
* Réservez une partie de vos prières dans vos maisons. Ne transformez pas ces dernières en tombbeaux.
* La prière de l’homme dans sa maison est meilleure que sa prière dans ma mosquée, exception faite de la prière prescrite.
Il en ressort que les prières volontaires sont recommandables (mustahabba) et que leur accomplissement dans les maisons est préférable à celles effectuées dans une mosquée.
A ce sujet, an-Nawâwî déclare que si l’Envoyé de Dieu incite le croyant à prier dans sa maison, c’est parce qu’en ce lieu, étant livré à lui-même et loin des regards, il échappera aux tentations de la duplicité et ainsi il se préservera des facteurs qui déprécient ses oeuvres. De plus, la maison sera bénie, la miséricorde des anges y descendra, tandis que Satan en sera repoussé.
Lors des prières volontaires, il est permis de les effectuer dans une position assise quand bien même l’orant est à même de se tenir debout dans une position verticale. Il est admis aussi d’accomplir une partie dans une position assise et l’autre en étant debout. Il est peu important qu’il commence par la première station ou par la seconde.
Aïsha a dit: “Assis, le Prophète r récitait et, lorsqu’il voulait passer à l’inclination, il se levait d’abord et ensuite il s’inclinait”. Elle ajouta: “Je n’ai jamais vu le Prophète r réciter quoi que ce soit lors de la prière de la nuit dans une position assise jusqu’au moment où il atteignit un âge avancé. C’est alors qu’il s’asseyait et lisait. Lorsqu’il lui restait trente à quarante versets, il se levait pour les réciter et ensuite il se prosternait”.

Read Full Post »

Le tayammum


Le tayammum signifie, du point de vue littéraire, le dessein de parvenir à quelque chose. Du point de vue normatif, il veut dire parvenir à la pureté légale (tahâra) en tapotant la surface du sol (pière, sable, etc.) en vue d’essuyer le visage et les mains avec l’intention de valider la prière. Son usage a été légalisé par le Coran dans le verset suivant:
“Si vous êtes malades ou en voyage, ou si vous venez de satisfaire vos besoins naturels, ou si vous avez touché une femme et que vous ne trouviez pas d’eau, purifiez-vous avec du sable propre. Passez vos mains sur le visage, puis l’une sur l’autre. Dieu est Tout-Indulgent et Tout-Clément”. (Coran, 4/43)
De son côté, le Prophète r a dit: “Toute la surface de la terre a été rendue pour moi et pour ma communauté une mosquée et une pureté. Quel que soit l’endroit où l’heure de la prière surprend une personne de ma communauté, que celle-ci s’en acquitte, car le sol est pureté”.
Tous les fuqaha sont d’accord pour affirmer que le tayammum se susbstitue aux petites et aux grandes ablutions en vue de se purifier des souillures en général et des menstrues en particulier.
Le verset cité nous indique les principales causes qui motivent l’usage du tayammum: être atteint d’une maladie qui ne supporte pas l’eau ou être en voyage dans la mesure où l’eau fait défaut. Il indique, par la même occasion, les grandes lignes quant à la manière d’utiliser le tayammum: passer les mains sur le visage et passer les mains l’une sur l’autre.
1. Causes autorisant le recours au tayammum:
D’une manière plus détaillée, il est permis de recourir au tayammum à la suite de la petite et de la grande souillure, qu’on soit en déplacement ou non, dans les six cas suivants :
a. La pénurie d’eau ou son insuffisance pour la purification: ’Amrân Ibn Haçîn rapporte l’événement suivant: “Nous voyagions en compagnie du Prophète r. Celui-ci guida la prière au moment voulu. Pendant ce temps, un homme s’isola du groupe. L’Envoyé de Dieu lui demanda les raisons qui l’amenèrent à s’abstenir de prier avec eux. Il lui répondit qu’il était sous l’effet de la grande souillure et qu’il ne trouva pas d’eau pour s’en purifier. Le Prophète r lui dit alors: “Tu as à ta disposition la surface du sol; cela te suffit”.
En une autre circonstance, l’Envoyé de Dieu précisa que : “La surface du sol est pureté pour celui qui ne trouve pas d’eau, serait-ce pendant dix longues années”.
At-Tirmidî, qui confirme l’authenticité de ce hadîth, insiste sur le fait que l’orant doit, au préalable, s’efforcer de trouver l’eau nécessaire à sa purification. Ce n’est qu’une fois convaincu qu’aucune possibilité ne s’offre à lui, qu’il pourra effectivement recourir à l’usage du tayammum.
C’est le cas de ces gens qui vinrent voir l’Envoyé de Dieu et lui dirent: “ Nous sommes un peuple qui habite les immensités de sable. Nous ne trouvons pas d’eau pendant un ou deux mois consécutifs alors que les uns d’entre nous sont atteints de souillure majeure et que les femmes sont sous l’effet de leurs menstrues ou de leur accouchement”. Ils reçurent cette réponse du Prophète r : “Vous avez tout le sol à votre disposition”. Autrement dit: recourez au tayammum.
b. En raison d’une blessure ou d’une maladie : Quand, par expérience ou selon l’avis d’un médecin, l’usage de l’eau est susceptible d’ajouter à un mal ou de retarder la guérison. Si l’orant craint cette éventualité, il n’y aucun inconvénient à faire usage du tayammum selon les règles prescrites.
c. L’appréhension de l’eau glacée: Certain que l’usage de l’eau glacée aura de fâcheuses conséquences sur sa santé, l’orant emploie le tayammum, encore faut-il qu’il ne trouve à sa disposition aucun moyen de réchauffer ce liquide ou qu’il n’a pas de possibilité de se rendre au bain où l’eau est bien chaude.
‘Amrû Ibn al-Âç relate que lors d’une expédition militaire, il fit un rêve érotique au cours d’une nuit glaciale. Au matin, il craignit de tomber malade s’il s’aventurait à effectuer ses grandes ablutions. Aussi, recoura-t-il au tayammum et guida la prière de ses compagnons. Lorsqu’il en informa le Prophète r, celui-ci lui dit: “Comment, ô ‘Amrû, as-tu guidé la prière de tes compagnons alors que tu te trouvais dans un l’état de pollution ? “Ibn al-‘Âç lui répondit par ce verset: “Ne vous tuez pas ! Dieu est plein de miséricorde pour vous”. (Coran, 4/29). Le Prophète r sourit et se tut.
d. La crainte d’un danger: Bien qu’il soit possible de se rendre à un lieu où l’eau existe, l’orant a peur pour sa sécurité, son bonneur et ses biens, ou bien qu’étant en voyage, il craint d’être devancé par ses compagnons, ou encore qu’un ennemi s’interpose entre la source d’eau et l’emplacement où il se trouve, ou tout en découvrant un puits, il ne lui est pas aisé d’en retirer l’eau, faute d’une corde ou d’un seau: dans toutes ces criconstances, l’usage du tayammum est permis.
e. Etre dans une alternative, faire ses ablutions ou recourir au plus urgent: Quand la quantité d’eau disponible est réduite et que son besoin est nécessaire pour la préparation du manger ou pour l’élimination d’une souillure impardonnable à être gardée sur soi, l’orant emploie alors le tayyamum et préserve l’eau dont il dispose.
Dans le même ordre d’idée, ‘Ali a dit: “Lorsqu’un homme est en voyage et qu’il est atteint par une grande souillure: ne disposant que d’une faible quantité d’eau, il craint qu’en l’employant pour ses ablutions, il en manquera pour étancher sa soif”. Dans ces conditions qu’il fasse usage du tayammum.
f. Crainte de voir passer l’heure de la prière: Quand il n’y a aucune gêne à utiliser l’eau, mais il y a crainte, qu’au moment de faire ses petites ablutions ou les grandes, de laisser passer l’heure de la prière. L’orant emploie alors le tayammum et s’acquitte de sa prière.
Remarque
Il est à noter que si l’homme atteint d’une souillure majeure (junub) et la femme après les menstrues, ne trouvent pas d’eau pour la purification par les ablutions générales, ils feront le tayammum et pourront prier. Mais, s’ils trouvent ensuite de l’eau, ils se purifieront par lavage complet et ne recommencent pas les prières déjà faites.
2. Procédé du tayammum:
Il est à noter que si pour Abû Hanifa cet usage est un procédé relatif et non pas nécessaire, l’ensemble des autres imâms y voient un substitut nécessaire. Du point de vue pratique, le premier considère qu’il est possible d’user de ce procédé avant l’heure de la prière. Quant aux seconds, contrairement aux petites ablutions (al-wudû), il n’est permis d’y recourir qu’après l’entrée en vigueur de la prière.
Par contre, les quatre écoles sont d’accord pour déclarer que, dans l’espoir de trouver de l’eau, il est préférable d’atendre le dernier moment avant de se purifier au moyen du tayammum.
L’usage du tayammum est permis au moyen d’une terre pure ou de tout autre élément du sol tels que le sable, la pierre et la terre etc.
Avec l’intention de s’acquitter de son devoir et après avoir mentionné Dieu: dire Bismillâh ou mieux encore bismillâhi r-Rahmân r-Rahîm, l’orant procède de la manière suivante :
1 – L’orant posera les mains sur le sol. Il les secouera légèrement s’il s’aperçoit qu’une poussière ou quelque chose y adhère.
2 – Puis, il passera les mains sur tout le visage en frottant légèrement.
3 – Ensuite, il les posera à nouveau sur le sol.
4 – Dès lors, il passera la main droite sur sa main gauche, en plaçant les doigts de cette dernière sur les extrémités des doigts de l’autre. Ainsi, il passera ses doigts sur le dos de la main et sur l’avant-bras jusqu’au coude. Puis il prolongera le geste en passant la main sur la face interne de l’avant-bras à partir du coude jusqu’au poignet de la main droite.
Il fera la même opération pour la main gauche avec la main droite. Il doit veiller à ce que le frottement porte sur toutes les parties prescrites.
Remarque
On ne peut faire, selon les mâlikites, deux prières à la fois avec une seule opération de tayammum, exception faite pour le malade dans le cas où le mal qui l’y a astreint persiste jusqu’à la prière suivante.
Sur un autre plan, on rapporte, d’après Mâlik, que celui dont les prières omises lui reviennent en mémoire, il peut réparer cette omission en usant une seule fois du taymmum pour s’acquitter de l’ensemble.
Quelles qu’en soient les circonstances, le taymmum ne se substitue pas au lavage complet du mort.

Les petites ablutions (al-wûdu) | Les grandes ablutions (al-ghusl) | Le tayammum

Read Full Post »


Les grandes ablutions consistent à laver le corps entièrement. C’est une obligation prescrite par le Coran suivant ces versets:
* «Purifiez-vous si vous êtes en état de pollution.» (Coran, 5/6)
* «On te posera la question sur la menstruation. Réponds : “C’est une souillure”.
Ne vous approchez pas d’elles durant la menstruation; n’ayez point de rapport charnel avec elles tant qu’elles sont en état d’impureté. Quand elles se seront purifiées, reprenez vos rapports avec elles suivant ce que Dieu a prescrit. Dieu aime ceux qui se repentent et ceux qui se purifient.» (Coran, 2/222)
1. Les obligations
Les grandes ablutions sont obligatoires dans les cinq cas suivants:
1. La sortie du sperme à la suite d’un désir éprouvé soit à l’état d’éveil ou pendant le sommeil. Il va de soi que cette mesure s’impose, aussi bien pour l’homme que pour la femme, après avoir entretenu des relations sexuelles. Cependant certaines particularités peuvent se présenter:
a. Si le sperme sort spontanément sans qu’il y ait eu préalablement la sensation de jouissance en raison d’une maladie: les grandes ablutions n’ont pas leur raison d’être.
Un homme se plaignit de son sperme qui s’écoulait après avoir uriné. Ibn ‘Abbâs l’interrogea si cette éjection était la conséquence d’un plaisir charnel ou le produit d’un stimulant. Recevant une réponse négative aux deux questions, il en conclut à un refroidissement et répondit: “Tu te contenteras d’effectuer seulement les petites ablutions”.
b. Si, au cours du sommeil, on rêve avoir eu des relations intimes avec une femme et qu’on ne trouve pas du sperme au réveil, les grandes ablutions n’interviennent pas. En effet, quand Umm Sulaym interrogea le Prophète r pour savoir si la femme devait procéder aux grandes ablutions quand son rêve s’envahit d’une scène érotique et que la réponse de l’Envoyé de Dieu a été affirmative, il a bien précisé : “ Oui si elle a vu le liquide ”. Il s’ensuit que lorsque cette matière visqueuse ne se manifeste pas, il n’y pas de ghusl.
c. Si en se réveillant d’un profond sommeil et qu’on constate sur soi ou dans son lit une humidité bien qu’on ne se souvienne pas avoir fait un rêve qui l’aurait provoquée, on doit entreprendre les grandes ablutions par précaution, qu’on soit certain que c’est du sperme ou que l’on doute. Mujâhad et Qutâda ont dit que les grandes ablutions sont nécessaires, que l’on se persuade que ce liquide est bien du sperme ou que le doute subsiste.
d. Sentant la possibilité d’une éjaculation, on touche son sexe pour dégager le sperme mais rien ne sort: il n’y a pas de raison à effectuer les grandes ablutions.
f. On voit des taches de sperme sur son linge mais on ne sait pas à quel moment cela s’est produit. Entre temps, on s’est acquitté de la prière. Après les grandes ablutions, on recommence toutes les prières à partir du moment de son dernier réveil du sommeil, à moins qu’on ne se rende compte de l’instant précis où ce liquide a souillé le vêtement; c’est alors de là qu’on refait ses prières.
2. Dans la situation où on introduit le gland du sexe dans la vagin de la femme sans qu’il y ait éjaculation: on recourt au lavage entier du corps. Selon ash-Shâfî‘î, les Arabes considéraient que l’état de souillure s’appliquait aux contacts sexuels, même s’il n’y a pas eu écoulement du liquide. Le Prophète r a dit à ce sujet:
“Lorsqu’un homme se place entre les bras et les jambes d’une femme, puis se met en mouvement, il y a obligation d’effectuer les grandes ablutions, qu’il y ait sortie ou non de sperme”.
Il suffit qu’il y ait accouplement des deux sexes, précisa Aïsha, pour que les grandes ablutions se fassent. Ce qui n’est pas le cas des simples attouchements sans contact direct des deux parties intimes.

3. Après les menstruations, la femme s’astreint aux grandes ablutions selon ce dire de l’Envoyé de Dieu à Fâtima Bint Abî Habîsh : ”Cesse de prier pendant toute la durée de tes menstrues. Une fois terminée, lave-toi tout le corps et reprend ta prière”.
La même exigence concerne la femme qui vient d’accoucher, bien que certains prétendent le contraire quand le sang ne se voit pas. S’il y a divergence, c’est parce qu’il n’existe aucun texte péremptoire qui confirme ou infirme une telle situation.

4. Les grandes ablutions du mort sont obligatoires, exception faite du martyr qui meurt pour la cause de Dieu.

5. Toute personne qui se convertit à l’Islam est tenue à faire ses grandes ablutions. Cette règle se base sur cet événement: Lorsque le polytheiste Thamâta al-Hanfît fut fait prisonnier par les Musulmans au cours d’une bataille, il adhéra à la religion de Dieu. Le Prophète r lui ordonna de faire ses grandes ablutions et d’accomplir une prière de deux rak‘ât. A la suite de quoi, l’Envoyé de Dieu déclara que son Islam était bon.
2. Les interdits dans un état de pollution
a. Il est interdit de prier quand on est impur.

b. La même interdiction est prononcée lors des circumambulations autour de la Ka‘ba

c. Toute personne dans un état de pollution ne doit ni tenir ni même toucher le Coran: Tous les imâms sont d’accord à ce sujet et aucun compagnon du Prophète r ne s’était opposé à ce principe.

d. La lecture du Coran : Les avis sont partagés sur cette question.
Le Prophète r s’abstint de lire le Coran au moment où il se trouvait dans un d’état de souillure majeure. Al-Hasan a dit qu’il a vu l’Envoyé de Dieu faire ses petites ablutions puis se mit à lire des versets du Coran. A la suite de quoi, il a dit: “C’est ainsi que doit faire celui qui n’est pas sous l’effet de la grande souillure. Quant à celui qui l’est, c’est non”.
Pourtant, ash-Shawkânî a déclaré que si l’on se tient à ce dernier hadîth, il n’y a aucun doute qu’il est illicite de lire le Coran dans un état de pollution. Quant au premier hadîth, il est clair que l’Envoyé de Dieu abandonna la lecture du Coran mais rien n’indique qu’il en interdit la récitation.
D’ailleurs, d’une manière générale, Bukhâri, at-Tabârânî, Abu Dâwud et Ibn Hazm ont permis cette lecture à celui qui se trouve dans un état de totale impureté (s’il connait le Coran par coeur). Bukhârî a dit: “Il n’y a aucun inconvénient à la femme de lire des versets du Coran au moment où elle a ses menstrues [de mémoire et sans toucher le Coran]”.
Par contre, Ibn ‘Abbâs en interdit formellement la récitation, aussi bien pour la femme que pour l’homme “impurs”.

e. Il est interdit de rester dans une mosquée quand on se trouve dans un état d’impureté nécessitant les grandes ablutions. Umm Salma a dit que le Prophète r entra dans la mosquée et s’écria: “La mosquée est interdite à celui qui est dans un état de pollution et à la femme qui a ses menstrues”.
Il s’agit bien d’interdiction d’y entrer pour s’asseoir et y rester longtemps. Cette interdiction ne s’applique pas à celui qui est de passage, comme l’indique ce verset:
«Vous qui croyez, n’approchez pas la prière ni en état d’ivresse avant de savoir ce que vous dites, ni en état d’impureté, sauf quand vous êtes en chemin, avant d’avoir pratiqué une ablution générale.» (Coran, 4/43).
Jâbir a dit: “Chacun de nous passait à travers la mosquée en état d’impureté générale”. Zayd Ibn Aslam confirma: “Les compagnons du Prophète r circulaient dans la mosquée alors qu’ils étaient “impurs”.
3. Les grandes ablutions recommandées
Il est louable de faire les grandes ablutions en certaines circonstances. Celui qui s’en acquitte est récompensé. Par contre, celui qui y renonce n’est sujet ni au blâme ni au châtiment. Cette pratique relève de la Sunna. En voici les moments:
a. Avant la prière du vendredi
Le Vendredi, étant un jour de rassemblement des croyants en vue de s’acquitter d’un devoir collectif, la législation islamique ordonne avec insistance les grandes ablutions afin que les Musulmans soient, en ce jour, dans les meilleures conditions de propreté et d’hygiène. Le Prophète r a dit: “Les ablutions générales du vendredi sont un devoir pour toute personne pubère”.
Abû Hurayra rapporte cette parole de l’Envoyé de Dieu concernant le mérite de ces ablutions: “Celui qui fait ses ablutions de la meilleure manière possible puis se rend le vendredi à la mosquée et écoute attentivement les sermons, Dieu lui pardonne les fautes commises entre les deux vendredi auxquels s’ajoutent encore celles commises durant trois jours”.
Ces hadîths montrent les bienfaits des ablutions générales du vendredi. Si elles ne relèvent pas des obligations impératives, il n’en reste pas moins que celui qui ne s’y conforme pas porte préjudice aux orants qui se rassemblent dans l’enceinte de la mosquée, en ce sens que la sueur et les mauvaises odeurs qui pourraient émaner de son corps gênent considérablement l’assistance.
C’est pourquoi, des u’lama font de cette propreté un devoir, quand bien même son renoncement n’entraîne aucune sanction. Le Prophète r a dit: “Il est du devoir de tout Musulman de se laver la tête et le corps une fois par semaine”.
La période prévue pour ces ablutions générales s’étend de l’aube jusqu’à l’heure de la prière. Si, après les avoir effectuées, une des causes de leur annulation intervient, l’orant se limitera à faire seulement les petites ablutions. Dans le cas où il se décide à entreprendre le grand lavage après la prière du vendredi, ceci n’est pas compté comme faisant partie des grandes ablutions.
Le Prophète r a dit: “Que celui d’entre vous qui se rend à la mosquée le vendredi, se purifie au moyen des grandes ablutions”.
b. Avant la prière des deux fêtes de l’Aïd
Il est recommandé d’effectuer les grandes ablutions avant la prière des deux fêtes de l’aïd. Certes, aucun hadîth authentique n’en confirme la nécessité. Cependant, l’exemple donné par les compagnons de l’Envoyé de Dieu apporte la certitude que cette pratique est recommandable (Mustahabb).
c. Le lavage du mort
La plupart des ‘uléma recommandent à celui qui lave un mort de se purifier ensuite en effectuant les ablutions générales.
Le Prophète r a dit: “Que celui qui lave un mort se purifie au moyen des grandes ablutions. Quant à celui qui le porte, il doit s’acquitter des petites ablutions”.
d. Al-’Ihrâm
Il est utile de faire les grandes ablutions pour celui qui entre dans l’état de consécration, consistant à s’abstenir de certaines choses licites pendant le hajj (le grand et obligatoire pélerinage) et la ‘umra ( le petit et volontaire pélerinage). Zayd Ibn Thâbit a vu le Prophète r se dépouiller de ses vêtements en vue d’invoquer le nom de Dieu et clamer: “Me voici” et ensuite faire ses ablutions générales.
e. Avant l’entrée à La Mecque
Il est recommandé de faire les grandes ablutions pour celui qui s’apprête à entrer à La Mecque. Le Prophète r avait pour habitude de passer la nuit à Tawâ et entrer à La Mecque le Jour, non sans avoir effectué les grandes ablutions.
Ibn al-Mundhir déclare à ce sujet que le lavage complet du corps est recommandé par tous les ‘uléma mais que renoncer à s’en acquitter n’entraîne aucun dédommagement (fidya). Cependant, la plupart d’entre eux imposent les petites ablutions.
f. La station debout à ‘Arafa
Il est utile de laver entièrement le corps pour celui qui veut s’acquitter de la station debout à ‘Arafa lors du pélerinage.
4. La pratique légale des grandes ablutions
Il réulte de ce qui précède que la purification par lavage complet est obligatoire à la suite d’une souillure majeure (janâba), des menstrues (haydh) et des lochies (nifâs). Deux conditions légales s’imposent à celui qui entreprend les ablutions générales: l’intention et le lavage de tout le corps.
a. Le croyant lave d’abord ses mains trois fois.
b. Il lave ses deux parties intimes.
c. Il fera ensuite les petites ablutions prescrites pour la prière, exception faite des pieds dont il est préférable de les laver à la fin de la purification par lavage complet.
d. Puis, il fera couler l’eau sur la tête en prenant soin de se frotter le cuir chevelu. La femme fera la même opération mais elle rassembler et nouer ses cheveux, pour que l’eau s’instroduise à la peau. Elle n’est pas obligée de défaire ses tresses.
e. Après cela, il fera couler de l’eau sur son côté droit, puis sur son côté gauche. Aussitôt après, il se frottera le corps avec ses mains tout en veillant à ce que cette friction s’étende à tout le corps.
A cet effet, il n’omettra pas de frotter le creux de son nombril et la partie inférieure du menton. Il se passera les doigts sur la barbe s’il en porte une, sous les aisselles, entre les fesses, dans l’entre-cuisse, sous les genoux et sur les parties inférieures des pieds. Il se lavera les doigts des deux mains en les entre-croisant et en les frottant.
f. Après quoi, il se lavera les pieds. Il fera attention à ne pas toucher sa verge durant le lavage, car s’il le fait, il est obligé de recommencer l’ablution.
Si la verge a été touchée au commencement du lavage et après avoir terminé les parties inhérentes aux petites ablutions, il devra se passer les mains avec de l’eau sur les parties concernées selon l’usage prescrit et avec l’intention de faire al-wudû’.

Read Full Post »

Older Posts »