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Le Prophète Joseph (Youssef) ‘alayhi Salam ♥

Le Coran a consacré toute une sourate à la vie de Joseph (‘alayhi Salam). Allah Taala dit : « Alif, Lam, Ra. Tels sont les versets du Livre explicite. Nous l’avons fait descendre, un Coran en [langue] arabe, afin que vous raisonniez. Nous te racontons le meilleur récit, grâce à la révélation que Nous te faisons dans le Coran même si tu étais auparavant du nombre des inattentifs (à ces récits). » (Sourate 12:1-3)

Jacob (‘alayhi Salam) avait douze garçons, premiers ancêtres des douze tribus des Enfants d’Israël. Selon les savants spécialistes de la Bible, Le Prophète Joseph est né environ 906 ans avant l’ère chrétienne et l’incident avec lequel l’histoire débute eut lieu 890 ans avant l’E.C. Le plus noble, le plus auguste et le plus célèbre d’entre eux était Joseph (Youssef). Certains savants ont soutenu qu’il n’y a avait pas d’autre Prophète parmi eux, à part lui. C’était le seul, disent-ils, qui avait reçu la Révélation. Il est vrai que leur histoire va dans le sens de cette idée.

Le songe de Youssef (‘alayhi Salam)

Les exégètes racontent que Joseph, alors enfant, a fait un rêve dans lequel il voyait onze étoiles et aussi le soleil et la lune. Allah Taala dit : « Quand Joseph dit à son père : « Ô mon père, j’ai vu [en songe], onze étoiles, et aussi le soleil et la lune; je les ai vus prosternés devant moi » (Sourate 12 :4). A son réveil, il raconta son songe à son père.
Celui-ci sut alors que son fils allait avoir une place privilégiée et honorable dans cette vie et dans l’autre, et que lui comme ses autres fils lui serait soumis. Il lui ordonna de ne pas révéler son secret à ses frères de peur de susciter la jalousie dans leurs cœurs et qu’ils ne lui fassent du tort par quelques ruses et complot. Allah Taala dit : « Ô mon fils, dit-il, ne raconte pas ta vision a tes frères car ils monteraient un complot contre toi; le Diable est certainement pour l’homme un ennemi déclaré » (Sourate 12 :4).

La jalousie des frères de Youssef (‘alayhi Salam)

Les frères de Youssef entaient très jaloux, en raison de l’amour que lui portait son père et à son jeune frère Benjamin, par sa mère, alors qu’eux, sont un groupe bien fort, qui est plus à même d’avoir droit à l’amour de leur père. Ils se consultèrent alors pour trouver le moyen d se débarrasser de Joseph, certains d’entre eux proposèrent de le tuer, d’autres préconisèrent de l’éloigner dans n’importe quel pays dont il ne pourrait pas revenir. Ils pensaient ainsi que l’attention de leur père se tournerait exclusivement vers eux. Ils étaient sur le point de se mettre d’accord sur cette proposition, quand l’un d’eux s’interposa. Allah Taala dit : « quand ceux-ci dirent : « Joseph et son frère sont plus aimés de notre père que nous, alors que nous sommes un groupe bien fort. Notre père est vraiment dans un tort évident. Tuez Joseph ou bien éloignez-le dans n’importe quel pays, afin que le visage de votre père se tourne exclusivement vers nous, et que vous soyez après cela des gens de bien ». L’un d’eux dit : « Ne tuez pas Joseph, mais jetez-le si vous êtes disposés à agir, au fond du puits afin que quelque caravane le recueille ». (Sourate 12 : 8-10).

Apres avoir mis au point le plan pour se débarrasser de Youssef, ils demandèrent donc à leur père de les laisser emmener avec eux leur frère Joseph et lui firent comprendre qu’ils voulaient l’emmener faire paître le troupeau avec eux, et le faire jouer et s’amuser par la même occasion. Jacob (‘alayhi Salam) leur répondit que cela lui faisait de la peine de se séparer de Joseph, ne serait-ce qu’une heure la journée et il craignait qu’en l’emmenant, le loup ne le dévore, dans un moment d’inattention de leur part. Allah Taala dit : « Ils dirent: « Ô notre père, qu’as-tu à ne pas te fier à nous au sujet de Joseph ? Nous sommes cependant bien intentionnés à son égard. Envoie-le demain avec nous faire une promenade et jouer. Et nous veillerons sur lui ». Il dit: « Certes, je m’attristerai que vous l’emmeniez; et je crains que le loup ne le dévore dans un moment où vous ne ferez pas attention a lui ». Ils dirent : « Si le loup le dévore alors que nous sommes nombreux, nous seront vraiment les perdants » ». (Sourate 12 : 11-14).

Youssef (‘alayhi Salam) fût jeté dans le puits

Ils insistèrent donc auprès de leur père jusqu’à que ce dernier accepta de les laisser emmener Joseph avec eux. Une fois loin de leur maison ils commencèrent à insulter leur frère et à le mépriser ; ils décidèrent ensuite de le jeter au fond d’un puits. Ils le firent descendre donc et le mirent sur la pierre se trouvant au fond, et qui sert de marche pied à celui qui veut remplir le sceau lorsque le puits ne contient pas beaucoup d’eau. Lorsqu’ils l’y jetèrent, Dieu lui révéla qu’il serait sauvé et soulagé de cette situation et qu’il informerait le temps venu ses frères de ce qu’ils lui ont fait ; le jour ou il sera dans une situation glorieuse, et eux faibles et sollicitant son aide sans savoir qui il est.

Allah Taala dit : « Et lorsqu’ils l’eurent emmené, et se furent mis d’accord pour le jeter dans les profondeurs invisibles du puits, Nous lui révélâmes : « Tu les informeras sûrement de cette affaire sans qu’il s’en rendre compte ». Et ils vinrent à leur père, le soir, en pleurant. Ils dirent : « Ô notre père, nous sommes allés faire une course, et nous avons laissé Joseph auprès de nos effets; et le loup l’a dévoré. Tu ne nous croiras pas, même si nous disons la vérité ». Ils apportèrent sa tunique tachée d’un faux sang. Il dit : « Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose… [Il ne me reste plus donc] qu’une belle patience ! C’est Dieu qu’il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! » ». (Sourate 12 : 15-18).

On rapporte en effet qu’ils égorgèrent une bête et tachèrent la tunique de leur frère avec son sang afin de faire croire à leur père qu’il a bel et bien été dévoré par le loup. On rapporte aussi qu’ils avaient oublié de déchirer la tunique. Or, le menteur se trahit par l’oubli. Jacob (alayhi Salam) n’a pas cru leur histoire car il connaissait l’inimitié et la jalousie qu’ils nourrissaient à l’égard de Joseph. Ils n’arrivaient pas à admettre que leur père l’aime plus qu’eux, mas ils ignoraient que son amour provenait de ce qu’il percevait en lui comme marques de révérence et de respect dues à son investiture future de la Prophétie. C’est pour cela qu’il leur dit : « Vos âmes, plutôt, vous ont suggéré quelque chose… [Il ne me reste plus donc] qu’une belle patience ! C’est Allah qu’il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! » (Sourate 12:18).

Youssef (‘alayhi Salam) fût esclave

Youssef (‘alayhi Salam) avait 17 ans lorsqu’il fit le Rêve et fût jeté dans le puits. Ce puits était près de Dothan, dans le nord de Schechem selon les traditions bibliques et talmudiques et la caravane, qui le sortit du puits, venait de Gilead (Trans-Jordanie) et était en route pour l’Egypte. Allah Talla dit : « Or, vint une caravane. Ils envoyèrent leur chercheur d’eau, qui fit descendre son eau. Il dit : “Bonne nouvelle ! Voilà un garçon ! ” Et ils le dissimulèrent [pour le vendre] telle une marchandise. Allah cependant savait fort bien ce qu’ils faisaient. Et ils le vendirent à vil prix : pour quelques dirhams comptés. Ils le considéraient comme indésirable. » (Sourate 12:19-20).

Youssef (‘alayhi Salam) et Al-Aziz d’Egypte

Allah Talla dit : « Et celui qui l’acheta était de l’Égypte, Il dit à sa femme : “Accorde lui une généreuse hospitalité. Il se peut qu’il nous soit utile ou que nous l’adoptions comme notre enfant.” Ainsi avons-nous raffermi Joseph dans le pays et nous lui avons appris l’interprétation des rêves. Et Allah est souverain en Son Commandement : mais la plupart des gens ne savent pas. Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que nous récompensons les bienfaisants. » (Sourate 12:21-22).

On rapporte qu’al-Aziz, le grand intendant d’Egypte, l’acheta pour vingt dinars ou, selon une autre opinion, contre son poids en musc, soie et or. Mais Dieu est le plus Savant. Quand à cette parole : « Ainsi avons-Nous raffermi Joseph dans le pays », elle signifie que Dieu a destiné al-Aziz et son épouse à prendre soin de Joseph et à être bon avec lui, et qu’Il a aussi raffermi Joseph et à être bons avec lui, et qu’Il a aussi raffermi Joseph dans le pays d’Egypte. «Et Nous lui avons appris l’interprétation des rêves», c’est-à-dire à les comprendre et interpréter leurs signes. «Et Dieu est souverain en Son commandement» : lorsqu’Il veut une chose, Il prépare des causes et des éléments que les gens ne peuvent saisir. C’est pour cela qu’Il dit : « Mais la plupart des gens ne savent pas. Et quand il eut atteint sa maturité Nous lui accordâmes sagesse et savoir. C’est ainsi que Nous récompensons les gens de bien» Tous cela montre que ces faits se sont déroulés avant qu’il n’eût atteint sa maturité, c’est-à-dire ses quarante ans, âge ou Dieu fait généralement descendre la Révélation aux Prophètes.

Zulikha essaya de séduire Youssef (‘alayhi Salam)

Zulikha la femme d’al-Aziz a essayé de séduire Joseph en lui faisant des avances, ce qui ne sied pas à l’état et la position de Joseph. Cette femme était très belle, jeune et très riche et elle occupait un rang social très élevé puisqu’elle était l’épouse du grand intendant. Elle désira Joseph et prépara un stratagème pour le séduire. Allah Taala dit : « Or celle (Zulikha) qui l’avait reçu dans sa maison essaya de le séduire. Et elle ferma bien les portes et dit : “Viens, [je suis prête pour toi !]” – Il dit : “Qu’Allah me protège ! C’est mon maître qui m’a accordé un bon asile. Vraiment les injustes ne réussissent pas”. Et, elle le désira. Et il l’aura désirée n’eût été ce qu’il vit comme preuve évidente de son Seigneur. Ainsi [Nous avons agi] pour écarter de lui le mal et la turpitude. Il était certes un de Nos serviteurs élus. Et tous deux coururent vers la porte, et elle lui déchira sa tunique par derrière. Ils trouvèrent le mari [de cette femme] à la porte. Elle dit : “Quelle serait la punition de quiconque a voulu faire du mal à ta famille sinon la prison, ou un châtiment douloureux ? ”. [Joseph] dit : “C’est elle qui a voulu me séduire”. Et un témoin, de la famille de celle-ci témoigna : “Si sa tunique [à lui] est déchirée par devant, alors c’est elle qui dit la vérité, tandis qu’il est du nombre des menteurs. Mais si sa tunique est déchirée par derrière, alors c’est elle qui mentit, tandis qu’il est du nombre des véridiques”. Puis, quand il (le mari) vit la tunique déchirée par derrière, il dit : “C’est bien de votre ruse de femmes ! Vos ruses sont vraiment énormes ! Joseph, ne pense plus à cela ! Et toi, (femme), implore le pardon pour ton péché car tu es fautive. » (Sourate 12 :23-29)

Youssef (‘alayhi Salam) à la prison

Cependant, Al Aziz a voulu passer outre ce fait en disant : « Joseph, ne pense plus à cela» C’est-à-dire, ne le révèle à personne, car garder secret ce genre de chose est préférable et plus convenable. Il ordonna ensuite à sa femme de demander pardon à Dieu du péché qu’elle a commis et de se repentir à Lui. Allah Taala dit : Il dit : « Ô mon Seigneur, la prison m’est préférable à ce à quoi elles m’invitent. Et si Tu n’écartes pas de moi leur ruse, je pencherai vers elles et serai du nombre des ignorants » [des pêcheurs]. Son Seigneur l’exauça donc, et éloigna de lui leur ruse. C’est Lui, vraiment, qui est l’Audient et l’Omniscient. Puis, après qu’ils eurent vu les preuves (de son innocence), il leur sembla qu’ils devaient l’emprisonner pour un temps. (Sourate 12 :33-35)

Youssef (‘alayhi Salam) interpréta le rêve de pharaon
Allah Taala dit : Deux valets entrèrent avec lui en prison. L’un d’eux dit : « Je me voyais [en rêve] pressant du raisin… » Et l’autre dit : « Et moi, je me voyais portant sur ma tête du pain dont les oiseaux mangeaient. Apprends-nous l’interprétation (de nos rêves), nous te voyons au nombre des bienfaisants ». La nourriture qui vous est attribuée ne vous parviendra point, dit-il, que je ne vous aie avisés de son interprétation [de votre nourriture] avant qu’elle ne vous arrive. Cela fait partie de ce que mon Seigneur m’a enseigné. Certes, j’ai abandonné la religion d’un peuple qui ne croit pas en Dieu et qui nie la vie future ». (Sourate 12 :33-37).

Le Pharaon eut un songe, il se tenait près du fleuve, et voit sept vaches belles et grasses et sept autres vaches laides à voir maigres. Les vaches laides et maigres mangèrent les sept vaches belles et grasses. Le matin le Pharaon s’éveilla l’esprit agité, et il fit appeler tous les magiciens et tous les sages de l’Égypte. Il leur raconta ses songes. Mais personne ne put les expliquer à Pharaon. Alors que ce lui qui était détenu avec Youssef se rappel de son don pour interpréter les rêves. Convoqué par le Pharaon, Youssef (‘alayhi Salam) interpréta son rêve. Allah Taala dit : « Et le roi dit : « Et vérité, je voyais (en rêve) sept vaches grasses mangées par sept maigres; et sept épis verts, et autant d’autres, secs. Ô conseil de notables, donnez-moi une explication de ma vision, si vous savez interpréter le rêve ». Ils dirent : « C’est un amas de rêves ! Et nous ne savons pas interpréter les rêves ! » Or, celui des deux qui avait été délivré et qui, après quelque temps se rappela, dit : « Je vous en donnerai l’interprétation. Envoyez-moi donc ». « Ô toi, Joseph, le véridiques ! Eclaire-nous au sujet de sept vaches grasses que mangent sept très maigres, et sept épis verts et autant d’autres, secs, afin que je retourne aux gens et qu’ils sachent [l’interprétation exacte du rêve] ». Alors [Joseph dit]: « Vous sèmerez pendant sept années consécutives. Tout ce que vous aurez moissonné, laissez-le en épi, sauf le peu que vous consommerez. Viendront ensuite sept année de disette qui consommeront tout ce que vous aurez amassé pour elles sauf le peu que vous aurez réservé [comme semence]. Puis, viendra après cela une année où les gens seront secourus [par la pluie] et iront au pressoir. » (Sourate 12 :43-49).

Youssef responsable des dépôts du territoire

Allah Taala dit : « Et le roi dit : « Amenez-le moi : je me le réserve pour moi- même ». Et lorsqu’il lui eut parlé, il dit : « Tu es dès aujourd’hui prés de nous, en une position d’autorité et de confiance ».Et [Joseph] dit : « Assigne-moi les dépôts du territoire : je suis bon gardien et connaisseurs ». Ainsi avons-nous affermi (l’autorité de) Joseph dans ce territoire et il s’y installait là où il le voulait. Nous touchons de Notre miséricorde qui Nous voulons et ne faisons pas perdre aux hommes de bien le mérite [de leurs œuvres]. Et la récompense de l’au-delà est meilleure pour ceux qui ont cru et ont pratiqué le piété. (Sourate 12 :54-57).

Après sept années pendant lesquelles Joseph organise la constitution de stocks, la famine s’abat sur toute la région et amène les populations à venir en Égypte pour s’approvisionner. Jacob envoie ainsi tous ses fils (sauf Benjamin) pour acheter du grain. Joseph les reconnait mais ses frères ne le reconnaissent pas Allah Taala dit : « Et les frères de Joseph vinrent et entrèrent auprès de lui. Il les reconnut, mais eux ne le reconnurent pas. Et quand il leur eut fourni leur provision, il dit : « Amenez-moi un frère que vous avez de votre père. Ne voyez-vous pas que je donne la pleine mesure et que je suis le meilleur des hôtes ? Et si vous ne me l’amenez pas, alors il n’y aura plus de provision pour vous, chez moi; et vous ne m’approcherez plus ». Ils dirent : « Nous essayerons de persuader son père. Certes, nous le ferons ». (Sourate 12 :58-61).

Lorsqu’ils reviennent en Égypte, Joseph est ému de revoir son petit frère. Il les fait repartir ensemble mais fait placer une coupe dans le sac de Benjamin pour les accuser de vol. Juda se dévoue pour que Benjamin puisse rentrer auprès de leur père. Allah Taala dit: « Puis, quand il leur eut fourni leurs provisions, il mit la coupe dans le sac de son frère. Ensuite un crieur annonça : « Caravaniers ! Vous êtes des voleurs ». (Sourate 12 :70).
Allah Taala dit : [Joseph] commença par les sacs des autres avant celui de son frère; puis il la fit sortir du sac de son frère. Ainsi suggérâmes-Nous cet artifice à Joseph. Car il ne pouvait pas se saisir de son frère, selon la justice du roi, à moins que Dieu ne l’eût voulu. Nous élevons en rang qui Nous voulons. Et au-dessus de tout homme détenant la science il y a un savant [plus docte que lui]. « . (Sourate 12 :76).
Allah Taala dit : « Ils dirent : « Ô Al Aziz, il a un père très vieux; saisis-toi donc de l’un de nous, à sa place. Nous voyons que tu es vraiment du nombre des gens bienfaisants ». Il dit : « Qu’Dieu nous garde de prendre un autre que celui chez qui nous avons trouvé notre bien ! Nous serions alors vraiment injustes. (Sourate 12 :78-79). Voyant que ses frères ont retenu la leçon, Joseph révèle son identité à ses frères, puis il les pardonne et invite son père et toute la famille à venir s’installer en Égypte. Allah Taala dit : « Emportez ma tunique que voici, et appliquez-la sur le visage de mon père : il recouvrera [aussitôt] la vue. Et amenez-moi toute votre famille. Et dès que la caravane franchit la frontière [de Canaan], leur père dit : « Je décèle, certes, l’odeur de Joseph, même si vous dites que je radote ». Ils lui dirent : « Par Dieu te voilà bien dans ton ancien égarement ». Puis quand arriva le porteur de bonne annonce, il l’appliqua [la tunique] sur le visage de Jacob. Celui-ci recouvra [aussitôt] la vue, et dit : « Ne vous ai-je pas dit que je sais, par Dieu, ce que vous ne savez pas ? » Ils dirent : « Ô notre père, implore pour nous la rémission de nos péchés. Nous étions vraiment fautifs ». Il dit : « J’implorerai pour vous le pardon de mon Seigneur. Car c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux ». Lorsqu’ils s’introduisirent auprès de Joseph, celui-ci accueillit ses père et mère, et leur dit : « Entrez en Egypte, en toute sécurité, si Dieu le veut ! » Et il éleva ses parents sur le trône, et tous tombèrent devant lui, prosternés Et il dit : « Ô mon père, voilà l’interprétation de mon rêve de jadis. Dieu l’a bel et bien réalisé… Et Il m’a certainement fait du bien quand Il m’a fait sortir de prison et qu’Il vous a fait venir de la compagne, [du désert], après que le Diable ait suscité la discorde entre mes frères et moi. Mon Seigneur est plein de douceur pour ce qu’Il veut. Et c’est Lui L’Omniscient, le Sage. (Sourate 12 :93-100).

Sources:
Coran : Sourate Youssef : 12
Tafssir Ibn katir

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L’arrière grand-père de Noûh est Idris (Enoch). 10 siècles ont été écoulés entre Adam et Noûh, d’après un hadith rapporté par Al imam Muslim : on a demandé au prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) «Adam, était-il un prophète ? Il a répondu : « Oui, un prophète qui a directement reçu les paroles de Dieu. On lui a demandé : « Combien de temps s’est-il écoulé entre Adam et Noûh ? » Il a répondu : « 10 siècles » ».

Au cours de la période qui s’était écoulée, depuis Adam jusqu’à Noûh (Noé), il y a eu de nombreux savants dont cinq étaient les plus distingués. Ils avaient précédé Noûh d’une ou deux générations au maximum. Ils ont été mentionnés dans la Sourate « Noûh ». Ces savants étaient beaucoup aimés par les gens. Cependant, Satan suivait la situation tout en la désapprouvant. Mais, le désespoir ne fait pas partie de la nature de Satan, il attend seulement le bon moment. Il ne t’attaque jamais aux moments de gloire, il attend jusqu’à ce que tu t’affaiblisses puis il attaque. Il a attendu jusqu’après leur mort pour agir.

Avant Noûh (‘alayhi Salam)

Apres la mort de ses cinq savants, il a inspiré aux gens qui les ont aimés de leur édifier des statues qui leur ressemblent, afin qu’ils se souviennent d’eux. La fidélité l’exige. Il sait donc qu’il ne pourra jamais les convaincre d’adorer ces statues, alors, il va attendre cinquante ans, en attendant la mort de la première génération. Après la première génération, il a dit à la seconde, il faut tourner autour de ces statues à leur mémoire, vous serez ainsi plus proches de Dieu, et plus proches de ces honorables savants. Ils ont commencé donc à le faire. Ensuite, il leur a inspiré de les adorer et de se prosterner devant eux pour s’approcher plus vite de Dieu parce qu’Il est loin d’eux. Satan a fait cela avec trois générations.

Noûh et son peuple

Noûh n’a donc été envoyé que lorsque le polythéisme se propagea sur terre. Voyez la Miséricorde de Dieu. Il ne laisse jamais la Terre sans réformateurs. Noûh (‘alayhi Salam) est resté 950 années à inviter son peuple à Dieu. Allah sobhanh dit : «… Il demeura parmi eux mille ans moins cinquante années… » (Sourate 29:14)

Son âge est réparti sur trois périodes :
La première période : va depuis la naissance jusqu’à son envoi comme messager par Dieu. On a dit qu’elle a duré 50 ans. C’est prévu puisque nous savons que la moyenne de l’âge des prophètes lors de la révélation du message divin est entre 40 et 50 ans.
La seconde période : est de 950 années, jusqu’au déluge.
La troisième période : vient après le déluge. Depuis que l’arche de Noûh s’est reposée sur terre et que la foi s’est propagée sur terre jusqu’à la mort de Noûh.

Le total dépasse donc mille ans. Il est donc le plus âgé parmi les prophètes. Adam, lui, a vécu 940 années seulement. Pourtant, malgré ses longues années de souffrance, 80 personnes seulement, au plus, ont répondu à son invitation. C’est à dire, que tous les douze ans, une personne seulement a pu suivre le prophète.

Noûh a souffert pendant 950 années : de menaces, des railleries, des coups, durant 950 années. Il a subi tous les genres de tortures. Quelques citations évoquent que parfois, il recevait tellement de coups qu’il en perdait conscience. Ils le couvraient alors par une pièce de tissu (comme un linceul) et le couvraient de poussière en croyant qu’il mourrait, puis il reprenait des forces et retournait à son peuple pour les inviter à Dieu. Ils l’ont même accusé d’égarement et de folie.

Allah Taala dit : « Les notables de son peuple dirent : Nous te voyons dans un égarement manifeste. Il dit: Ô mon peuple, il n’y a pas d’égarement en moi; mais je suis un Messager de la part du Seigneur de l’Univers » » (Sourate 7: 60-61).

Allah Taala dit : « Avant eux, le peuple de Noé avait crié au mensonge. Ils traitèrent Notre serviteur de menteur et dirent : « C’est un possédé ! » et il fut repoussé » (Sourate 54: 9).

Allah Taala dit aussi : « Ils dirent : « Si tu ne cesses pas, Noé, tu seras certainement du nombre des lapidés ! ». (Sourate 26 : 116).

L’avertissement

Allah Taala dit : « Nous avons envoyé Noé vers son peuple : « Avertis ton peuple, avant que leur vienne un châtiment douloureux. Il [leur] dit : « O mon peuple, je suis vraiment pour vous, un avertisseur clair, pour qu’Il vous pardonne vos péchés et qu’Il vous donne un délai jusqu’à un terme fixé. Mais quand vient le terme fixé par Allah, il ne saurait être différé si vous saviez ! Il dit : « Seigneur ! J’ai appelé mon peuple, nuit et jour. Mais mon appel n’a fait qu’accroitre leur fuite. Et chaque fois que je les ai appelés pour que Tu leur pardonnes, ils ont mis leurs doigts dans leurs oreilles, se sont enveloppés de leurs vêtements, se sont entêtés et se sont montrés extrêmement orgueilleux. Ensuite, je les ai appelés ouvertement. Puis je leur ai fait des proclamations publiques, et des confidences en secret» (Sourate 71 :1-8).

D’après les versets nous tirons que Noûh (‘alayhi Salam) est resté 950 années à inviter son peuple au chemin de la croyance, jour nuit. Mais quand il leur parlait, ils mettaient les doigts dans les oreilles pour ne pas entendre, Noûh s’est mis à leur parler avec les signes, et eux, pour ne plus le voir se sont comportés ainsi, se sont enveloppés de leurs vêtements, pour ne plus voir ce que Noûh tentait de mimer. Malgré tout, il continue à transmettre son message, rien ne l’arrête.

Apres leurs refus de ses invitations vers Allah Taala, Noûh (‘alayhi Salam) a dit : «Implorez le pardon de votre Seigneur, car Il est grand Pardonneur, pour qu’Il vous envoie du ciel, des pluies abondantes et qu’Il vous accorde beaucoup de biens et d’enfants, et vous donne des jardins et vous donne des rivières. Qu’avez-vous à ne pas vénérer Allah comme il se doit. Alors qu’Il vous a créés par phases successives ? N’avez-vous pas vu comment Allah a créé sept cieux superposés et y a fait de la lune une lumière et du soleil une lampe ? Et c’est Allah qui, de la terre, vous a fait croître comme des plantes. Puis Il vous y fera retourner et vous en fera sortir véritablement. Et c’est Allah qui vous a fait de la terre un tapis, pour que vous vous acheminiez par ses voies spacieuses.» (Sourate 71 :10-20).
Après tout ces efforts, voila les résultats : « Noé dit: « Seigneur, ils m’ont désobéi et ils ont suivi celui dont les biens et les enfants n’ont fait qu’accroître la perte. Ils ont ourdi un immense stratagème, et ils ont dit: « N’abandonnez jamais vos divinités et n’abandonnez jamais Wadd, Suwâ, Yaghû, Ya`ûq et Nasr. » Elles (les idoles) ont déjà égaré plusieurs. Ne fais (Seigneur) croître les injustes qu’en égarement. A cause de leurs fautes, ils ont été noyés, puis on les a fait entrer au Feu, et ils n’ont pas trouvé en dehors d’Allah, de secoureurs. Et Noé dit: « Seigneur, ne laisse sur terre aucun infidèle. » (Sourate 71: 21-26).

C’est fini, ils ont eu leur chance; « Seigneur, ne laisse sur terre aucun infidèle. » Cela va être exaucé. C’est terminé. Le verset 27 qui suit relate que notre Seigneur dit: « Si Tu les laisses (en vie), ils égareront Tes serviteurs et n’engendreront que des pécheurs infidèles. Seigneur ! Pardonne-moi, et à mes père et mère qui entre dans ma demeure croyant, ainsi qu’aux croyants et croyantes; et ne fais croître les injustes qu’en perdition» (Sourate 71: 28).

La construction de l’arche

Allah Taala dit « Et il fut révélé à Noé : « De ton peuple, il n’y aura plus de croyants que ceux qui ont déjà cru. Ne t’afflige pas de ce qu’ils faisaient. Et construis l’arche sous Nos yeux et d’après Notre révélation. Et ne M’interpelle plus au sujet des injustes, car ils vont être noyés ». » (Sourate 11: 36)

Les savants disent que Noûh a passé 300 ans pour la construction de l’Arche mais on a aucune preuve ni dans le Coran ni dans la Sunna. Le prophète Noûh est dans un désert aride et il doit construire le navire et mettre toutes les créatures mâles et femelles, chameaux, vaches et taureaux poules et coqs, oiseaux, insectes, animaux…tout cela devrait être à bord du navire. Pendant la construction de son navire, les non-croyants s’ont moqué de lui. Allah Taala dit : “ Et il construisait l’arche. Et chaque fois que des notables de son peuple passaient près de lui, ils se moquaient de lui. Il dit : « Si vous vous moquez de nous, eh bien, nous nous moquerons de vous, comme vous vous moquerez [de nous]. Et vous saurez bientôt à qui viendra un châtiment qui l’humiliera, et sur qui s’abattra un châtiment durable ! » (Sourate 11: 39)

L’inondation et du déluge

Allah Taala dit : “Puis, lorsque Notre commandement vint et que le four se mit à bouillonner (d’eau), Nous dîmes: « Charge (dans l’arche) un couple de chaque espèce ainsi que ta famille – sauf ceux contre qui le décret est déjà prononcé – et ceux qui croient ». Or, ceux qui avaient cru avec lui étaient peu nombreux.” (Sourate 11:40).

Pourquoi donc un couple de chaque espèce ? Certainement vous savez pourquoi de chaque espèce un couple… animaux, oiseaux, et insectes… enfin tout. Parce que toute la terre sera noyée… Puisque la vie recommencera depuis le début, il devra y avoir une reproduction même au niveau des oiseaux, des insectes, et des animaux.

La famille de Noé est composée de trois catégories de personnes : un père et une mère croyants, une épouse incroyante et quatre enfants, dont un qui est resté incroyant. Allah Taala dit : « Dieu a cité en parabole pour ceux qui ont mécru la femme de Noé et la femme de Lot. Elles étaient sous l’autorité de deux vertueux de Nos serviteurs. Toutes deux les trahirent et ils ne furent d’aucune aide pour (ces deux femmes) vis-à-vis d’Allah… » (Sourate 66:10)

Maintenant l’arche est composée d’un mâle et une femelle de chaque espèce d’animaux, les 80 croyants et la famille du prophète Noé, à l’exception de son épouse et son fils.

Allah Taala dit : « Et il dit : « Montez dedans. Que sa course et son mouillage soient au nom d’Allah. Certes mon Seigneur est Pardonneur et Miséricordieux. Et elle vogua en les emportant au milieu des vagues comme des montagnes. Et Noé appela son fils, qui restait en un lieu écarté (non loin de l’arche) : « Ô mon enfant, monte avec nous et ne reste pas avec les mécréants. Il répondit : « Je vais me réfugier vers un mont qui me protégera de l’eau ». Et Noé lui dit : « Il n’y a aujourd’hui aucun protecteur contre l’ordre de Dieu. (Tous périront) sauf celui à qui Il fait miséricorde ». Et les vagues s’interposèrent entre les deux, et le fils fut alors du nombre des noyés.» (Sourate 11: 41-43)

Noé appela son fils, qui restait en un lieu écarté (non loin de l’arche). Mais Malheureusement ce dernier ne voulait pas croire en Dieu et au déluge.

La fin du déluge

Allah ordonna à Noûh de sortir de l’Arche après qu’il soit descendue sur la montagne Joudi, et l’eau suinta dans la terre et sécha, « avec Notre sécurité et Nos bénédictions sur toi… » signifie que tu descendes et que tu sortes sans peur et avec la bénédiction sur toi, et sur ceux qui naîtront de tes générations venant après toi. Allah ne donna pas d’enfants à ces croyants qui furent sauvés avec Noûh. Ainsi toute la lignée humaine revient aux fils de Noûh. Ainsi ils sont la postérité de Cham, d’Ham ou de Japhet. Allah dit : « Et Nous fîmes de sa descendance les seuls survivants » (Sourate 37 :77)

Après le déluge, l’arche de Noé se posa sur une montagne. Noé fit alors cette invocation que nous connaissons tous, et qui montre le souci qu’avait ce prophète pour les générations futures. Il dit : «Seigneur ! Pardonne-moi, et à mes père et mère et à celui qui entre dans ma demeure croyant, ainsi qu’aux croyants et croyantes… » (Sourate 71: 28). Ce qui veut dire que le prophète Noûh a imploré le pardon d’Allah pour nous tous bien avant notre naissance et sans nous connaître.

Par la suite, la progéniture de Noé descendit de la montagne. Mais qui sont-ils ses enfants ? Il laissa trois fils : (Cham) Hâm, (Sem) Sâm et (Japhet) Yafeth qui devinrent, respectivement, les ancêtres des arabes, des éthiopiens et des romains. Selon le Hadith rapporté par Imâm Ahmad, le prophète (BP sur lui) dit : « Les fils de Noé sont trois : Sâm le père des arabes, Hâm le père des éthiopiens et Yafeth le père des romains ». Autrement dit, la race arabe constitue la descendance de Sâm, les personnes de peau noire sont la descendance de Hâm et enfin, les européens et les autres représentent la descendance de Yafeth. C’est pour cela que l’une des erreurs souvent commises par les gens est d’appeler les américains, les fils de l’oncle Sâm. Les américains sont les fils de Yafeth.

Chaque fils s’établit dans une région précise : Hâm s’installa en Afrique, Sâm dans le Moyen-Orient et Yafeth en Europe. C’est pour cela que, dans l’origine, tous les habitants de la Terre étaient croyants.

Sources :
Le Coran
Tafssir Ibn katir
amrkhaled.net
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histoire magnifique
Une jeune femme va chez sa mère et lui dit que sa vie est tellement difficile qu’elle ne sait pas si elle peut continuer. Elle veut abandonner, elle est fatiguée de se battre tout le temps. Il semble qu’aussitôt qu’un problème est réglé, un autre apparaît.Sa mère l’amena dans la cuisine. Elle remplit trois chaudrons d’eau et les place chacun sur la cuisinière à feu élevé. Bientôt, l’eau commence à bouillir.

Dans le premier chaudron, elle place des carottes, dans le deuxième, elle met des oeufs et dans le troisième, elle met des grains de café moulus. Elle les laisse bouillir sur le feu sans dire un mot. Après 20 minutes, elle retourne à la cuisinière. Elle sort les carottes et les place dans un bol. Elle sort les oeufs et les place dans un bol. Puis, elle verse le café dans une carafe.

La femme l’amena plus près et lui demanda de toucher les carottes. La fille leur toucha et nota qu’elles étaient toutes molles et souples. La mère lui demanda alors de prendre un oeuf et de le briser. La fille enleva la coquille d’un oeuf et observa qu’il était cuit dur. Finalement, la mère lui demande de goûter au café. La fille sourit comme elle goûtait son arôme riche.

La fille demanda alors, « Qu’est-ce que ça veut dire maman? »

Sa mère lui expliqua que chaque objet avait fait face à la même eau bouillante, mais que chacun avait réagit différemment.

La carotte y est entrée forte, dure et solide. Mais après être passée dans l’eau bouillante, elle a ramolli et est devenue faible.

L’oeuf était fragile avec l’intérieur fluide. Mais après être passé dans l’eau bouillante, son intérieur est devenu dur.

Quant aux grains de café, eux, ont réagi de façon unique. Après avoir été dans l’eau bouillante, ils ont changé l’eau.

« Lequel es-tu? », demanda la mère à sa fille. « Lorsque l’adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu? Es-tu une carotte, un oeuf ou un grain de café? »

Penses-y ?

Suis-je la carotte qui semble forte, mais qui dans la douleur et l’adversité devient molle et perd sa force ?

Suis-je un œuf qui commence avec un cœur malléable, mais change avec les problèmes ? Ai-je un esprit fluide qui devient dur et inflexible dans la douleur ?

Est-ce que ma coquille ne change pas, mais mon intérieur devient encore plus dur ?

Ou suis-je comme un grain de café ? Le grain change l’eau, il change la source de sa douleur. Lorsque l’eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme un grain de café, tu deviens meilleure et change la situation autour de toi lorsque les choses en sont à leur pire.

Comment faites-vous face à l’adversité ?

Comme une carotte, un œuf ou un grain de café ?

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Le thème d’aujourd’hui est l’histoire de Moussa et Al-Khidr. Celle-ci est dans la sourate Al-Kahf (La Caverne), et le Prophète avait comme Sunna (tradition) de la lire chaque vendredi ou la veille. Nous allons prendre des extraits de l’histoire, des versets 61 à 82 : « Rappelle-toi quand Moïse dit à son valet: Je n’arrêterai pas avant d’avoir atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher de longues années ; Puis, lorsque tous deux eurent atteint le confluent, ils oublièrent leur poisson qui prit alors librement son chemin dans la mer ; Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,] il dit à son valet: Apporte-nous notre déjeuner: nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage ; [Le valet lui] dit: Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j’ai oublié le poisson le Diable seul m’a fait oublier de (te) le rappeler et il a curieusement pris son chemin dans la mer; [Moïse] dit: Voilà ce que nous cherchions. Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces ; Ils trouvèrent l’un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce, de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous ; Moïse lui dit: Puis-je suivre, à la condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris concernant une bonne direction? ; L’autre dit: Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi ; Comment endurerais-tu sur des choses que tu n’embrasses pas par ta connaissance? ; [Moïse] lui dit: Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres ; Si tu me suis, dit [l’autre,] ne m’interroge sur rien tant que je ne t’en aurai pas fait mention› ; Alors les deux partirent. Et après qu’ils furent montés sur un bateau, l’homme y fit une brèche. [Moïse] lui dit: Est-ce pour noyer ses occupants que tu l’as ébréché? Tu as commis, certes, une chose monstrueuse!› ; [L’autre] répondit: N’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie? ; Ne t’en prend pas à moi, dit [Moïse,] pour un oubli de ma part; et ne m’impose pas de grande difficulté dans mon affaire ; Puis ils partirent tous deux; et quand ils eurent rencontré un enfant, [l’homme] le tua. Alors [Moïse] lui dit: ‹As-tu tué un être innocent, qui n’a tué personne? Tu as commis certes, une chose affreuse!› ; L’autre] lui dit: ‹Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie? ; Si, après cela, je t’interroge sur quoi que ce soit, dit [Moïse,] alors ne m’accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi ; Ils partirent donc tous deux; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l’hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler. L’homme le redressa. Alors [Moïse] lui dit: Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire› ; Ceci [marque] la séparation entre toi et moi, dit [l’homme,] Je vais t’apprendre l’interprétation de ce que tu n’as pu supporter avec patience ; Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau ; Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu’il ne leur imposât la rébellion et la mécréance ; Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. » (Sourate 18 : 61-82). Cette histoire s’est passée après le retour de Moise en Egypte.

La rencontre de Moussa et al-Khidr

Al-Bokhari et Muslim ont rapporté d’après Saïd ibn Djubaïr ce hadith où il dit: “J’ai dit à Ibn ‘Abbâs que Nawsan Al-Bakali (un homme qui enseigne la religion à Al-Koûfa) prétend que Moussa le compagnon de Al-Khidr n’est pas le Moussa des Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël). Ibn ‘Abbâs répondit : “Il ment, Obay ibn Ka‘b m’a dit qu’il a entendu le Messager (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dire : “Moussa (Moïse) faisait un sermon aux Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël), et leur dit des paroles qui leur mirent les larmes aux yeux et attendrirent leurs cœurs. Un des assistants se leva et lui dit : “Ô messager d’Allah, ô prophète d’Allah, y a-t-il sur terre quelqu’un de plus savant que toi ?” Moussa dit : “Non.”
Allah lui reprocha de ne pas Lui avoir restitué la science et lui révéla l’existence d’un serviteur qui se trouvait au confluent des deux fleuves et qui était plus savant que lui. Moussa demanda où il pouvait le trouver et Allah lui dit de prendre un poisson avec lui dans un couffin et l’homme sera là où il allait perdre le poisson. Moussa mis le poisson dans son couffin et s’en alla en compagnie de son jeune valet Youcha‘ ibn Noûn. A leur arrivée près d’un roc, ils posèrent leurs têtes et s’endormirent. Le poisson, bien que supposé cuit, bougea dans le couffin et tomba dans le fleuve. Il y fila en laissant dans l’eau, comme dans une matière solide, une trace qu’Allah maintint. Lorsque Moussa s’éveilla, son compagnon oublia de lui dire à propos du poisson et ils continuèrent leur route. Ils marchèrent toute la journée et toute la nuit jusqu’au lendemain lorsque Moussa dit à son compagnon : “ Apporte-nous notre déjeuner, nous sommes fatigués du voyage.” Moussa n’a ressenti la fatigue qu’après avoir dépassé l’endroit qu’Allah lui avait désigné. Le jeune serviteur répondit à Moussa : “ Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j’ai oublié le poisson – le Diable seul m’a fait oublier de (te) le rappeler – et il a curieusement pris son chemin dans la mer”. C’état la fuite pour le poisson et l’étonnement pour Moussa (parce qu’il remarqua les traces du poisson dans l’eau). Ils retournèrent sur leurs pas jusqu’à leur arrivée près du roc où ils trouvèrent un homme recouvert de la tête aux pieds d’un habit vert. Moussa le salua mais l’homme qui était Al-Khidr lui répondit : “Est-ce qu’il y a ce genre de salut chez vous ?” Moussa lui dit : “Je suis Moussa des Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël). Je suis venu pour que tu m’apprennes la sagesse que tu a apprise.” L’homme lui répondit : “ Tu ne pourras pas patienter avec moi.”

Qui est Al-Khidr ?

Al-Khidr, c’est un surnom donné à l’homme à cause de la robe verte qu’il portait et personne ne connaît son nom. Il y a des gens qui le pensent en vie depuis l’époque d’Adam jusqu’à présent. Mais cela ne peut pas être vrai parce que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dit une fois : “Voyez-vous cette nuit ?” Ils répondirent : “Oui, ô Messager d’Allah.” Il dit : “Dans cent ans à partir d’elle, il n’y aura pas un seul de ceux qui se trouvent sur Terre qui sera encore vivant.” D’autres gens ont dit que Al-Khidr avait rencontré le Messager et ce n’est pas vrai non plus. S’il vivait au temps du Messager il l’aurait suivi et aurait pris part aux batailles. Est-il un Ange ou un prophète ? Ce n’est qu’un humble serviteur d’Allah.

Moussa accompagna Al-khidr

Moussa dit : “ Puis-je te suivre, à la condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris”. Il lui fut dit : “Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi.” Allah l’exerçait à la patience parce qu’il allait en avoir souvent besoin avec les Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël). Il répondit : “ Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres. ” Pouvez-vous être aussi humble ?

La première histoire

D’après le récit d’Al-Bokhari, ils se sont tenus au bord de la mer. Al-Khidr qui était connu fit signe à un bateau qui s’arrêta pour eux. Une fois dessus, il y fit un dégât parce qu’ils passaient près d’un roi injuste qui prenait tous les bateaux en bon état. Les propriétaires du bateau s’étaient fâchés du dégât fait par Al-Khidr. Le but, dans la première histoire, est qu’Allah Taala montre que si, en apparence, vous êtes touché par un malheur, n’ayez crainte car, en réalité, il apporte du bien.

La deuxième histoire

Allah Taala dit : « …quand ils eurent rencontré un enfant, [l’homme] le tua… » (Sourate 18:75) ; l’histoire où un jeune garçon a été tué, nous démontre la connaissance de l’avenir par Allah parce que l’enfant allait devenir incroyant.

La troisième histoire
C’est une histoire de deux jeunes enfants dans une cité par où Moussa et Al-Khidr passent et dont les habitants avares ont refusé de leur offrir asile. Le père des deux enfants leur avait laissé un trésor caché sous un mur sur le point de s’effondrer et de révéler son contenu. Al-Khidr se mit à réparer le mur pour le garder intact jusqu’à l’arrivée des enfants à l’âge adulte et empêcher les gens de prendre le trésor.

La moralité a tiré de ces trois histoires

Les trois histoires ont réuni les plus grands malheurs qui puissent arriver : les biens, l’oppression et la mort qui, en réalité, étaient des grâces. Allah veut nous apprendre la patience. Il ne nous veut que du bien et nous devions être satisfaits de tout ce qui nous arrive.

Pour nous faire savoir qui est le maître de l’univers Allah nous dit: “Allah! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même «Al-Qayyūm». Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône «Kursiy», déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand.” (Sourate 2:256).
Allah Taala dit: Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau. Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu’il ne leur imposât la rébellion et la mécréance. Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu’ils extraient, [eux- mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. Je ne l’ai d’ailleurs pas fait de mon propre chef. Voilà l’interprétation de ce que tu n’as pas pu endurer avec patience ». (Sourate 18:79-82).
En lisons ces verset, nous constatons que Al-Khidr parle d’Allah avec politesse. Il rapporte le bien à Dieu et le mal à lui-même. Moussa a appris de Al-Khidr les quatre points principaux : la valeur de la science, que notre science par rapport à celle d’Allah est comme une goutte d’eau dans l’océan, l’acceptation de la sagesse d’Allah et la patience.

Sources:
Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir
Amrkhaled.net

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Lorsque Moussa quitta l’Égypte avec ses troupes, pharaon le suivit avec son peuple. Quand les deux groupes furent à portée de regard les uns des autres, Moussa se dirigea vers la mer avec son peuple, alors que pharaon et son peuple s’approchaient d’eux. Les compagnons de Moussa s’écrièrent : ils nous ont rejoints! Allah inspira alors à Mussa de frapper la mer de son bâton. Il la frappa et s’ouvrirent douze chemins, comme le nombre de tribus. Lorsque Moussa et son peuple empruntèrent le chemin et en sortirent, pharaon et son peuple le suivirent. Puis, quand ils furent tous au complet, Allah donna l’ordre et la mer se rabattit sur eux, leurs corps périrent noyés et leurs âmes dans le feu de l’enfer pour y brûler.

Allah dit : « Le feu de l’enfer, auquel ils seront exposés matin et soir. Et le jour où l’heure arrivera, on dira: faites entrer pharaon et ses proches au plus dur des châtiments.» (Celui qui pardonne v. 46)

Ils servirent d’exemple pour ceux qui réfléchissent, tel est la conséquence des péchés.

Allah dit : « Nous fîmes traverser la mer aux Enfants d’Israël. Pharaon et ses armées les poursuivirent avec acharnement et inimitié. Puis, quand la noyade l’eut atteint, il dit : « Je crois qu’il n’y a pas d’autre divinité que Celui en qui ont cru les Enfants d’Israël, et je suis parmi les soumis! » (Yûnus v .90)

On lui répondit : « Maintenant ?! Alors qu’auparavant tu as désobéi et tu étais parmi les corrupteurs! Aujourd’hui, nous allons épargner ton corps, afin que tu sois un signe pour tes successeurs. Mais beaucoup de gens ne prêtent aucune attention à nos signes d’avertissement.» (Yûnus v .91-92)

Puis la mer le rejeta, afin qu’ils s’assurent qu’il fut bien mort, alors qu’il disait: « Je suis votre seigneur le très haut! » (Les anges qui arrachent les âmes v. 24)

Et aussi : « Je ne connais pas pour vous d’autre divinité que moi! » (Les récits v.38)

Ainsi est la finalité de l’injustice et de la tyrannie, et le châtiment de l’au-delà est encore plus pénible et permanent.

Dans les deux recueils authentiques de Boukhari et Mouslim, Ibn ‘Abbas fut questionné au sujet du jour d »Achoura, il répondit : « je n’ai pas vu le prophète jeûner un jour en y recherchant plus son mérite si ce n’est ce jour-ci, c’est-à-dire ‘Achoura.

Le jour de ‘Achoura a un mérite. En effet, il est sacré de longue date, son jeûne était connu chez les prophètes de part son mérite. Nouh (Noé) et Moussa l’ont jeûné, les Gens du Livre le jeûnaient, de même les Qouraychites le jeûnaient à l’époque préislamique. Le Prophète r l’a jeûné en quatre étapes :

1/ Il le jeûnait à La Mecque, sans ordonner aux gens de le jeûner. Dans les deux recueils authentiques d’après Aïcha t : «’Achoura était un jour de jeûne pour les Qouraychites à l’époque préislamique et le Prophète r le jeûnait. Puis, quand il émigra à Médine, il le jeûna et ordonna de le jeûner. Ensuite, quand fut révélée l’obligation du mois de Ramadan, il ne jeûnait que le Ramadan et délaissa le jeûne de ‘Achoura. Donc, celui qui veut, le jeûne et celui qui ne veut pas, mange.»

2/ Lorsqu’il arriva à Médine, il vit que les Gens du Livre jeûnaient ce jour et le vénéraient. Et il aimait faire comme les Gens du Livre dans les choses pour lesquelles il n’avait pas reçu d’ordre. Il le jeûna donc et ordonna aux gens de le jeûner, et les incita, à tel point qu’ils faisaient jeûner leurs enfants, comme cela est rapporté dans les deux recueils authentiques d’après Ibn ‘Abbas et d’autres.

3/ Lorsque fut prescrit le jeûne du mois de Ramadan, le prophète r n’ordonna plus les compagnons de jeûner ‘Achoura et n’insista plus à son sujet.

Le hadith de Aïcha à ce sujet a été précité, et la plupart des savants jugent qu’il est conseillé de jeûner sans caractère renforcé.

4/ A la fin de sa vie, le Prophète r décida de ne plus le jeûner seul, mais d’y ajouter un jour, afin de faire le contraire des Gens du Livre dans leur jeûne.

Ibn El Qayyim a dit : « Le jeûne d’Achoura se fait de trois façons :

– La plus complète consiste à jeûner un jour avant et un jour après.

– Ensuite, jeûner les neuvième et dixième, la plupart des hadiths concernent cela.

-Ensuite, jeûner le dixième seul.

Certains prédécesseurs jeûnaient ‘Achoura en voyage, parmi eux Ibn ‘Abbas, et ils disaient : « le mois de Ramadan peut être compensé par un nombre égal de jours, alors que ‘Achoura, si son jour passe, on ne peut plus le compenser.»

Parmi ses mérites : Allah pardonna à un peuple en ce jour et il pardonna à d’autres comme dans le hadith rapporté par El-Tirmidhi d’après ‘Ali. Ceci incite à renouveler le repentir sincère à Allah le très haut, en ce jour de ‘Achoura, en espérant qu’il accepte le repentir, car celui qui se repent à Allah de ses péchés, Allah accepte son repentir.

[Extraits de Latâif El Ma’ârif de Ibn Rajab et Zâd El ma’âd de Ibn El Qayyim]

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D’après Anas (P.A.a), Malick ibn Anas dit à sa femme, Um Soulaym, la mère d’Anas, : « Cet homme (le Prophète) interdit le vin ». Et puis il regagna la Syrie où il périt (c’est-à-dire qu’il quitta Médine suite à l’arrivée du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dans cette ville parce que l’interdiction du vin ne lui plaisait pas. C’est pourquoi il partit pour la Syrie et y mourut mécréant. Par la suite Abou Talha s’adressa à Um Soulaym, histoire de lui demander sa main. La dame répondit en ces termes : « Abou Talha, un homme comme toi ne peut pas être éconduit, mais tu es encore mécréant et moi je suis musulmane, ce qui rend notre mariage impossible ».

– «Dis, quel en est le coût ?»

– «De quel coût s’agit-il ? »

– «De l’or et de l’argent. » (Il entend lui faire désirer une importante dot en or et en argent.

– «Je ne veux ni or ni argent, mais je veux que tu deviennes musulman. Si tu te convertis, je m’en contenterai à titre de dot et je ne veux rien d’autre. »

– « Comment m’y prendre (c’est à dire qui va m’aider à le faire) ? »

– « le Messager d’Allah. »

Abou Talha alla sur le champ retrouver le Messager d’Allah au milieu d’un groupe de ses compagnons. Quand le Messager le vit venir, il leur dit : « Voilà Abou Talha qui arrive le visage éclairé par l’Islam (ceci fait partie des miracles du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) car il connut le désir de l’homme de se convertir avant qu’il ne l’exprimât).

Abou Talha lui raconta ce qu’Um Soulaym avait dit et il la lui donna en mariage.

Thait al-Banani (l’un des rapporteurs du hadith d’après Anas) a dit : « Nous ne sachions pas une dot fût plus importante que la sienne puisqu’il se contenta de l’adhésion à l’Islam (de son homme). Cette épouse était de petite taille aux yeux charmants. Elle resta auprès de son mari qui l’aimait très fort et ils eurent un enfant. Ensuite celui-ci tomba gravement malade. Ce qui toucha Abou Talha profondément.

Abou Talha se levait à l’aube, faisait ses ablutions et se rendait auprès du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) pour prier avec lui et restait en sa compagnie jusqu’au milieu de la journée. Et puis il rentrait chez lui pour manger et se reposer. Après avoir accompli la prière du zuhr, il repartit pour rejoindre le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) et ne revenait qu’après la prière du crépuscule.

Une fois Abou Talha alla retrouver le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) dans la soirée (une version précise : à la mosquée) et l’enfant décéda (pendant son absence). Um Soulaym se dit : personne n’informera Abou Talha du décès de son fils avant moi. Elle prépara le corps de l’enfant et le couvrit et le plaça dans un coin de la maison comme s’il s’endormait. Abou Talha revint de chez le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) en compagnie d’un groupe de ses compagnons et co-utilisateurs de la mosquée.

– « Comment va mon fils ? » Dit-il.

– «Ô Abou Talha, il est aujourd’hui plus calme qu’il ne l’a jamais été depuis le début de sa souffrance et j’espère qu’il s’est reposé. » Dit-elle. (Ceci est une tournure de style qui n’implique pas le mensonge. Elle entendait par « calme » et « repos » la mort alors que son mari avait compris que l’état de santé de l’enfant s’était amélioré). Et puis elle servit le dîner et ils mangèrent. Puis les gens prirent congé de lui. Et Il alla se coucher. Sa femme se mit dans sa meilleure toilette. C’est-à-dire qu’elle se para pour être plus belle. Ce qui est un indice de la force de sa patience, de son acceptation du décret divin et du destin et son désir d’être compensée par Allah, sa capacité de maîtriser ses sentiments et son espoir que ses rapports avec son mari au cours de cette nuit là donneraient naissance à un enfant qui remplacerait le disparu).

Elle vint se coucher à côté de lui. Dès qu’il sentit l’odeur du parfum, il fit avec elle ce qu’un homme fait à sa femme. (C’est une façon polie et réservée de la part du rapporteur de parler des rapports (intimes) qu’entretient le couple.)

Vers la fin de la nuit, elle dit : « Abou Talha, dis-moi ! Si des gens prêtaient à d’autres un objet et venaient le leur réclamer ensuite, les emprunteurs pourraient-ils refuser la restitution de l’emprunt ? »

– « Non. »

– « Allah le Puissant, le Majestueux t’avait prêté ton fils et Il l’a repris. Sois patient et espère en être compensé par Allah. »

Il fut furieux et lui dit : « Tu me laisses faire ce que j’ai fait (les rapports intimes) puis tu m’annonces le décès de mon fils ?! » Et puis il dit : « Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournerons » et loua Allah.

Au matin, il prit un bain, se rendit auprès du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui), pria avec lui et l’informa de ce qui s’était passé. Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Puisse Allah faire de la nuit dernière une nuit bénie pour vous ». Cette prière prophétique profita à Um Soulaym et elle conçut un enfant.

Elle accompagnait le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) dans ses voyages et ne le quittait nulle part. Le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) dit : « Si elle accouche, amenez-moi l’enfant. »

Une fois, elle l’accompagnait dans un voyage et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) avait l’habitude, à son retour à Médine, de ne pas y entrer en pleine nuit (pour éviter de faire peur aux habitants et pour permettre aux femmes de se préparer pour accueillir leurs maris.) Quand ils arrivèrent à proximité de Médine, Um Soulaym commença le travail d’accouchement. Abou Talha alla s’occuper d’elle tandis que le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) poursuivait son voyage. Abou Talha dit : « Ô Maître, tu sais qu’il me plaît de sortir avec ton Prophète et de rentrer avec lui. Mais voilà que je me trouve retenu par ce que Tu vois. ». Um Soulaym lui dit : « Abou Talha, je ne sens plus ce que je sentais (ceci fait partie de ses prodiges car la douleur du travail d’accouchement avait disparu à cause de sa prière adressée à Allah pour lui permettre de rejoindre le Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) déjà parti. Le couple reprit son voyage et la femme ne recommença son travail d’accouchement qu’après leur arrivée à Médine. Elle eut un garçon et dit à son fils Anas : « Anas, je ne l’allaiterai que quand tu l’aurais montré au Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) et elle lui remit des dattes avec le bébé. (Elle voulait ainsi que la première nourriture du bébé lui fût offerte par le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui). Ce qui révèle sa grande foi. En fait, la femme est naturellement encline à allaiter son bébé dès sa naissance).

Anas dit : « Le bébé pleura toute la nuit et je m’en occupais jusqu’au matin. Puis je le portai au Messager d’Allah que je trouvai vêtu d’un manteau et entrain de marquer des chameaux et des moutons (il s’agissait du marquage des chameaux issus de la zakat pour éviter leur perte). Quand il regarda le bébé, il dit :

– « Est-ce que la fille de Malhane a accouché ? »

– « Oui» Lui dit Anas.

– « Attends que je sois entièrement à vous. » Et puis il jeta ce qu’il avait en main, saisit le bébé et dit : « Est-ce qu’il est venu avec quelque chose ? »

– « Oui, des dattes » Lui dirent-ils. Et puis, le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) prit quelques dattes, les mit dans sa bouche pour les mouiller avec sa salive (son salive est béni grâce à Allah). Puis il ouvrit la bouche du bébé, y introduisit les dattes et les fit passer à la partie supérieure de la bouche. Le bébé se mit à lécher les dattes et les sucer. Ainsi la première nourriture reçue par l’estomac de ce bébé fut mélangée avec la salive du Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui). Celui-ci dit : « Voyez comment les Ansars aiment les dattes !» Anas dit : je lui dit : ô Messager d’Allah (bénédiction et salut soient sur lui) donne-lui un nom.

Il massa son visage et l’appela Abd Allah. Aucun jeune des Ansars n’était meilleur que lui. Il eut beaucoup de descendants et subit le martyr pendant la conquête de la Perse par les Musulmans. Ceci fait partie des effets de la prière bénie du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).

Cette histoire est rapportée par Boukhari, Mouslim et Ahmad at-Tayalissi (auteur de la présente version) et d’autres. L’érudit al-Albani a rassemblé les différentes versions du hadith dans « Ahkam al-Djanaïz, p. 26).

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