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Archive for the ‘coran’ Category


Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

Par l’Aube!

et par les dix nuits !

Par le pair et l’impair!

Et par la nuit quand elle s’écoule!

N’est-ce pas là un serment, pour un doué d’intelligence?

N’as-tu pas vu comment ton Seigneur a agi avec les Aad

[avec] Iram, [la cité] à la colonne remarquable,

dont jamais pareille ne fut construite parmi les villes?

et avec les Tamud qui taillaient le rocher dans la vallée?

ainsi qu’avec Pharaon, l’homme aux épieux?

Tous, étaient des gens qui transgressaient dans [leurs] pays,

et y avaient commis beaucoup de désordre.

Donc, ton Seigneur déversa sur eux un fouet du châtiment.

Car ton Seigneur demeure aux aguets.

Quant à l’homme, lorsque son Seigneur l’éprouve en l’honorant et en le comblant de bienfaits, il dit:

« Mon Seigneur m’a honoré ».

Mais par contre, quand Il l’éprouve en lui restreignant sa subsistance, il dit:
« Mon Seigneur m’a avili ».

Mais non! C’est vous plutòt, qui n’êtes pas généreux envers les orphelins;

qui ne vous incitez pas mutuellement à nourrir le pauvre,

qui dévorez l’héritage avec une avidité vorace,

et aimez les richesses d’un amour sans bornes.

Prenez garde! Quand la terre sera complètement pulvérisée,

et que ton Seigneur viendra ainsi que les Anges, rang par rang,

et que ce jour-là, on amènera l’Enfer;
ce jour-là, l’homme se rappellera.
Mais à quoi lui servira de se souvenir?

Il dira:
« Hélas! Que n’ai-je fait du bien pour ma vie future!

Ce jour-là donc, nul ne saura châtier comme Lui châtie,

et nul ne saura garrotter comme Lui garrotte.

« O toi, âme apaisée,

retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée;

entre donc parmi Mes serviteurs,

et entre dans Mon Paradis ».

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Abstraction faite de son contenu, le Coran est un livre qui remonte au 7ème siècle. L’étude de l’origine de ce livre implique nécessairement une analyse historique des conditions dans lesquelles il a été conservé et transmis jusqu’à nos jours, afin d’évaluer son degré d’authenticité .Voici l’historique du texte Coranique sur lequel s’accordent les différentes sources de traditions islamiques, toutes tendances confondues.

1. Le Coran à l’époque du prophète Muhammad ("Sur lui la bénédiction et la paix")

La révélation du Coran n’a pas eu lieu d’un coup et s’est écoulée sur 23 années par fragment.

Par quel procédé le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") mémorisait-il les Textes ?

Par la mémoire : » N’agite pas ta langue dans ta hâte de réciter le Coran ;
C’est à Nous qu’il appartient de l’incarner en toi et d’en composer un Livre  »
(Coran 75/16-17).

Ibn Abbas a dit « une fois que le Messager de Dieu ("Sur lui la bénédiction et la paix") recevait la révélation, il éprouvait une certaine peine et on constatait ce fait en le voyant remuer ses lèvres et sa langue dès le début pour ne pas l’oublier « .

Dès qu’il recevait une révélation, il la mémorisait, d’abord, en présence de l’ange Jibrîl (Gabriel), puis il en faisait, tout de suite, part aux compagnons dont beaucoup se penchaient sur sa mémorisation. D’autant plus qu’il faisait appel à des scribes (29 compagnons s’était relayés sur cette tâche) pour leur dicter la nouvelle révélation. Il leur demandait, enfin, de lire ce qu’ils avaient noté, afin de corriger les fautes éventuelles de ces copistes.

« […] (l’Ange Gabriel) rendait visite au prophète "Sur lui la bénédiction et la paix" afin decontrôler la récitation […]« 

Tous les ans, Jibrîl (l’Ange Gabriel) rendait visite au Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") afin de contrôler la récitation du Coran, et s’assurer de sa conformité. Le dernier ramadan du vivant du Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix"), Gabriel lui a rendu visite à deux reprises pour effectuer la même mission.

A la mort du Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix"), le Coran était compilé en une oeuvre, écrit en totalité sur des supports divers et épars (pierre, feuille de palmier, cuivre, os de bête mort, peau séché). Les textes étant structurés de manière anachronique, il était plus pratique de classer les versets par support distinct afin de s’y retrouver beaucoup plus facilement.

Le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") lui-même n’a pas utilisé cette méthode d’archivage (non parce qu’il n’y avait pas pensé) parce qu’il n’en a pas eu le temps. En effet, le moment qui s’est écoulé entre la dernière révélation et la mort du Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") était extrêmement court.

Le Coran à l’époque du premier Calife Abou Bakr (632-634/11-13 H.):

La mort de nombreux compagnons connaissant le Coran par coeur lors des « Houroûb ar-ridda » (batailles de l’anathème) qui avait éclaté dès le début du règne du calife Abou Bakr a poussé ‘Omar à proposer au Calife de rassembler le Coran en un Livre qui servira de « référence », afin d’éviter sa disparition (alors même que Dieu a promis que le Livre sera éternel !).

Le Calife confia donc la tâche à un jeune compagnon Zayd ibn thâbit qui était, à la fois, l’un des scribes et l’un de ceux qui avaient mémorisé le Coran en entier. Il lui fixa également la méthode de travail suivante :

  • Vérifier, pour chaque document écrit, s’il a été bel et bien écrit en présence du Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix"). Et ce en demandant la confirmation de deux témoins occulaires. Faute de quoi, le document ne peut être retenu comme base pour le recopiage du Coran
  • Confronter l’écrit, reconnu valable, avec la mémorisation de ceux qui connaissaient le mieux le Coran par coeur (al-Qourrâ)

Un an plus tard, environ, Zayd remis le fruit de son travail au Calife. Une copie assemblée sur des feuillets va être gardée par les califes successifs (Abou Bakr, puis ‘Omar). A la mort de ce dernier, en 643 / 23 H. (12 ans après la mort du Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix"), le calife qui allait succéder n’étant pas encore choisi, ‘Omar demanda que la copie soit remise à sa fille et veuve du Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") Hafça

Le Coran à l’époque du 3ème Calife ‘Othmâne (643-655/23-35 H.):

Au début de son califa, le territoire musulman s’étend déjà jusque sur l’Afrique du Nord et sur l’Asie. Les convertis de chaque région ont appris des passages du Coran auprès du ou des çahaba (compagnons du prophète Muhammad "Sur lui la bénédiction et la paix") installés chez eux.

Or, il existe des variantes de prononciations entre les lectures des différents çahaba, car la lecture du Coran leur a été ainsi enseignée par le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") lui même.

Un an après le début du califat d’Othmâne, à l’occasion de la rencontre entre deux détachements militaires, l’un originaire de l’Irak et l’autre de Syrie, une grande divergence entre eux, au sujet de ces variantes de prononciation, surgit. Chaque clan, étant sûr de sa source, pensait que l’autre était dans l’erreur.

Dès que ‘Othmâne eu connaissance de la nouvelle, il décida de charger une commission de quatre membres, présidée par Zayd ibn Thâbit, de reproduire plusieurs exemplaires de la copie gardée jusque là par Hafsa en y intégrant les différentes variantes de lecture. Chaque exemplaire fût envoyé à une province, accompagné d’un enseignant, parmi les çahaba, connaissant le Coran par coeur.

Ceci fait, et afin d’éviter toute éventualité de divergence ou de confusion ultérieure, il ordonna à tout les détenteurs de copies personnelles (complètes ou partielles) du Coran de les détruire.

Comparaison entre les oeuvres d’Abou Bakr et d’Othmane:

OEUVRE D’ABOU BAKR

CONTEXTE : La guerre de l’apostasie, et la perte de 70 membres du groupe « Al Qurra », formant l’élite des orateurs du Livre Saint de la communauté.
LE SOUCI : la disparition pure et simple du Coran.
OBJECTIF : Concentrer le Texte pour éviter sa perte.
DISPOSITIONS :

  • zayd était chargé de rédiger la « Copie de référence »

OEUVRE D’OTHMANE

CONTEXTE : Le choc des cultures et surtout du langage des différentes régions ayant adopté l’Islam comme religion d’Etat, a entraîné un certain nombre de conflits et de désaccords, notamment concernant la récitation ou la lecture du Coran.

LE SOUCI : la division de la communauté.

OBJECTIF : Unifier la communauté autour de la récitation du Coran

DISPOSITIONS :

  • Diffuser la copie référence dans les régions concernées ;
  • Intégrer les différents « ahrouf » dans la copie de référence, c’est-à-dire insérer les différentes variantes de lecture.
  • Désigner des compagnons pour enseigner le Coran dans chacune de ces régions.
  • Détruire toutes les copies appartenant aux compagnons.

Evolution de l’écriture du Coran:

L’orthographe des copies du Coran faites par la commission présidée par Zeyd ibnou Thabit à la demande du Calife Othmane, ne présentait, rappelons le, aucun signe diacritique ni symbole de voyelles.

Dès le premier siècle de l’hégire (7ème siècle de l’ère chrétienne), avec l’expansion de l’islam et les conversions successives de peuples non arabes, le besoin de faciliter l’accès au Coran en améliorant son orthographe s’est fait sentir.

Bien que les règles d’écriture n’avaient subi aucun changement (jusqu’à nos jours) des signes diacritiques (points distinguant des lettres) et des symboles de voyelles ont été introduits. Cette amélioration a été faite par étapes successives. Malgré l’intérêt et la nécessité de cette oeuvre elle ne s’est pas faite sans hésitation. Car des savants débattirent jusqu’au du 4ème sièclede l’Hégire (9ème siècle de l’ère chrétienne) au sujet de sa légalité. Certains y voyaient une forme d’hérésie (Bid’a)! Avec le temps, cette crainte de « déformer » le Coran par l’introduction des signes diacritiques fût dépassée par une autre crainte que des gens finissent par réciter le Coran d’une manière erronée faute de signes.

L’amélioration du texte écrit va continuer, avec le temps, par l’introduction de signes marquants la fin des versets, puis, leur numérotation, les titres des Sourates, le découpage du Coran en parties (Qui permet de fixer un programme de lecture quotidienne selon les convenances de chacun)

Il est à remarquer que toutes ces améliorations avaient connu, au début, le rejet de certains savants, puis leur utilité d’une part et l’absence de risque par rapport au texte coranique d’autre part les ont rendu unanimement admises

voilà cette analyse a était 

tiré de l’ouvrage « introduction à l’étude coranique » par le centre d’études et de recherches sur l’islam (CERSD)



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As salamou 3aleikoum wa rahmatoullahi wa barakatouh,

Louange à Allah, nous Le glorifions, nous Lui demandons Son aide et implorons Son pardon. Nous croyons en Lui, et en Lui nous plaçons notre confiance.

Nous cherchons protection auprès de Lui contre tout mal venant de nous-mêmes, et contre les méfaits de nos mauvaises actions.

Celui qu’Allah guide, personne ne peut l’égarer, et celui que Dieu égare personne ne peut le guider.

J’atteste qu’il n’y a de divinité que Allah, Le Seul et Unique méritant d’être adoré, c’est Lui « qui te voit quand tu te lèves, et (voit) tes gestes parmi ceux qui se prosternent. C’est Lui vraiment, l’Audient, l’Omniscient. » (Sourate As Shuaraa verset 218 à 220)

J’atteste que Mouhammad est le Prophète d’Allah et Son serviteur, le modèle parfait envoyé aux hommes et aux génies. J’atteste qu’il est bien le meilleur des adorateurs, ainsi que le guide des pieux. Que les prières d’Allah et Ses bénédictions soient sur lui, ainsi que sur les membres de sa famille les purifiés, ses compagnons les prosternés, et tous ceux qui l’auront suivi jusqu’au Jour Dernier.

Allah a dit :
« Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse,et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Dieu au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Dieu vous observe parfaitement. »(Sourata An Nissa verset 1)

Allah a dit :
« Ô les croyants! Craignez Dieu comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. » (Sourate Al Imran verset 102)

Allah a dit :
« Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu et parlez avec droiture afin qu’Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Dieu et à Son messager obtient certes une grande réussite. » (Sourate Al Ahzab verset 70 à 71)

La parole la plus véridique est celle de Dieu, la meilleure guidée est la guidée de Mouhammad (sallaAllah a3leyhi wa salam), les pires des choses sont les nouveautés (dans la religion), toute nouveauté (dans la religion) est une innovation, toute innovation est un égarement,et tous les égarements mènent au Feu.

At Tajwid (ta-jim-waw-ya-dal) est la signification de « l’embellissement » (At Tahsin).
Sur le plan technique, le Tajwid désigne une science dont l’objectif est de donner aux lettres leurs droits et valeurs conformément à ce que les musulmans ont hérité du Prophète (sallaAllah a3leyhi wa salam).

Le bénéfice de l’application du Tajwid est de parfaire sa récitation, et dénuer au mieux toutes erreurs de la langue dans la lecture du Livre d’Allah 3azza wa jal. En appliquant le Tajwid, l’un des buts est de se rapprocher encor plus d’Allah 3azza wa jal conformément à ce que Allah 3azza wa jal dit dans sourate Al Muzzamil (l’Enveloppant 73) verset 4 :

« Et récite le Coran comme il se doit » (wa ratali lQur’an tartila)

Suite à ce verset, il incombe à chaque musulman d’apprendre le Tajwid.
Ainsi, le statut de l’apprentissage théorique du Tajwid concerne :
– La maitrise théorique des règles
– La maitrise des caractéristiques du Tajwid
Chaque musulman se doit d’apprendre ces theories des règles du Tajwid

Ensuite concernant le statut de l’apprentissage pratique du Tajwid, cela désigne :
– Appliquer la théorie
– Réciter conformément suivant ces règles, conformément aux enseignements du Prophète (sallaAllah a3leyhi wa salam)
Chaque musulman se doit d’appliquer, dans la limite de sa capacité.
En effet l’imam Al-Jazairi (rahimahoullah) a dit
« et prendre la science du Tajwid et une obligation nécessaire, celui qui ne récite pas le Coran selon les règles de Tajwid est pêcheur, du fait que c’est ainsi que notre Dieu l’a descendu et c’est ainsi que de Lui il est arrivé à nous »

Allah 3azza wa jal nous dit (dans sourate Al Muzzamil verset 4) qu’il nous incombe à chacun de réciter « convenablement », « avec soin » (Tartila) le Coran.
Le mot « tartil », selon les experts du Tajwid et les maitres de lecture du Coran, signifie que le Coran se doit d’êtres récité de manière spécifique (et non comme on pourrait lire une poésie ou autre) ; comme il a été au Prophète (sallaAllah a3leyhi wa salam) et comme il a été transmis aux Compagnons, et qui l’ont transmis par la suite aux suivant jusqu’à ce jour.
Cette manière de réciter consiste à prendre soin de son élocution lors de la lecture des paroles d’Allah 3azza wa jal. Prendre soin de son élocution consiste :
– S’assurer de l’exactitude des points d’articulations des lettres
– Donner à chaque lettre le son précis qui lui correspond
– Donner au mieux le résultat le plus parfait possible

Tel est le sens du verset cité plus haut.

Il existe 3 niveaux de récitation : La précision, la récitation intermédiaire, et la récitation dynamique.

1 : At Tahqiq (ta-ha-qaf-ya-qaf) – La précision :
Consiste à réciter pleinement chaque lettre, chaque voyelles longues, courtes, et la hamza. Cette récitation se doit d’etres lente et sereine.

2 : At Tadwir (ta-dal-waw-ya-ra) – La recitation intermédiaire:
Il s’agit du niveau intermédiaire entre At Tahqiq et Al Hadr.

3 : Al Hadr (ha-dal-ra) – La récitation dynamique :
Consiste à réciter à rythme soutenu en tenant compte des règles du Tajwid

At Tartil englobe ces 3 niveaux et elle est effective dès que l’un deux est respecté.

N.B : L’apprentissage du Tajwid ne doit se faire et ne peut se faire qu’auprès d’un professeur. Et il est impossible pour chaque musulman d’apprendre l’art du Tajwid seul chez lui ou avec un livre. Le musulman se doit de connaitre avant les bases de la langue arabe, ensuite s’il le désire, passer a l’apprentissage du Tajwid auprès d’un professeur. Les livres de Tajwid ne sont que des supports, en renfort de l’apprentissage, et il incombe à chaque musulman étudiant le Tajwid de s’exercer constamment chez lui ou dehors (même si les gens vous prennent pour des fous), et de s’exercer auprès de son professeur.

Allahou a3lem

De Dr Yahia Abdel Azzak Al Ghouthani, traduit et arrangé par Djamel et [B12]

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