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Archive for mars 2011


67.1 Béni soit celui dans la main de qui est la royauté, et Il est Omnipotent. Tabāraka Al-Ladhī Biyadihi Al-Mulku Wa Huwa `Alá Kulli Shay’in Qadīr
67.2 Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver (et de savoir) qui de vous est le meilleur en oeuvre, et c´est Lui le Puissant, le Pardonneur. Al-Ladhī Khalaqa Al-Mawta Wa Al-Ĥayāata Liyabluwakum ‘Ayyukum ‘Aĥsanu `Amalāan Wa Huwa Al-`Azīzu Al-Ghafūr
67.3 Celui qui a créé sept cieux superposés sans que tu voies de disproportion en la création du Tout Miséricordieux. Ramène [sur elle] le regard. Y vois-tu une brèche quelconque? Al-Ladhī Khalaqa Sab`a Samāwātin Ţibāqāan Mā Tará Fī Khalqi Ar-Raĥmāni Min Tafāwutin Fārji`i Al-Başara Hal Tará Min Fuţūr
67.4 Puis, retourne ton regard à deux fois: le regard te reviendra humilié et frustré. Thumma Arji`i Al-Başara Karratayni Yanqalib ‘Ilayka Al-Başaru Khāsi’āan Wa Huwa Ĥasīr
67.5 Nous avons effectivement embelli le ciel le plus proche avec des lampes [des étoiles] dont Nous avons fait des projectiles pour lapider des diables et Nous leur avons préparé le châtiment de la Fournaise. Wa Laqad Zayyannā As-Samā’a Ad-Dunyā Bimaşābīĥa Wa Ja`alnāhā Rujūmāan Lilshayāţīni Wa ‘A`tadnā Lahum `Adhāba As-Sa`īr
67.6 Ceux qui ont mécru à leur Seigneur auront le châtiment de l´Enfer. Et quelle mauvaise destination! Wa Lilladhīna Kafarū Birabbihim `Adhābu Jahannama Wa Bi’sa Al-Maşīr
67.7 Quand ils y seront jetés, ils lui entendront un gémissement, tandis qu´il bouillonne. ‘Idhā ‘Ulqū Fīhā Sami`ū Lahā Shahīqāan Wa Hiya Tafūr
67.8 Peu s´en faut que, de rage, il n´éclate. Toutes les fois qu´un groupe y est jeté, ses gardiens leur demandent: « Quoi! ne vous est-il pas venu d´avertisseur? » Takādu Tamayyazu Mina Al-Ghayži Kullamā ‘Ulqiya Fīhā Fawjun Sa’alahum Khazanatuhā ‘Alam Ya’tikum Nadhīr
67.9 Ils dirent: « Mais si! un avertisseur nous était venu certes, mais nous avons crié au mensonge et avons dit: Allah n´a rien fait descendre, vous n´êtes que dans un grand égarement » Qālū Balá Qad Jā’anā Nadhīrun Fakadhabnā Wa Qulnā Mā Nazzala Allāhu Min Shay’in ‘In ‘Antum ‘Illā Fī Đalālin Kabīr
67.10 Et ils dirent: « Si nous avions écouté ou raisonné, nous ne serions pas parmi les gens de la Fournaise ». Wa Qālū Law Kunnā Nasma`u ‘Aw Na`qilu Mā Kunnā Fī ‘Aşĥābi As-Sa`īr
67.11 Ils ont reconnu leur péché. Que les gens de la Fournaise soient anéantis à jamais. Fā`tarafū Bidhanbihim Fasuĥqāan Li’şĥābi As-Sa`īr
67.12 Ceux qui redoutent leur Seigneur bien qu´ils ne L´aient jamais vu auront un pardon et une grande récompense. ‘Inna Al-Ladhīna Yakhshawna Rabbahum Bil-Ghaybi Lahum Maghfiratun Wa ‘Ajrun Kabīr
67.13 Que vous cachiez votre parole ou la divulguiez Il connaît bien le contenu des poitrines. Wa ‘Asirrū Qawlakum ‘Aw Ajharū Bihi ‘Innahu `Alīmun Bidhāti Aş-Şudūr
67.14 Ne connaît-Il pas ce qu´Il a créé alors que c´est Lui Compatissant, le Parfaitement Connaisseur. ‘Alā Ya`lamu Man Khalaqa Wa Huwa Al-Laţīfu Al-Khabīr
67.15 C´est Lui qui vous a soumis la terre: parcourez donc ses grandes étendues. Mangez de ce qu´Il vous fournit. Vers Lui est la Résurrection. Huwa Al-Ladhī Ja`ala Lakumu Al-‘Arđa Dhalūlāan Fāmshū Fī Manākibihā Wa Kulū Min Rizqihi Wa ‘Ilayhi An-Nushūr
67.16 Etes-vous à l´abri que Celui qui est au ciel enfouisse en la terre? Et voici qu´elle tremble! ‘A’amintum Man Fī As-Samā’i ‘An Yakhsifa Bikumu Al-‘Arđa Fa’idhā Hiya Tamūr
67.17 Ou êtes-vous à l´abri que Celui qui au ciel envoie contre vous un ouragan de pierres? Vous saurez ainsi quel fut Mon avertissement. ‘Am ‘Amintum Man Fī As-Samā’i ‘An Yursila `Alaykum Ĥāşibāan Fasata`lamūna Kayfa Nadhīr
67.18 En effet, ceux d´avant eux avaient crié au mensonge. Quelle fut alors Ma réprobation! Wa Laqad Kadhaba Al-Ladhīna Min Qablihim Fakayfa Kāna Nakīr
67.19 N´ont-ils pas vu les oiseaux au-dessus d´eux, déployant et repliant leurs ailes tour à tour? Seul le Tout Miséricordieux les soutient. Car Il est sur toute chose, Clairvoyant. ‘Awalam Yaraw ‘Ilá Aţ-Ţayri Fawqahum Şāffātin Wa Yaqbiđna Mā Yumsikuhunna ‘Illā Ar-Raĥmānu ‘Innahu Bikulli Shay’in Başīr
67.20 Quel est celui qui constituerait pour vous une armée [capable] de vous secourir, en dehors du Tout Miséricordieux? En vérité les mécréants sont dans l´illusion complète. ‘Amman Hādhā Al-Ladhī Huwa Jundun Lakum Yanşurukum Min Dūni Ar-Raĥmāni ‘Ini Al-Kāfirūna ‘Illā Fī Ghurūr
67.21 Ou quel est celui qui vous donnera votre subsistance s´Il s´arrête de fournir Son attribution? Mais ils persistent dans leur insolence et dans leur répulsion. ‘Amman Hādhā Al-Ladhī Yarzuqukum ‘In ‘Amsaka Rizqahu Bal Lajjū Fī `Utūwin Wa Nufūr
67.22 Qui est donc mieux guidé? Celui qui marche face contre terre ou celui qui marche redressé sur un chemin droit. ‘Afaman Yamshī Mukibbāan `Alá Wajhihi ‘Ahdá ‘Amman Yamshī Sawīyāan `Alá Şirāţin Mustaqīm
67.23 Dis: « C´est Lui qui vous a crées et vous a donné l´ouïe, les yeux et les coeurs ». Mais vous êtes rarement reconnaissants! Qul Huwa Al-Ladhī ‘Ansha’akum Wa Ja`ala Lakumu As-Sam`a Wa Al-‘Abşāra Wa Al-‘Af’idata Qalīlāan Mā Tashkurūn
67.24 Dis: « C´est Lui qui vous a répandus sur la terre, et c´est vers Lui que vous serez rassemblés ». Qul Huwa Al-Ladhī Dhara’akum Fī Al-‘Arđi Wa ‘Ilayhi Tuĥsharūn
67.25 Et ils disent: « A quand cette promesse si vous êtes véridiques? ». Wa Yaqūlūna Matá Hādhā Al-Wa`du ‘In Kuntum Şādiqīn
67.26 Dis: « Allah seul [en] a la connaissance. Et moi je ne suis qu´un avertisseur clair ». Qul ‘Innamā Al-`Ilmu `Inda Allāhi Wa ‘Innamā ‘Anā Nadhīrun Mubīn
67.27 Puis, quand ils verront (le châtiment) de près, les visages de ceux qui ont mécru seront affligés. Et il leur sera dit: « Voilà ce que vous réclamiez ». Falammā Ra’awhu Zulfatan Sī’at Wujūhu Al-Ladhīna Kafarū Wa Qīla Hādhā Al-Ladhī Kuntum Bihi Tadda`ūn
67.28 Dis: « Que vous en semble? Qu´Alla me fasse périr ainsi que ceux qui sont avec moi ou qu´Il nous fasse miséricorde, qui protégera alors les mécréants d´un châtiment douloureux? ». Qul ‘Ara’aytum ‘In ‘Ahlakaniya Allāhu Wa Man Ma`ī ‘Aw Raĥimanā Faman Yujīru Al-Kāfirīna Min `Adhābin ‘Alīm
67.29 Dis: « C´est Lui, le Tout Miséricordieux. Nous croyons en Lui et c´est en Lui que nous plaçons notre confiance. Vous saurez bientôt qui est dans un égarement évident ». Qul Huwa Ar-Raĥmānu ‘Āmannā Bihi Wa `Alayhi Tawakkalnā Fasata`lamūna Man Huwa Fī Đalālin Mubīn
67.30 Dis: « Que vous en semble? Si votre eau était absorbée au plus profond de la terre, qui donc vous apporterait de l´eau de source? » Qul ‘Ara’aytum ‘In ‘Aşbaĥa Mā’uukum Ghawrāan Faman Ya’tīkum Bimā’in Ma`īn

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La prière (Salât), en tant que deuxième pilier de l’Islam, est d’une très grande importance. Elle permet au croyant d’exprimer son adoration envers Dieu, l’Unique Créateur. Elle se fait de façon directe et sans intermédiaire entre l’homme et Dieu.

Sourate 2, Verset 186
« Lorsque mes serviteurs t’interrogeront à mon sujet, dis-leur que je suis près d’eux, que j’exauce le voeu de celui qui m’invoque. Qu’ils répondent donc à mon appel par leur soumission et croient en moi pour être bien dirigés. »
Sourate 98, Verset 5
« Pourtant, il ne leur fut ordonné que d’adorer Dieu, de lui vouer un culte pur, en monothéistes sincères, d’accomplir la prière, de s’acquitter de l’aumône, car telle est la religion de la parfaite orthodoxie. »

Depuis toujours, Dieu ordonna aux croyants de le prier en lui rendant des louanges. Dans le Coran, il est souvent fait référence à la prière et plus particulièrement à celles des prophètes (Que la paix et le salut soient sur eux).
Sourate 10, Verset 87
« Nous révélâmes à Moïse : « Invitez, ton frère et toi, votre peuple à prendre en Égypte des demeures. Faites de vos demeures des lieux de recueillement. Accomplissez la prière et annoncez une bonne nouvelle aux croyants. ». »
Sourate 14, Verset 40
« Fais que j’accomplisse la prière et qu’une partie de mes descendants l’accomplissent également! Seigneur, agréé mon invocation! »
L’accomplissement de la prière doit se faire de manière rigoureuse, tant au niveau de sa préparation qu’à celui de son accomplissement. Elle marque ainsi la vie du croyant car elle doit être accomplie de manière régulière tout au long de la journée. Ce fait révèle son rythme véritablement cosmique, d’une part parce qu’elle suit le mouvement naturel du soleil et d’autre part, parce que les intervalles entre chaque prière subissent une certaine accélération.
En effet, au fur et à mesure que la journée avance, ces intervalles se réduisent. L’intervalle le plus long est entre la prière du matin (Al-Fajr) et celle du midi (Al-Dhouhr), et l’intervalle le plus court est entre celle s’effectuant après le coucher du soleil (Al-Maghrib) et celle de la nuit (Al-^Icha’). Ce rythme est également présent dans le Coran lui-même. En effet, nous trouvons au début de cet ouvrage les Sourates les plus longues et à la fin les plus courtes. C’est de cette façon que le croyant, en plus d’accomplir un acte d’adoration, se met en harmonie avec le rythme universel qui régit toutes choses créées par le Tout Puissant.

La prière se compose de rak^ah, unités indissociables qui contient elles-mêmes des piliers gestuels et oraux. Leur nombre dépend de la prière que le croyant doit effectuer. Parmi ces piliers gestuels, il y a quatre postures principales : station debout, inclination, prosternation et station assise sur les talons. Chaque position est douée d’une véritable signification symbolique et spirituelle. D’après les commentaires traditionnels les plus courants, la prière synthétise les formes de soumission et d’adoration de tous les êtres créés : les arbres et les montagnes se tiennent debout, les astres se lèvent et se couchent, les animaux sont inclinés et tout ce qui vit tire sa nourriture de la terre. De cette manière, le croyant, au travers de la prière, retrouve la position centrale que Dieu lui a destiné. Nous verrons par la suite et plus en détail comment s’effectue une rak^ah.

Qui doit faire la prière?
Tout musulman pubère, saint d’esprit et pur doit effectuer la prière rituelle. Bien entendu, à l’occasion de son apprentissage, le musulman pourra commencer à apprendre plus tôt. Il est recommandé, selon la tradition prophétique, que l’enfant fasse la prière dès l’âge de 7 ans. Par pureté, il faut comprendre que le croyant doit avoir fait ses ablutions (la grande : al-ghousl – la petite : al-woudhou’) si son état de pureté a été levé. Nous verrons les ablutions plus en détail par la suite.

Les conditions de validité de la prière sont les suivantes :

Être musulman.
Avoir atteint l’âge de distinction.
Que le Musulman ressente dans son cœur la crainte dde Dieu.
Respecter les horaires de la prière.
Si la personne est en état de grande impureté, il faut effectuer la grande ablution ou l’ablution sèche.
Avoir effectué la petite ablution à moins qu’elle n’ait pas été annulée.
Le corps, les vêtements, le lieu de la prière doivent être exempts d’impuretés.
Orienter son corps dans la Qibla.
Pour la femme, couvrir tout le corps sauf le visage et les mains avec quelque chose qui cache la couleur de la peau. Pour l’homme, cacher au minimum la zone entre le nombril et les genoux.
Quand?
Les prières doivent être accomplies à des moments bien précis. Les effectuer à l’heure est une obligation (les avancer est interdit, les retarder pour une raison valable est autorisé). Étant au nombre de cinq, voici les temps pendant lesquels elles doivent être accomplies :
Al-dhouhr (prière de la mi-journée de 4 rak^ah) : son temps commence lorsque le soleil s’écarte du milieu du ciel (a passé le zénith) et dure jusqu’à ce que toute chose ait une ombre égale à sa propre longueur en plus de l’ombre qu’elle avait quand le soleil était à son zénith.
Al-‘asr (prière de la après-midi de 4 rak^ah) : son temps commence à la fin du temps de al-dhouhr et dure jusqu’au coucher du soleil.
Al-maghrib (prière du coucher du soleil de 3 rak^ah) : son temps commence après le coucher du soleil et dure jusqu’à la disparition de la lueur rougeâtre.
Al-^icha’ (prière de la nuit de 4 rak^ah) : son temps commence à la fin du temps de al-maghrib et dure jusqu’à l’apparition de l’aube véritable (al-fajrou s-sadiq).
Al-fajr (prière de l’aube de 2 rak^a) : son temps commence à la fin du temps de Al-^icha’ et dure jusqu’au lever du soleil (ach-chourouq).
Voici une illustration des temps établis pour la prière :

Comment ?
Nous avons vu précédemment que pour pouvoir accomplir la prière et donc s’adresser à Dieu, il fallait être pur. La pureté passe par deux niveaux. Ce qui rompt le premier niveau, c’est :

Tout de qui sort par les orifices inférieurs (matière fécale, urine et gaz),
Le sommeil profond,
La perte de conscience,
Toucher directement le sexe d’un humain,
Toucher peau contre peau un personne du sexe opposé et qu’il est possible d’épouser avec désire.
Si ce premier niveau est rompu, le croyant doit alors effectuer la petite ablution (al-woudou’). Ce qui rompt le second niveau, c’est :
L’émission de liquide sexuel (maniyy)
Le rapport sexuel (dès qu’il y a pénétration)
La fin des règles
La fin des lochies
L’accouchement
Si ce second niveau est rompu, le croyant doit alors effectuer la grande ablution (al-ghousl).

site : http://islamfrance.free.fr/priere.html

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« Ô fils d’Adam ! Tant que tu m’invoques et que tu me pries, je te pardonne malgré ce que tu as commis et je ne m’en soucie pas. Ô fils d’Adam ! Si tes péchés atteignent les nuées (par leur gravité) et que tu me demandes pardon, je te pardonnerai, et je ne m’en soucierai pas. Ô fils d’Adam ! Si tu viens à moi avec autant de péchés que la terre puisse en contenir, et que tu ne m’associes rien, j’irai à toi avec mon pardon »

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Abstraction faite de son contenu, le Coran est un livre qui remonte au 7ème siècle. L’étude de l’origine de ce livre implique nécessairement une analyse historique des conditions dans lesquelles il a été conservé et transmis jusqu’à nos jours, afin d’évaluer son degré d’authenticité .Voici l’historique du texte Coranique sur lequel s’accordent les différentes sources de traditions islamiques, toutes tendances confondues.

1. Le Coran à l’époque du prophète Muhammad ("Sur lui la bénédiction et la paix")

La révélation du Coran n’a pas eu lieu d’un coup et s’est écoulée sur 23 années par fragment.

Par quel procédé le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") mémorisait-il les Textes ?

Par la mémoire : » N’agite pas ta langue dans ta hâte de réciter le Coran ;
C’est à Nous qu’il appartient de l’incarner en toi et d’en composer un Livre  »
(Coran 75/16-17).

Ibn Abbas a dit « une fois que le Messager de Dieu ("Sur lui la bénédiction et la paix") recevait la révélation, il éprouvait une certaine peine et on constatait ce fait en le voyant remuer ses lèvres et sa langue dès le début pour ne pas l’oublier « .

Dès qu’il recevait une révélation, il la mémorisait, d’abord, en présence de l’ange Jibrîl (Gabriel), puis il en faisait, tout de suite, part aux compagnons dont beaucoup se penchaient sur sa mémorisation. D’autant plus qu’il faisait appel à des scribes (29 compagnons s’était relayés sur cette tâche) pour leur dicter la nouvelle révélation. Il leur demandait, enfin, de lire ce qu’ils avaient noté, afin de corriger les fautes éventuelles de ces copistes.

« […] (l’Ange Gabriel) rendait visite au prophète "Sur lui la bénédiction et la paix" afin decontrôler la récitation […]« 

Tous les ans, Jibrîl (l’Ange Gabriel) rendait visite au Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") afin de contrôler la récitation du Coran, et s’assurer de sa conformité. Le dernier ramadan du vivant du Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix"), Gabriel lui a rendu visite à deux reprises pour effectuer la même mission.

A la mort du Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix"), le Coran était compilé en une oeuvre, écrit en totalité sur des supports divers et épars (pierre, feuille de palmier, cuivre, os de bête mort, peau séché). Les textes étant structurés de manière anachronique, il était plus pratique de classer les versets par support distinct afin de s’y retrouver beaucoup plus facilement.

Le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") lui-même n’a pas utilisé cette méthode d’archivage (non parce qu’il n’y avait pas pensé) parce qu’il n’en a pas eu le temps. En effet, le moment qui s’est écoulé entre la dernière révélation et la mort du Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") était extrêmement court.

Le Coran à l’époque du premier Calife Abou Bakr (632-634/11-13 H.):

La mort de nombreux compagnons connaissant le Coran par coeur lors des « Houroûb ar-ridda » (batailles de l’anathème) qui avait éclaté dès le début du règne du calife Abou Bakr a poussé ‘Omar à proposer au Calife de rassembler le Coran en un Livre qui servira de « référence », afin d’éviter sa disparition (alors même que Dieu a promis que le Livre sera éternel !).

Le Calife confia donc la tâche à un jeune compagnon Zayd ibn thâbit qui était, à la fois, l’un des scribes et l’un de ceux qui avaient mémorisé le Coran en entier. Il lui fixa également la méthode de travail suivante :

  • Vérifier, pour chaque document écrit, s’il a été bel et bien écrit en présence du Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix"). Et ce en demandant la confirmation de deux témoins occulaires. Faute de quoi, le document ne peut être retenu comme base pour le recopiage du Coran
  • Confronter l’écrit, reconnu valable, avec la mémorisation de ceux qui connaissaient le mieux le Coran par coeur (al-Qourrâ)

Un an plus tard, environ, Zayd remis le fruit de son travail au Calife. Une copie assemblée sur des feuillets va être gardée par les califes successifs (Abou Bakr, puis ‘Omar). A la mort de ce dernier, en 643 / 23 H. (12 ans après la mort du Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix"), le calife qui allait succéder n’étant pas encore choisi, ‘Omar demanda que la copie soit remise à sa fille et veuve du Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") Hafça

Le Coran à l’époque du 3ème Calife ‘Othmâne (643-655/23-35 H.):

Au début de son califa, le territoire musulman s’étend déjà jusque sur l’Afrique du Nord et sur l’Asie. Les convertis de chaque région ont appris des passages du Coran auprès du ou des çahaba (compagnons du prophète Muhammad "Sur lui la bénédiction et la paix") installés chez eux.

Or, il existe des variantes de prononciations entre les lectures des différents çahaba, car la lecture du Coran leur a été ainsi enseignée par le Prophète ("Sur lui la bénédiction et la paix") lui même.

Un an après le début du califat d’Othmâne, à l’occasion de la rencontre entre deux détachements militaires, l’un originaire de l’Irak et l’autre de Syrie, une grande divergence entre eux, au sujet de ces variantes de prononciation, surgit. Chaque clan, étant sûr de sa source, pensait que l’autre était dans l’erreur.

Dès que ‘Othmâne eu connaissance de la nouvelle, il décida de charger une commission de quatre membres, présidée par Zayd ibn Thâbit, de reproduire plusieurs exemplaires de la copie gardée jusque là par Hafsa en y intégrant les différentes variantes de lecture. Chaque exemplaire fût envoyé à une province, accompagné d’un enseignant, parmi les çahaba, connaissant le Coran par coeur.

Ceci fait, et afin d’éviter toute éventualité de divergence ou de confusion ultérieure, il ordonna à tout les détenteurs de copies personnelles (complètes ou partielles) du Coran de les détruire.

Comparaison entre les oeuvres d’Abou Bakr et d’Othmane:

OEUVRE D’ABOU BAKR

CONTEXTE : La guerre de l’apostasie, et la perte de 70 membres du groupe « Al Qurra », formant l’élite des orateurs du Livre Saint de la communauté.
LE SOUCI : la disparition pure et simple du Coran.
OBJECTIF : Concentrer le Texte pour éviter sa perte.
DISPOSITIONS :

  • zayd était chargé de rédiger la « Copie de référence »

OEUVRE D’OTHMANE

CONTEXTE : Le choc des cultures et surtout du langage des différentes régions ayant adopté l’Islam comme religion d’Etat, a entraîné un certain nombre de conflits et de désaccords, notamment concernant la récitation ou la lecture du Coran.

LE SOUCI : la division de la communauté.

OBJECTIF : Unifier la communauté autour de la récitation du Coran

DISPOSITIONS :

  • Diffuser la copie référence dans les régions concernées ;
  • Intégrer les différents « ahrouf » dans la copie de référence, c’est-à-dire insérer les différentes variantes de lecture.
  • Désigner des compagnons pour enseigner le Coran dans chacune de ces régions.
  • Détruire toutes les copies appartenant aux compagnons.

Evolution de l’écriture du Coran:

L’orthographe des copies du Coran faites par la commission présidée par Zeyd ibnou Thabit à la demande du Calife Othmane, ne présentait, rappelons le, aucun signe diacritique ni symbole de voyelles.

Dès le premier siècle de l’hégire (7ème siècle de l’ère chrétienne), avec l’expansion de l’islam et les conversions successives de peuples non arabes, le besoin de faciliter l’accès au Coran en améliorant son orthographe s’est fait sentir.

Bien que les règles d’écriture n’avaient subi aucun changement (jusqu’à nos jours) des signes diacritiques (points distinguant des lettres) et des symboles de voyelles ont été introduits. Cette amélioration a été faite par étapes successives. Malgré l’intérêt et la nécessité de cette oeuvre elle ne s’est pas faite sans hésitation. Car des savants débattirent jusqu’au du 4ème sièclede l’Hégire (9ème siècle de l’ère chrétienne) au sujet de sa légalité. Certains y voyaient une forme d’hérésie (Bid’a)! Avec le temps, cette crainte de « déformer » le Coran par l’introduction des signes diacritiques fût dépassée par une autre crainte que des gens finissent par réciter le Coran d’une manière erronée faute de signes.

L’amélioration du texte écrit va continuer, avec le temps, par l’introduction de signes marquants la fin des versets, puis, leur numérotation, les titres des Sourates, le découpage du Coran en parties (Qui permet de fixer un programme de lecture quotidienne selon les convenances de chacun)

Il est à remarquer que toutes ces améliorations avaient connu, au début, le rejet de certains savants, puis leur utilité d’une part et l’absence de risque par rapport au texte coranique d’autre part les ont rendu unanimement admises

voilà cette analyse a était 

tiré de l’ouvrage « introduction à l’étude coranique » par le centre d’études et de recherches sur l’islam (CERSD)



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As salamou 3aleikoum wa rahmatoullahi wa barakatouh,

Louange à Allah, nous Le glorifions, nous Lui demandons Son aide et implorons Son pardon. Nous croyons en Lui, et en Lui nous plaçons notre confiance.

Nous cherchons protection auprès de Lui contre tout mal venant de nous-mêmes, et contre les méfaits de nos mauvaises actions.

Celui qu’Allah guide, personne ne peut l’égarer, et celui que Dieu égare personne ne peut le guider.

J’atteste qu’il n’y a de divinité que Allah, Le Seul et Unique méritant d’être adoré, c’est Lui « qui te voit quand tu te lèves, et (voit) tes gestes parmi ceux qui se prosternent. C’est Lui vraiment, l’Audient, l’Omniscient. » (Sourate As Shuaraa verset 218 à 220)

J’atteste que Mouhammad est le Prophète d’Allah et Son serviteur, le modèle parfait envoyé aux hommes et aux génies. J’atteste qu’il est bien le meilleur des adorateurs, ainsi que le guide des pieux. Que les prières d’Allah et Ses bénédictions soient sur lui, ainsi que sur les membres de sa famille les purifiés, ses compagnons les prosternés, et tous ceux qui l’auront suivi jusqu’au Jour Dernier.

Allah a dit :
« Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse,et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Dieu au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Dieu vous observe parfaitement. »(Sourata An Nissa verset 1)

Allah a dit :
« Ô les croyants! Craignez Dieu comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. » (Sourate Al Imran verset 102)

Allah a dit :
« Ô vous qui croyez ! Craignez Dieu et parlez avec droiture afin qu’Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Dieu et à Son messager obtient certes une grande réussite. » (Sourate Al Ahzab verset 70 à 71)

La parole la plus véridique est celle de Dieu, la meilleure guidée est la guidée de Mouhammad (sallaAllah a3leyhi wa salam), les pires des choses sont les nouveautés (dans la religion), toute nouveauté (dans la religion) est une innovation, toute innovation est un égarement,et tous les égarements mènent au Feu.

At Tajwid (ta-jim-waw-ya-dal) est la signification de « l’embellissement » (At Tahsin).
Sur le plan technique, le Tajwid désigne une science dont l’objectif est de donner aux lettres leurs droits et valeurs conformément à ce que les musulmans ont hérité du Prophète (sallaAllah a3leyhi wa salam).

Le bénéfice de l’application du Tajwid est de parfaire sa récitation, et dénuer au mieux toutes erreurs de la langue dans la lecture du Livre d’Allah 3azza wa jal. En appliquant le Tajwid, l’un des buts est de se rapprocher encor plus d’Allah 3azza wa jal conformément à ce que Allah 3azza wa jal dit dans sourate Al Muzzamil (l’Enveloppant 73) verset 4 :

« Et récite le Coran comme il se doit » (wa ratali lQur’an tartila)

Suite à ce verset, il incombe à chaque musulman d’apprendre le Tajwid.
Ainsi, le statut de l’apprentissage théorique du Tajwid concerne :
– La maitrise théorique des règles
– La maitrise des caractéristiques du Tajwid
Chaque musulman se doit d’apprendre ces theories des règles du Tajwid

Ensuite concernant le statut de l’apprentissage pratique du Tajwid, cela désigne :
– Appliquer la théorie
– Réciter conformément suivant ces règles, conformément aux enseignements du Prophète (sallaAllah a3leyhi wa salam)
Chaque musulman se doit d’appliquer, dans la limite de sa capacité.
En effet l’imam Al-Jazairi (rahimahoullah) a dit
« et prendre la science du Tajwid et une obligation nécessaire, celui qui ne récite pas le Coran selon les règles de Tajwid est pêcheur, du fait que c’est ainsi que notre Dieu l’a descendu et c’est ainsi que de Lui il est arrivé à nous »

Allah 3azza wa jal nous dit (dans sourate Al Muzzamil verset 4) qu’il nous incombe à chacun de réciter « convenablement », « avec soin » (Tartila) le Coran.
Le mot « tartil », selon les experts du Tajwid et les maitres de lecture du Coran, signifie que le Coran se doit d’êtres récité de manière spécifique (et non comme on pourrait lire une poésie ou autre) ; comme il a été au Prophète (sallaAllah a3leyhi wa salam) et comme il a été transmis aux Compagnons, et qui l’ont transmis par la suite aux suivant jusqu’à ce jour.
Cette manière de réciter consiste à prendre soin de son élocution lors de la lecture des paroles d’Allah 3azza wa jal. Prendre soin de son élocution consiste :
– S’assurer de l’exactitude des points d’articulations des lettres
– Donner à chaque lettre le son précis qui lui correspond
– Donner au mieux le résultat le plus parfait possible

Tel est le sens du verset cité plus haut.

Il existe 3 niveaux de récitation : La précision, la récitation intermédiaire, et la récitation dynamique.

1 : At Tahqiq (ta-ha-qaf-ya-qaf) – La précision :
Consiste à réciter pleinement chaque lettre, chaque voyelles longues, courtes, et la hamza. Cette récitation se doit d’etres lente et sereine.

2 : At Tadwir (ta-dal-waw-ya-ra) – La recitation intermédiaire:
Il s’agit du niveau intermédiaire entre At Tahqiq et Al Hadr.

3 : Al Hadr (ha-dal-ra) – La récitation dynamique :
Consiste à réciter à rythme soutenu en tenant compte des règles du Tajwid

At Tartil englobe ces 3 niveaux et elle est effective dès que l’un deux est respecté.

N.B : L’apprentissage du Tajwid ne doit se faire et ne peut se faire qu’auprès d’un professeur. Et il est impossible pour chaque musulman d’apprendre l’art du Tajwid seul chez lui ou avec un livre. Le musulman se doit de connaitre avant les bases de la langue arabe, ensuite s’il le désire, passer a l’apprentissage du Tajwid auprès d’un professeur. Les livres de Tajwid ne sont que des supports, en renfort de l’apprentissage, et il incombe à chaque musulman étudiant le Tajwid de s’exercer constamment chez lui ou dehors (même si les gens vous prennent pour des fous), et de s’exercer auprès de son professeur.

Allahou a3lem

De Dr Yahia Abdel Azzak Al Ghouthani, traduit et arrangé par Djamel et [B12]

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Dans le vocabulaire islamique, le terme « Quiyâmah » se réfère à la Fin du Monde, qui aura lieu au moment où l’Ange Isrâfil (alayhis salâm), obéissant à l’ordre d’Allah, soufflera dans la Trompe (« Soûr »). Cela produira un son terrible, qui fera trembler la Création entière. C’est au sujet de ce Jour que le Qour’aane dit:

« Ô hommes ! Craignez votre Seigneur. Le séisme [qui précédera] l’Heure est une chose terrible . Le jour où vous le verrez, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaitait, et toute femelle enceinte avortera de ce qu’elle portait. Et tu verras les gens ivres, alors qu’ils ne le sont pas. Mais le châtiment d’Allah est dur. »
(Sourate 22 / Versets 1-2)
Ce son ne cessera de s’amplifier jusqu’à ce que tous les êtres vivants, visibles (comme les hommes, les animaux…) ou invisibles (anges, djinns…), soient exterminés; à la suite de quoi, les montagnes seront détruites; la terre, les autres planètes et les étoiles seront annihilées. L’ensemble des galaxies et l’Univers entier cesseront alors d’exister. Seul Allah, le Majestueux et Tout Puissant subsistera dans toute Sa Grandeur. Les passages suivants du Qour’aane décrivent de façon terrifiante ce moment:

« Tout ce qui est sur elle [la terre] doit disparaître, [Seule] subsistera La Face [Wajh] de ton Seigneur, plein de majesté et de noblesse. »
(Sourate 55 / Versets 26-27)
« Quand la terre sera secouée violemment, et les montagnes seront réduites en miettes, et qu’elles deviendront poussière éparpillée »
(Sourate 56 / Versets 4-6)
« Le fracas ! Qu’est-ce que le fracas ? Et qui te dira ce qu’est le fracas ? C’est le jour où les gens seront comme des papillons éparpillés, et les montagnes comme de la laine cardée… »
(Sourate 101 / Versets 1-5)
« Le jour où Nous plierons le ciel comme on plie le rouleau des livres. »
(Sourate 21 / Verset 104)
« Puis, quand d’un seul souffle, on soufflera dans la Trompe, et que la terre et les montagnes seront soulevées puis tassées d’un seul coup; Ce jour-là alors, l’Événement se produira, et le ciel se fendra et sera fragile, ce jour-là. »
(Sourate 69 / Versets 13-16)
Après quoi, Allah créera à nouveau la terre et les cieux, puis ressuscitera les être vivants pour le Jugement Dernier (« Al Hisâb »). C’est toujours le Qour’aane qui nous rappelle ceci en ces termes:

« …au jour où la terre sera remplacée par une autre, de même que les cieux et où (les hommes) comparaîtront devant Allah, l’Unique, Le Dominateur Suprême. »
(Sourate 14 / Verset 48)
« Tout comme Nous avons commencé la première création, ainsi Nous la répéterons; c’est une promesse qui Nous incombe et Nous l’accomplirons ! »
(Sourate 21 / Verset 104)
« Il interroge : « A quand, le Jour de la Résurrection ?  » Lorsque la vue sera éblouie, et que la lune s’éclipsera, et que le soleil et la lune serons réunis, l’homme, ce jour-là, dira : « Où fuir ?  » Non ! Point de refuge ! Vers ton Seigneur sera, ce jour-là, le retour. L’homme sera informé ce jour-là de ce qu’il aura avancé et de ce qu’il aura remis à plus tard. »
(Sourate 75 / Versets 6-13)
Tous les Prophètes (alayhimous salâm) d’Allah sans exception ont annoncé à leur peuple respectif la Fin du Monde, le « Quiyâmah ». Cependant, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a enseigné à sa communauté que l’Heure était maintenant relativement proche. Il affirmait: « J’ai été envoyé, alors que le moment qui me sépare de l’Heure est comparable à ces deux doigts. » (Boukhâri, Mouslim) En disant cela, il joignait son index et son majeur. La comparaison portait sur la petite différence de longueur entre les deux doigts. Allah annonçait déjà au moment de la venue du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) :

« L’Heure approche et la lune s’est fendue. »
(allusion est faite dans ce verset au miracle qu’avait réalisé le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) en fendant la lune sur un signe du doigt.)
(Sourate 54 / Verset 1)
Il est à noter qu’aucune Créature ne connaît avec exactitude le moment exact de la Fin du Monde. Ni le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), ni même Djibraïl (alayhis salâm) ne possédaient cette information. En effet, lorsque l’ange Djibrail (alayhis salâm) vint rencontrer le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) à la fin de sa vie sous apparence humaine afin de lui poser certaines questions (comme cela est relaté dans le « Hadith Djibraïl » rapporté par Boukhâri et Mouslim, entre autres), il lui questionna au sujet de l’Heure. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) répondit: « Celui qui a été questionné n’en sait pas plus à ce sujet que celui qui l’a interrogé. » Par ailleurs, le Qour’aane proclame clairement que le moment exacte du Jour Dernier fait partie des Mystères dont Allah est le Seul à connaître.

« La connaissance de l’Heure est auprès d’Allah »
(Sourate 31 / Verset 34)
Un chose est sûre, la Fin du Monde arrivera brusquement, comme en témoigne le Qour’aane:

Ils t’interrogent sur l’Heure : « Quand arrivera-t-elle ?  » Dis : « Seul mon Seigneur en a connaissance. Lui seul la manifesta en son temps. Lourde elle sera dans les cieux et (sur) la terre et elle ne viendra à vous que soudainement. »
(Sourate 7 / Verset 187)
 » Et l’ordre [concernant] l’Heure ne sera que comme un clin d’œil ou plus bref encore !  »
(Sourate 16 / Verset 77)
Cependant, les Prophètes (alayhimous salâm) ont tous donné à leur communauté un certain nombre de signes qui précèderont l’Heure et qui annonceront sa venue, et ce, afin que les gens s’y préparent, qu’ils ne se laissent pas sombrer dans l’oubli et l’insouciance, emportés par les passions éphémères de la vie présente. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) étant le sceau des Prophètes, il est donc tout à fait logique qu’il ait donné le plus de détails à sa « Oummah » à ce sujet, comme en témoigne ce Hadith:

Abou Zayd (radhia allâhou anhou) raconte: « Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) accomplit (une fois) avec nous la Salât Fadr, puis il gravit le « Mimbar » (la chaire) et fit un sermon jusqu’à l’heure de Zouhr. Il descendit alors et pria, après quoi, il monta à nouveau sur le « Mimbar » et s’adressa à nous jusqu’à l’heure de Assr. Après avoir prié, il continua son sermon jusqu’au coucher du soleil. Durant tout ce temps, il nous parla des événements passés et de ce qui allait encore arriver dans l’avenir. Ceux qui parmi nous ont la meilleure mémoire sont les plus savants à ce sujet. » (Mouslim)

Ainsi, il arrivait que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) s’adressait aux Compagnons (radhia allâhou anhoum) publiquement et leur parlait des Signes de la Fin du Monde. D’autres fois, il s’adressait à l’un d’entre eux individuellement et lui faisait part de certains événements à venir, comme cela était souvent le cas avec Houdhayfa (radhia allâhou anhou). Les musulmans ont alors transmis et protégé l’ensemble de ces Hadiths à travers les siècles.

Il faut aussi savoir que, si dans le Qour’aane, généralement, Allah ne fait allusion qu’aux Signes très proches de la Fin des Temps, dans les Hadiths, par contre, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) a aussi bien cité ceux qui sont proches que ceux qui sont assez éloignés. Un travail de classification a été fait en l’an 1040 de l’Hégire par Allâmah Mouhammad Barzandji r.a.. Dans son ouvrage « Al Ichâ’ah li Achrâtis Sâ’ah », il a réparti ces Signes en trois groupes:

« Alâmâte Ba’ïdah »: Signes éloignés.
« Alâmâte Moutawassitah » ou « Alâmâte Soughrâ » : Signes intermédiaires ou Signes Mineurs.
« Alâmâte Qarîbah » ou « Alâmâte Koubrâh » : Signes proches ou Signes Majeurs.
Avant de passer en revue un certain nombre d’entre eux mentionnés dans les Hadiths, je tiens à faire deux petites remarques:
Dans les Traditions, le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) n’a pas donné de détails quand à l’ordre suivant lequel ces Signes apparaîtront, ni le laps de temps exact qui les séparera. Les savants musulmans ont essayé, à partir de certains indices, de reconstituer une certaine chronologie de ces évènements.
Quand on prend connaissance des prédictions qui ont été faites par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et des détails qui ont été donnés sur la condition du monde à venir, il y a de cela plus de 14 siècles, on ne peut rester insensible: L’Histoire nous a montré, nous le montre et nous montrera encore (Incha Allah) que les propos du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) étaient tout à fait véridiques. Les ennemis de l’Islam pourront toujours essayer de jeter le discrédit sur sa personne par tous les moyens possibles, ils ne pourront jamais changer la réalité exprimée par le Qour’aane:
« et il (Mouhammad) ne prononce rien sous l’effet de la passion; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée. »
(Sourate 53 / Versets 3-4)

En lisant ces Hadiths, notre foi ne peut que s’amplifier. Ce qui donne envie de la proclamer haut et fort à l’attention de la Création entière:
« Je témoigne qu’il n’y a point d’autre Dieu à part Allah et je témoigne que Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) est l’Envoyé d’Allah. »

Les Signes éloignés.

Il s’agit des évènements qui se sont produit depuis longtemps déjà. Comme le laps de temps qui les sépare de la Fin des Temps est assez long, c’est pourquoi ils ont été qualifiés de « Signes éloignés ». On compte parmi eux:

La venue du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).
La fente de la lune par un signe du doigt du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).
Le départ de ce monde du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam).
La bataille de « Siffîn » qui a eu lieu au mois de Safar de l’an 37 de l’Hégire entre l’armée de Ali (radhia allâhou anhou) et celle de Mouâwiyyah (radhia allâhou anhou). D’après les commentateurs de Hadith comme Ibné Hadjr r.a. et Allâmah Qoustoulâni r.a., un Hadith du Sahih Boukhâri en fait allusion. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) disait: « L’Heure ne viendra pas tant que deux groupes importants ne se soient pas livrés bataille. Il y aura entre eux une guerre terrible; cependant ils se réclameront d’une même cause. » (Boukhâri)
L’invasion des Tatares avec la prise de Bagdâd au cours du 7ème siècle de l’Hégire. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) l’avait prédit, plus de 600 années auparavant, avec des détails édifiants: « L’Heure n’aura pas lieu tant que vous n’aurez pas combattu les Turcs aux petits yeux, rougeauds, au nez petit et fin. Leur visage ressemblera à un bouclier martelé. L’Heure ne viendra pas tant que vous n’aurez pas livré combat à des gens dont les sandales seront fait de poils. » (Boukhâri. D’autres versions sont cités par Mouslim, Ahmad, Tirmidhi…
Le terrible incendie qui débuta de la région du Hidjâz quelques temps avant les invasions Tatares, toujours au cours du 7ème siècle de l’Hégire. « L’Heure ne viendra pas tant que n’apparaîtra pas un feu de la terre du Hidjâz qui illuminera le cou des chameaux de Basrâ. » (Mouslim et Boukhâri) disait le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Les historiens musulmans affirment qu’un tel incendie a réellement eu lieu dans les conditions que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) avait évoqué en l’an 654 de l’Hégire. D’éminents savants tels que l’Imâm Nawawi r.a., Allâmah Qourtoubi r.a., Abou Châma Mouqaddissi r.a., Allâmah Qoustoulâni r.a. étaient présents à cette époque et ils le décrivent tous dans certains de leurs ouvrages.

Les Signes intermédiaires.

Il s’agit des évènements qui ont déjà commencé à se produire, mais qui ne sont pas pour autant terminés. Beaucoup d’entre eux se réalisent encore actuellement et continueront à voir le jour jusqu’à ce que surviennent les Signes Majeurs. En voici quelques uns:

Il sera de plus en plus difficile de pratiquer sa religion. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dit en ce sens que, viendra un temps où la condition de celui qui voudra rester ferme sur sa religion sera comparable à celle d’un homme qui tient une braise dans la paume de sa main. (Tirmidhi)
« Quand le croyant au sein de sa tribu sera plus méprisé qu’une brebis chétive. » (Tabrâni)
Les gens n’occuperont plus la place qui leur revient et des changements importants auront lieu dans le monde. On rapporte que le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), répondant à une question de Djibraïl (alayhis salâm) au sujet des Signes de l’Heure, dit: « Quand tu verras la servante engendrer sa maîtresse (possible allusion à la désobéissance des enfants envers leurs parents), et les va-nu-pieds, les gueux, les miséreux et les bergers rivaliser dans la construction de maisons de plus en plus hautes. » (Boukhâri et Mouslim).
Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dit encore: « Parmi les signes de l’Heure:… on accusera l’honnête de trahison et on fera confiance aux traîtres. » (Ahamd, Bazzâr, Tabrâni).
Autres Hadiths à ce sujet:

« Parmi les Signes annonciateurs de l’Heure: les mauvaises personnes seront honorées, les bonnes rabaissées, les actes et pratiques se feront rares tandis que l’on parlera beaucoup… » (Hâkim)

« Quand le commandement sera confié à ceux qui n’en sont pas dignes… » (Boukhâri)

« L’Heure ne viendra pas avant que la terre des arabes ne soit couverte de ruisseaux… » (Ahmad, Mouslim, Hâkim)

« Quand les déserts seront construits et les villes détruites… » (Tabrâni)

L’impudeur et le vice se répandront, avec notamment la généralisation de l’homosexualité et du lesbianisme. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) disait à ce sujet:
« La Fin du Monde n’aura pas lieu tant que les gens ne s’accoupleront pas en public dans la rue comme le font les ânes. » (Ibné Hibbân, Bazzâr)
« Parmi les Signes de l’Heure: l’apparition de la grossièreté et de l’indécence… » (Tabrâni)

« Quand les hommes se satisferont des hommes et les femmes des femmes. » (Tabrâni)

« (quand)…prolifèreront les enfants adultérins. » (Tabrâni)

« … les femmes seront dévêtues tout en étant habillées… »(Ahmad et Hâkim)

« Parmi les signes de l’Heure: … (la généralisation) de l’adultère » (Boukhâri)

Les liens familiaux seront rompus.
« Quand les liens de sang seront rompus… » (Moussannaf Ibné Abi Chayba)
« … (quand) l’homme obéira à sa femme et se montrera irrespectueux à l’égard de sa mère, quand il favorisera son ami et éloignera son père… » (Tirmidhi)

Les forces de police et de sécurité seront nombreuses.
« Quand les forces de police se seront multipliées… » (Tabrâni).
Le commerce se généralisera, mais les marchés connaîtront dans leur ensemble la récession.
« Avant la venue de l’Heure, il y aura (..) l’extension du commerce (possible allusion au phénomène de mondialisation commercial)… » (Ahmad)
« … (quand) la femme épaulera son époux dans son commerce, et le marché connaîtra la récession. » (Ibné Mardawayh).

Les savants seront corrompus.
« A la Fin des Temps, il y aura des dévots ignorants et des connaisseurs pervers. » (Abou Nou’aym)
« Quand vos savants apprendront en vue de gagner Dinârs et Dihrams… » (Daylami)

Les saisons seront trompeuses.
« Viendront pour les gens des saisons trompeuses… » (Ahmad, Ibné Mâdja et Hâkim) D’après certains commentateurs, ce Hadith fait allusion à l’augmentation des pluies avec la diminution des récoltes. Il est aussi possible que ce Hadith faisse allusion aux anomalies climatiques qui se multiplieront.
Les morts subites et les assassinats augmenteront considérablement.
« L’Heure n’aura pas lieu tant que n’augmentera pas le « Hardj. » Quand on demanda au Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) le sens du « Hardj », il expliqua « Le meurtre, le meurtre… » (Mouslim)
« Par Celui qui tient ma vie entre Ses Mains, ce monde ne disparaîtra pas avant que ne vienne pas une époque pour les gens où l’assassin ne saura pas pourquoi il a tué et la victime ne connaîtra pas non plus pourquoi elle a été tuée.  » (Mouslim)

Pour ce qui est des morts subites, un Hadith de Tabrâni fait allusion à leur augmentation à la Fin des Temps.

On considèrera les choses interdites comme licites:
« Viendra au sein de ma Communauté des gens qui considèreront l’adultère, le (port de la) soie (pour les hommes), le vin et les instruments de musique comme licites. » (Boukhâri)
Le temps se contractera.
« L’Heure n’aura pas lieu tant que le temps ne se sera pas contracté, au point que l’année passera comme un mois, le mois comme une semaine, la semaine comme un jour, le jour comme une heure; et l’heure s’écoulera aussi vite qu’un tison enflammé. » (Tirmidhi)

Voici donc quelques Signes intermédiaires mentionnés dans les Hadiths.

Les Signes proches ou majeurs.

Il s’agit là des évènements importants qui se succèderont juste avant la Fin du Monde. Bien que de nos jours, leur réalisation puisse paraître comme relevant du domaine du surnaturel, il n’en reste pas moins que chaque musulman doit avoir la conviction qu’ils se passeront réellement, comme nous l’ont annoncé Allah et Son Messager (sallallâhou alayhi wa sallam). Ces Signes, qui sont plus ou moins connus, constitueront un message clair à l’attention de l’Humanité annonçant le Début de la Fin.

Grandes batailles entre les musulmans et leurs ennemis.
Apparition de Al Mahdi.
Prise de Constantinople.
Apparition de Daddjâl.
Retour de Issa (alayhis salâm).
Mort de Daddjâl.
Invasion des Gog et Magog (« Yâdjoûdj – Mâdjoûdj ») suivi de leur extermination.
Règne de Issa (alayhis salâm) puis son départ de ce monde.
Apparition d’une fumée particulière qui feront souffrir énormément les mécréants.
Lever du soleil à l’Ouest.
Venue du « Dâbbah minal Ardh » (la Bête de la Terre) , qui parlera aux hommes.
Apparition d’un Feu venant du Yémen.
Mort de tous les musulmans.
Fin du Monde sur les plus vils des hommes.
Voici une synthèse de ce que les Oulémas ont écrit au sujet de la Fin du Monde et des Signes qui le précèderont.
(Références: « Alâmât Quiyâmat » de Cheikh Rafi’ Ousmâni. « Faqad Djâ’a Achrâtouhâ » de Mahmoud Atyyiah)
Et Allah Seul détient la Vérité !

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