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Archive for janvier 2011


L’arrière grand-père de Noûh est Idris (Enoch). 10 siècles ont été écoulés entre Adam et Noûh, d’après un hadith rapporté par Al imam Muslim : on a demandé au prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) «Adam, était-il un prophète ? Il a répondu : « Oui, un prophète qui a directement reçu les paroles de Dieu. On lui a demandé : « Combien de temps s’est-il écoulé entre Adam et Noûh ? » Il a répondu : « 10 siècles » ».

Au cours de la période qui s’était écoulée, depuis Adam jusqu’à Noûh (Noé), il y a eu de nombreux savants dont cinq étaient les plus distingués. Ils avaient précédé Noûh d’une ou deux générations au maximum. Ils ont été mentionnés dans la Sourate « Noûh ». Ces savants étaient beaucoup aimés par les gens. Cependant, Satan suivait la situation tout en la désapprouvant. Mais, le désespoir ne fait pas partie de la nature de Satan, il attend seulement le bon moment. Il ne t’attaque jamais aux moments de gloire, il attend jusqu’à ce que tu t’affaiblisses puis il attaque. Il a attendu jusqu’après leur mort pour agir.

Avant Noûh (‘alayhi Salam)

Apres la mort de ses cinq savants, il a inspiré aux gens qui les ont aimés de leur édifier des statues qui leur ressemblent, afin qu’ils se souviennent d’eux. La fidélité l’exige. Il sait donc qu’il ne pourra jamais les convaincre d’adorer ces statues, alors, il va attendre cinquante ans, en attendant la mort de la première génération. Après la première génération, il a dit à la seconde, il faut tourner autour de ces statues à leur mémoire, vous serez ainsi plus proches de Dieu, et plus proches de ces honorables savants. Ils ont commencé donc à le faire. Ensuite, il leur a inspiré de les adorer et de se prosterner devant eux pour s’approcher plus vite de Dieu parce qu’Il est loin d’eux. Satan a fait cela avec trois générations.

Noûh et son peuple

Noûh n’a donc été envoyé que lorsque le polythéisme se propagea sur terre. Voyez la Miséricorde de Dieu. Il ne laisse jamais la Terre sans réformateurs. Noûh (‘alayhi Salam) est resté 950 années à inviter son peuple à Dieu. Allah sobhanh dit : «… Il demeura parmi eux mille ans moins cinquante années… » (Sourate 29:14)

Son âge est réparti sur trois périodes :
La première période : va depuis la naissance jusqu’à son envoi comme messager par Dieu. On a dit qu’elle a duré 50 ans. C’est prévu puisque nous savons que la moyenne de l’âge des prophètes lors de la révélation du message divin est entre 40 et 50 ans.
La seconde période : est de 950 années, jusqu’au déluge.
La troisième période : vient après le déluge. Depuis que l’arche de Noûh s’est reposée sur terre et que la foi s’est propagée sur terre jusqu’à la mort de Noûh.

Le total dépasse donc mille ans. Il est donc le plus âgé parmi les prophètes. Adam, lui, a vécu 940 années seulement. Pourtant, malgré ses longues années de souffrance, 80 personnes seulement, au plus, ont répondu à son invitation. C’est à dire, que tous les douze ans, une personne seulement a pu suivre le prophète.

Noûh a souffert pendant 950 années : de menaces, des railleries, des coups, durant 950 années. Il a subi tous les genres de tortures. Quelques citations évoquent que parfois, il recevait tellement de coups qu’il en perdait conscience. Ils le couvraient alors par une pièce de tissu (comme un linceul) et le couvraient de poussière en croyant qu’il mourrait, puis il reprenait des forces et retournait à son peuple pour les inviter à Dieu. Ils l’ont même accusé d’égarement et de folie.

Allah Taala dit : « Les notables de son peuple dirent : Nous te voyons dans un égarement manifeste. Il dit: Ô mon peuple, il n’y a pas d’égarement en moi; mais je suis un Messager de la part du Seigneur de l’Univers » » (Sourate 7: 60-61).

Allah Taala dit : « Avant eux, le peuple de Noé avait crié au mensonge. Ils traitèrent Notre serviteur de menteur et dirent : « C’est un possédé ! » et il fut repoussé » (Sourate 54: 9).

Allah Taala dit aussi : « Ils dirent : « Si tu ne cesses pas, Noé, tu seras certainement du nombre des lapidés ! ». (Sourate 26 : 116).

L’avertissement

Allah Taala dit : « Nous avons envoyé Noé vers son peuple : « Avertis ton peuple, avant que leur vienne un châtiment douloureux. Il [leur] dit : « O mon peuple, je suis vraiment pour vous, un avertisseur clair, pour qu’Il vous pardonne vos péchés et qu’Il vous donne un délai jusqu’à un terme fixé. Mais quand vient le terme fixé par Allah, il ne saurait être différé si vous saviez ! Il dit : « Seigneur ! J’ai appelé mon peuple, nuit et jour. Mais mon appel n’a fait qu’accroitre leur fuite. Et chaque fois que je les ai appelés pour que Tu leur pardonnes, ils ont mis leurs doigts dans leurs oreilles, se sont enveloppés de leurs vêtements, se sont entêtés et se sont montrés extrêmement orgueilleux. Ensuite, je les ai appelés ouvertement. Puis je leur ai fait des proclamations publiques, et des confidences en secret» (Sourate 71 :1-8).

D’après les versets nous tirons que Noûh (‘alayhi Salam) est resté 950 années à inviter son peuple au chemin de la croyance, jour nuit. Mais quand il leur parlait, ils mettaient les doigts dans les oreilles pour ne pas entendre, Noûh s’est mis à leur parler avec les signes, et eux, pour ne plus le voir se sont comportés ainsi, se sont enveloppés de leurs vêtements, pour ne plus voir ce que Noûh tentait de mimer. Malgré tout, il continue à transmettre son message, rien ne l’arrête.

Apres leurs refus de ses invitations vers Allah Taala, Noûh (‘alayhi Salam) a dit : «Implorez le pardon de votre Seigneur, car Il est grand Pardonneur, pour qu’Il vous envoie du ciel, des pluies abondantes et qu’Il vous accorde beaucoup de biens et d’enfants, et vous donne des jardins et vous donne des rivières. Qu’avez-vous à ne pas vénérer Allah comme il se doit. Alors qu’Il vous a créés par phases successives ? N’avez-vous pas vu comment Allah a créé sept cieux superposés et y a fait de la lune une lumière et du soleil une lampe ? Et c’est Allah qui, de la terre, vous a fait croître comme des plantes. Puis Il vous y fera retourner et vous en fera sortir véritablement. Et c’est Allah qui vous a fait de la terre un tapis, pour que vous vous acheminiez par ses voies spacieuses.» (Sourate 71 :10-20).
Après tout ces efforts, voila les résultats : « Noé dit: « Seigneur, ils m’ont désobéi et ils ont suivi celui dont les biens et les enfants n’ont fait qu’accroître la perte. Ils ont ourdi un immense stratagème, et ils ont dit: « N’abandonnez jamais vos divinités et n’abandonnez jamais Wadd, Suwâ, Yaghû, Ya`ûq et Nasr. » Elles (les idoles) ont déjà égaré plusieurs. Ne fais (Seigneur) croître les injustes qu’en égarement. A cause de leurs fautes, ils ont été noyés, puis on les a fait entrer au Feu, et ils n’ont pas trouvé en dehors d’Allah, de secoureurs. Et Noé dit: « Seigneur, ne laisse sur terre aucun infidèle. » (Sourate 71: 21-26).

C’est fini, ils ont eu leur chance; « Seigneur, ne laisse sur terre aucun infidèle. » Cela va être exaucé. C’est terminé. Le verset 27 qui suit relate que notre Seigneur dit: « Si Tu les laisses (en vie), ils égareront Tes serviteurs et n’engendreront que des pécheurs infidèles. Seigneur ! Pardonne-moi, et à mes père et mère qui entre dans ma demeure croyant, ainsi qu’aux croyants et croyantes; et ne fais croître les injustes qu’en perdition» (Sourate 71: 28).

La construction de l’arche

Allah Taala dit « Et il fut révélé à Noé : « De ton peuple, il n’y aura plus de croyants que ceux qui ont déjà cru. Ne t’afflige pas de ce qu’ils faisaient. Et construis l’arche sous Nos yeux et d’après Notre révélation. Et ne M’interpelle plus au sujet des injustes, car ils vont être noyés ». » (Sourate 11: 36)

Les savants disent que Noûh a passé 300 ans pour la construction de l’Arche mais on a aucune preuve ni dans le Coran ni dans la Sunna. Le prophète Noûh est dans un désert aride et il doit construire le navire et mettre toutes les créatures mâles et femelles, chameaux, vaches et taureaux poules et coqs, oiseaux, insectes, animaux…tout cela devrait être à bord du navire. Pendant la construction de son navire, les non-croyants s’ont moqué de lui. Allah Taala dit : “ Et il construisait l’arche. Et chaque fois que des notables de son peuple passaient près de lui, ils se moquaient de lui. Il dit : « Si vous vous moquez de nous, eh bien, nous nous moquerons de vous, comme vous vous moquerez [de nous]. Et vous saurez bientôt à qui viendra un châtiment qui l’humiliera, et sur qui s’abattra un châtiment durable ! » (Sourate 11: 39)

L’inondation et du déluge

Allah Taala dit : “Puis, lorsque Notre commandement vint et que le four se mit à bouillonner (d’eau), Nous dîmes: « Charge (dans l’arche) un couple de chaque espèce ainsi que ta famille – sauf ceux contre qui le décret est déjà prononcé – et ceux qui croient ». Or, ceux qui avaient cru avec lui étaient peu nombreux.” (Sourate 11:40).

Pourquoi donc un couple de chaque espèce ? Certainement vous savez pourquoi de chaque espèce un couple… animaux, oiseaux, et insectes… enfin tout. Parce que toute la terre sera noyée… Puisque la vie recommencera depuis le début, il devra y avoir une reproduction même au niveau des oiseaux, des insectes, et des animaux.

La famille de Noé est composée de trois catégories de personnes : un père et une mère croyants, une épouse incroyante et quatre enfants, dont un qui est resté incroyant. Allah Taala dit : « Dieu a cité en parabole pour ceux qui ont mécru la femme de Noé et la femme de Lot. Elles étaient sous l’autorité de deux vertueux de Nos serviteurs. Toutes deux les trahirent et ils ne furent d’aucune aide pour (ces deux femmes) vis-à-vis d’Allah… » (Sourate 66:10)

Maintenant l’arche est composée d’un mâle et une femelle de chaque espèce d’animaux, les 80 croyants et la famille du prophète Noé, à l’exception de son épouse et son fils.

Allah Taala dit : « Et il dit : « Montez dedans. Que sa course et son mouillage soient au nom d’Allah. Certes mon Seigneur est Pardonneur et Miséricordieux. Et elle vogua en les emportant au milieu des vagues comme des montagnes. Et Noé appela son fils, qui restait en un lieu écarté (non loin de l’arche) : « Ô mon enfant, monte avec nous et ne reste pas avec les mécréants. Il répondit : « Je vais me réfugier vers un mont qui me protégera de l’eau ». Et Noé lui dit : « Il n’y a aujourd’hui aucun protecteur contre l’ordre de Dieu. (Tous périront) sauf celui à qui Il fait miséricorde ». Et les vagues s’interposèrent entre les deux, et le fils fut alors du nombre des noyés.» (Sourate 11: 41-43)

Noé appela son fils, qui restait en un lieu écarté (non loin de l’arche). Mais Malheureusement ce dernier ne voulait pas croire en Dieu et au déluge.

La fin du déluge

Allah ordonna à Noûh de sortir de l’Arche après qu’il soit descendue sur la montagne Joudi, et l’eau suinta dans la terre et sécha, « avec Notre sécurité et Nos bénédictions sur toi… » signifie que tu descendes et que tu sortes sans peur et avec la bénédiction sur toi, et sur ceux qui naîtront de tes générations venant après toi. Allah ne donna pas d’enfants à ces croyants qui furent sauvés avec Noûh. Ainsi toute la lignée humaine revient aux fils de Noûh. Ainsi ils sont la postérité de Cham, d’Ham ou de Japhet. Allah dit : « Et Nous fîmes de sa descendance les seuls survivants » (Sourate 37 :77)

Après le déluge, l’arche de Noé se posa sur une montagne. Noé fit alors cette invocation que nous connaissons tous, et qui montre le souci qu’avait ce prophète pour les générations futures. Il dit : «Seigneur ! Pardonne-moi, et à mes père et mère et à celui qui entre dans ma demeure croyant, ainsi qu’aux croyants et croyantes… » (Sourate 71: 28). Ce qui veut dire que le prophète Noûh a imploré le pardon d’Allah pour nous tous bien avant notre naissance et sans nous connaître.

Par la suite, la progéniture de Noé descendit de la montagne. Mais qui sont-ils ses enfants ? Il laissa trois fils : (Cham) Hâm, (Sem) Sâm et (Japhet) Yafeth qui devinrent, respectivement, les ancêtres des arabes, des éthiopiens et des romains. Selon le Hadith rapporté par Imâm Ahmad, le prophète (BP sur lui) dit : « Les fils de Noé sont trois : Sâm le père des arabes, Hâm le père des éthiopiens et Yafeth le père des romains ». Autrement dit, la race arabe constitue la descendance de Sâm, les personnes de peau noire sont la descendance de Hâm et enfin, les européens et les autres représentent la descendance de Yafeth. C’est pour cela que l’une des erreurs souvent commises par les gens est d’appeler les américains, les fils de l’oncle Sâm. Les américains sont les fils de Yafeth.

Chaque fils s’établit dans une région précise : Hâm s’installa en Afrique, Sâm dans le Moyen-Orient et Yafeth en Europe. C’est pour cela que, dans l’origine, tous les habitants de la Terre étaient croyants.

Sources :
Le Coran
Tafssir Ibn katir
amrkhaled.net
Précédent : L’histoire d’Idris ‘Enoch’

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Il était 4 h du matin
Lorsque la mort frappa à la porte.
Qui est-ce ? S’écria l’homme hébété.
Je suis Izraël. Laisse-moi donc entrer!
Alors l’homme se mit à trembler,
Comme pris d’une fièvre subite.
Il cria à sa femme endormie :
Ne le laisse pas me prendre la vie !

S’il vous plaît, O Ange de la mort !
Laissez-moi, je ne suis pas encore prêt.
Ma famille vit à mes dépens,
De grâce, ton acte suspend .

Déjà l’ange de la mort se tenait au seuil de sa porte.
Ô mon ami, l’ordre d’Allah ne peut être différé,
Prépare-toi, pour la tombe,
C’est pour maintenant.

Je te couvrirai d’or,
Mais épargne-moi la tombe sombre.

Pourquoi as-tu peur, ô homme, de mourir selon le vœu d’Allah ?
Viens, souris-moi et ne t’attriste point,
Soit heureux de revenir vers Lui.

[…]

Puisque le Coran tu as ignoré,
Sache au moins alors, qu’il y était écrit
Que ce monde n’est qu’un éclair devant l’éternité.
Mais les avertissements du Coran, tu as dédaigné!
Cesse de pleurnicher, O humain!
Vers ton Créateur sera ton retour,
Car ton âme je la prends maintenant.
Le répit m’est interdit.

Un cri de l’homme et sur le sol il s’affaissa.
Son corps immobile, son visage éteint.
Il semblait se reposer, du sommeil éternel.
Son corps ne pouvait simplement plus exprimer
La douleur alors toujours intense de l’âme qu’on arrache.

La vie, des fois, peut réserver des surprises, mais jamais la mort.
Car enfin, chacun sait bien, qu’il est né… pour un jour, mourir !

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1. Les caractéristiques physiques

La croyance en les Anges constitue un des fondements de la foi. Le Très-Haut à dit : « Le Messager a cru en ce qu´on a fait descendre vers lui venant de son Seigneur, et aussi les croyants : tous ont cru en Allah, en Ses anges, à Ses livres et en Ses messagers. » [Coran 2: 285]

Matière et date de leur création

La lumière est la matière dont ils sont issus. Dans le Sahih de Mouslim, Aïcha – qu’Allah soit satisfait d’elle et de son père rapporte que le Messager d’Allah a dit : « Les Anges ont été créés à partir de la lumière, le djinn a été créé à partir d’un feu pur, et Adam a été créé à partir de ce qui vous a été décrit. »

Nous ne savons pas quand ils ont été créés, Allah le Très-Grand ne nous a pas informés de cela, mais nous savons que leur création a précédé celle d’Adam, le Père des humains, car Allah nous a informés qu’il a fait savoir aux Anges qu’il allait mettre sur terre un Khalifa (Lieutenant) :

« Vint le jour où ton Seigneur dit aux Anges: J’ai résolu d’installer un lieutenant à Moi sur terre. Y mettras-Tu, firent-ils, un être qui y sème le désordre et répand injustement le sang, quand nous sommes là à Te sanctifier et Te glorifier ? Il est des choses, dit le Seigneur, que Je suis le Seul à savoir. » (Coran 2.30)

Voir les Anges

Comme les Anges étaient des corps lumineux et fins, les gens ne peuvent les voir, d’autant plus qu’Allah n’a pas doté nos yeux de capacité permettant cette vision. Personne de la communauté musulmane n’a vu les Anges dans leur forme réelle sauf le Messager , qui a vu Gibril deux fois dans la forme qu’Allah a créée; les textes ont indiqué que les humains pourraient voir les Anges, si ces derniers s’incarnaient dans la forme d’un être humain.

Leur immensité

Allah le Très-Haut a dit à propos des Anges de l’Enfer :
« Croyants! préservez-vous ainsi que les vôtres d’un feu auquel hommes et pierres serviront de combustible. Un brasier gardé par des Anges gigantesques et violents qui n’enfreignent en rien les ordres d’Allah et exécutent ce qui leur est commandé. » [Coran 66.6]

L’immensité du physique de Gibril :

Le Messager d’Allah a vu Gibril deux fois dans sa forme angélique. Ces deux circonstances sont citées dans la Parole du Très-Haut :
« Il a bien vu l’Archange au Zénith éclatant » [Coran 81.23]
« Il l’a vu, certes, une autre fois. A côté du Lotus de la Limite. Là où est le jardin du Séjour. » [Coran 53.13]
Mouslim rapporte dans son Sahih que Aïcha – qu’Allah soit satisfait d’elle – a interrogé le Messager à propos de ces deux versets, et il a répondu : « C’était Gibril, je ne l’ai jamais vu dans la forme originelle dans laquelle il a été créé, sauf ces deux fois. Je l’ai vu descendre du ciel, obstruant de l’immensité de sa forme ce qui est entre le ciel et la terre. »

Boukhari rapporte dans son Sahih que Abdallah Ibn Massoud a dit : « Mohammed a vu Gibril disposant de six cents ailes. »

Le Coran décrit Gabriel : « En vérité, c’est là parole d’un messager éminent. Puissamment doué, d’un grand crédit près du Maitre du Trône. Obéi des Anges, et d’une loyauté éprouvée. » (Coran 81.19)

L’immensité physique des Porteurs du Trône

Abou Daoud cite Djâbir Ibn Abdallah qui rapporte que le Messager d’Allah a dit : « Il m’a été permis de faire état d’un des Anges d’Allah parmi les Porteurs du Trône – [alors], entre le pavillon de son oreille et son épaule, il y a l’équivalent d’une marche de sept cents ans. » [Sahih Sunan Abou Daoud]

Leurs traits physiques les plus importants

Premièrement : Les ailes des Anges

Les Anges ont des ailes, comme nous en a informés Allah le Très-Haut. Parmi eux, il y a ceux qui ont deux ailes, ceux qui en ont trois ou quatre et ceux qui en ont davantage :
« Louange à Allah, créateur, sans modèle préétabli, des cieux et de la terre qui fit des Anges Ses messagers dotés de deux, trois ou quatre ailes. Il ajoute à Sa création ce qu’Il veut, car Allah a pouvoir sur toute chose. » [Coran 35.1]

Deuxièmement : La beauté des Anges

Allah les a créés dans des formes belles et généreuses, comme le Très-Haut l’a dit à propos de Gibril :
« Un être puissamment doué l’a initié. Un être d’une vigueur inouïe qui lui apparut. » [Coran 53.5-6]

Il a été convenu chez les gens de qualifier les Anges de beaux, comme il a été convenu de qualifier les démons de laids. C’est pourquoi les gens disent d’un bel homme qu’il ressemble à un ange :

« Lorsqu’elles l’eurent contemplé (Joseph), elles furent si émerveillées de sa beauté qu’elles s’en taillèrent les mains. Ô Allah! s’écriaient-elles. Ce ne peut être un mortel, mais un Ange de toute perfection. » [Coran 12.31]

Troisièmement : ils ne peuvent être qualifiés ni de masculins ni de féminins

Les polythéistes arabes prétendaient que les Anges sont du genre féminin et qu’ils sont des filles d’Allah.

« Interroge tes concitoyens! Trouvent-ils tout naturel que ton Seigneur n’ait que des filles quand eux-mêmes ne recherchent pour enfants que des garçons ? Aurions-nous donc créé les Anges sous leurs propres yeux les faisant de sexe féminin ? Ils vont affirmer dans leur imposture : « Allah a engendré! » Ils ne font en vérité que blasphémer. » [Coran 37.149-152]

« Ils ont fait des Anges, serviteurs du Miséricordieux, des êtres féminins. Ont-ils été témoins de leur création ? Leur témoignage sera consigné et ils auront à en répondre. » [Coran 43.19]

Quatrièmement : Ils ne mangent pas, ni ne boivent

Les anges n’ont besoin ni de nourriture, ni de boisson humaines.

« Le récit des hôtes d’Ibrahim, si généreusement accueillis, t’est-il parvenu? … Il servit le plat à ses hôtes. Quoi! s’étonna Ibrahim. N’en mangerez-vous pas ? Il s’en effrayait en lui-même, quand les inconnus lui dirent : n’aie pas peur! Et ils lui annoncèrent une heureuse nouvelle, la naissance d’un fils (Isaac) bien doué. » [Coran 51.24]

Et dans un autre verset : Voyant que leurs mains n’y touchaient pas, il fut pris de soupçons à leur endroit et en eut peur. « Ne crains rien, lui dirent-ils. Nous sommes envoyés vers le peuple de Loth. » (Coran 11.70)

Cinquièmement : Ils ne s’ennuient pas et ne se fatiguent nullement

Les Anges sont chargés de l’adoration d’Allah, de Lui obéir et d’exécuter Ses Ordres sans épuisement ni ennui, tout en n’étant nullement touchés par ce qui affecte les humains. Allah le Très-Haut a dit dans la description de Ses Anges :
« Ils Le glorifient nuit et jour, sans relâche. » [Coran 21.20]
Dans un autre verset : « Si, tout enflés d’orgueil, les hommes refusent de L’adorer, ceux du moins qui sont auprès de Lui, ne cessent, nuit et jour, de célébrer Ses louanges, sans se lasser. » [Coran 41.38]

Sixièmement : les lieux d’habitation des Anges

Les demeures des Anges et leurs habitations se situent au ciel, comme l’a dit le Très-Haut :
« Peu s’en faut que les cieux ne s’affaissent depuis leur faîte sous Sa grandeur, tandis que les Anges y glorifient leur Seigneur, implorant Sa faveur pour ceux qui sont sur terre. » [Coran 42.5]

Et ils descendent sur terre par ordre d’Allah pour accomplir les missions dont ils sont chargés et à qui elles incombent :

« Nous ne descendons que sur l’ordre de ton Seigneur qui Seul régente notre destin passé, présent et à venir. Et ton Seigneur n’oublie rien. » [Coran 19.64]

Septièmement : le nombre des Anges

Le nombre des Anges est considérable et Seul Leur Créateur le connaît :

Gibril à propos d’Al-Beït Al-Ma’mour (« la Demeure peuplée »), situé au septième ciel, lorsque le Messager l’a interrogé à ce propos lors du Voyage Nocturne (Al-Isrâ) : « Soixante-dix mille Anges y entrent chaque jour, et ils ne reviennent jamais (…) ». [Boukhari et Mouslim]

Mouslim, dans son Sahih, rapporte que le Messager d’Allah a dit : « On fait venir la Géhenne, ce jour là, avec soixante-dix mille rênes. A chaque rêne, il y a soixante-dix mille Anges. »

Autrement dit, ceux qui ramènent la Géhenne, le jour du Jugement Dernier, sont au nombre de quarante-neuf millions. Et si tu contemples les textes relatifs aux Anges, qui s’occupent de l’homme, tu sauras leur grand nombre ; car il y a un Ange chargé du liquide de la procréation, deux Anges pour écrire les oeuvres de chaque être humain, des Anges pour le protéger et un Ange-gardien pour l’orienter et le guider, comme nous le verrons plus loin.

Huitièmement : les noms des Anges

Les Anges ont des noms dont nous ne connaissons que peu. Voici les versets qui évoquent les noms de certains Anges :

Gibril (Gabriel) : Il est l’ange de la Révélation et celui qui a suivi le Prophète durant toute sa mission.

Gibril est l’Esprit dévoué cité dans les versets suivants :
« Que l’Esprit de fidélité est venu de Là-Haut déposer en ton coeur, afin que tu sois un Avertisseur parmi tant d’autres. » (Coran 42.193)
« Sur ordre de leur Seigneur, les Anges et l’Esprit y descendent tout régler sur la terre. » (Coran 97.4)

Mikail (Michael) : « Quiconque est ennemi d´Allah, de Ses anges, de Ses messagers, de Gabriel et de Michaël… [Allah sera son ennemi] car Allah est l´ennemi des infidèles. » (Coran 2.98)

Ibn Kathir dit dans Al-Bidaya wa an-nihaya : la pluie et les plantes dont résultent les moyens de vie des gens dans le monde d’ici-bas sont confiées à Mikail qui a des assistants exécutant ces ordres qu’il reçoit, à son tour, de son Seigneur. Ils détournent le vent et les nuages selon la volonté du Seigneur l’Omnipotent.

Israfil (Raphael) : Il est chargé de souffler à deux reprises dans la trompe à la fin des Temps.

« Et on soufflera dans la Trompe, et voilà que ceux qui seront dans les cieux et ceux qui seront sur la terre seront foudroyés, sauf ceux qu´Allah voudra [épargner]. Puis on y soufflera, et voilà debout à regarder. » [Coran 39.69]

Malik : Il est le gardien de l’Enfer.

« Ils s’écrieront : ô Mâlik! que ton Maître, une fois pour toutes, nous livre au néant! Mais l’Archange leur répondra : vous êtes ici à jamais ! » [Coran 43.77]

Ridhwâne : Il est le gardien du Paradis. Il est cité explicitement par certains Hadiths.

Mounker et Nakir : Il y a deux Anges que le Messager a nommés Mounker et Nakîr. Ils sont abondamment cités dans les Hadiths relatifs aux interrogatoires de la tombe.

Haroute et Maroute : Il y a deux Anges qu’Allah a nommés Haroute et Maroute. Le Très-Haut a dit :

« Souleiman ne commit pas d’impiété ; les démons seuls en furent coupables. Ce furent eux qui enseignèrent aux hommes les pratiques de sorcellerie, selon des rites remontant aux deux Anges Hâroûte et Mâroûte, jadis initiés à Babylone. Ceux-ci prenaient soin d’avertir tout futur disciple : nous ne sommes là que pour tenter les hommes. Aussi prends garde d’être impie. »[Coran 2.102]

Il apparaît du contexte du verset qu’Allah les a envoyés comme épreuve pour les gens, à une époque donnée. On constate qu’on a tissé autour d’eux, dans les livres d’exégèse des sourates coraniques et dans les livres d’histoire, toute une mythologie, qui n’a rien à avoir avec le Coran et la Sunna. Il suffit pour les connaître de se référer aux versets majestueux.

Azrail : Certaines sources évoquent le nom de ‘Azraîl, l’Ange de la mort, mais ce nom ne figure ni dans le Coran ni dans les Hadiths véridiques.

Neuvièmement : les Anges meurent-ils ?

Les Anges meurent à l’instar des humains et des djinns, et ceci est explicite dans la Parole du Très-Haut :
« Et on soufflera dans la Trompe, et voilà que ceux qui seront dans les cieux et ceux qui seront sur la terre seront foudroyés, sauf ceux qu´Allah voudra [épargner]. Puis on y soufflera, et voilà debout à regarder. » [Coran 39.68]
Les Anges sont inclus dans ce verset, parce qu’ils sont dans le ciel. « Tout doit périr, excepté Sa Face. » [Coran 28: 88]

Y a-t-il des anges qui mourraient avant le souffle dans la Trompe ? Ceci nous ne le savons pas, et nous ne pouvons disserter dans ce domaine, compte tenu de l’inexistence sur ce point de textes affirmatifs ou négatifs.

2. Les caractéristiques morales
Les Anges sont généreux et vertueux

Allah a décrit les Anges comme étant généreux et pieux : « Vraiment ceci est un rappel … consigné dans des feuilles honorées élevées, purifiées, entre les mains d´ambassadeur, nobles, obéissants » [Coran 80.15] c’est-à-dire que le Coran est entre les mains de messagers, en l’occurrence, les Anges.

Boukhari rapporte que’Aïcha – qu’Allah soit satisfait d’elle – a dit : le Messager d’Allah a dit : « Celui qui lit le Coran alors qu’il l’a appris par coeur se trouve avec les envoyés généreux et pieux, et celui qui le lit laborieusement a deux récompenses. » [Boukhari et Mouslim]

La pudeur des Anges

L’un de leurs traits moraux dont le Messager nous a informés est incontestablement la pudeur. Mouslim dans son Sahih rapporte que ‘Aïcha a dit : le Messager était couché sur son flanc, dans sa maison, dénudant ses pieds et ses jambes, lorsque Abou Bakr demanda l’autorisation d’entrer. Il l’autorisa, tout en restant dans cette posture, puis vint le tour de ‘Omar qu’il autorisa, sans changer de position, avant que ‘Othmane ne demande la permission d’y entrer. Alors le Messager s’assoit complètement et rassemble ses habits, puis (‘Othmane) entra et prit part à la discussion. Lorsqu’il fut dehors, ‘Aïcha lui dit : Abou Bakr entra, tu n’as pas été chaleureux avec lui, et tu es resté indifférent à son encontre, puis ‘Omar entra, et tu n’as pas été chaleureux avec lui et tu es resté indifférent à son encontre, puis ‘Othmane entra, alors tu t’es assis conventionnellement et tu as rassemblé tes vêtements. Il lui répondit : « Comment ne pouvais-je pas faire montre de pudeur face à celui devant qui les Anges font preuve de pudeur. » [Mouslim]

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histoire magnifique
Une jeune femme va chez sa mère et lui dit que sa vie est tellement difficile qu’elle ne sait pas si elle peut continuer. Elle veut abandonner, elle est fatiguée de se battre tout le temps. Il semble qu’aussitôt qu’un problème est réglé, un autre apparaît.Sa mère l’amena dans la cuisine. Elle remplit trois chaudrons d’eau et les place chacun sur la cuisinière à feu élevé. Bientôt, l’eau commence à bouillir.

Dans le premier chaudron, elle place des carottes, dans le deuxième, elle met des oeufs et dans le troisième, elle met des grains de café moulus. Elle les laisse bouillir sur le feu sans dire un mot. Après 20 minutes, elle retourne à la cuisinière. Elle sort les carottes et les place dans un bol. Elle sort les oeufs et les place dans un bol. Puis, elle verse le café dans une carafe.

La femme l’amena plus près et lui demanda de toucher les carottes. La fille leur toucha et nota qu’elles étaient toutes molles et souples. La mère lui demanda alors de prendre un oeuf et de le briser. La fille enleva la coquille d’un oeuf et observa qu’il était cuit dur. Finalement, la mère lui demande de goûter au café. La fille sourit comme elle goûtait son arôme riche.

La fille demanda alors, « Qu’est-ce que ça veut dire maman? »

Sa mère lui expliqua que chaque objet avait fait face à la même eau bouillante, mais que chacun avait réagit différemment.

La carotte y est entrée forte, dure et solide. Mais après être passée dans l’eau bouillante, elle a ramolli et est devenue faible.

L’oeuf était fragile avec l’intérieur fluide. Mais après être passé dans l’eau bouillante, son intérieur est devenu dur.

Quant aux grains de café, eux, ont réagi de façon unique. Après avoir été dans l’eau bouillante, ils ont changé l’eau.

« Lequel es-tu? », demanda la mère à sa fille. « Lorsque l’adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu? Es-tu une carotte, un oeuf ou un grain de café? »

Penses-y ?

Suis-je la carotte qui semble forte, mais qui dans la douleur et l’adversité devient molle et perd sa force ?

Suis-je un œuf qui commence avec un cœur malléable, mais change avec les problèmes ? Ai-je un esprit fluide qui devient dur et inflexible dans la douleur ?

Est-ce que ma coquille ne change pas, mais mon intérieur devient encore plus dur ?

Ou suis-je comme un grain de café ? Le grain change l’eau, il change la source de sa douleur. Lorsque l’eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme un grain de café, tu deviens meilleure et change la situation autour de toi lorsque les choses en sont à leur pire.

Comment faites-vous face à l’adversité ?

Comme une carotte, un œuf ou un grain de café ?

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Le thème d’aujourd’hui est l’histoire de Moussa et Al-Khidr. Celle-ci est dans la sourate Al-Kahf (La Caverne), et le Prophète avait comme Sunna (tradition) de la lire chaque vendredi ou la veille. Nous allons prendre des extraits de l’histoire, des versets 61 à 82 : « Rappelle-toi quand Moïse dit à son valet: Je n’arrêterai pas avant d’avoir atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher de longues années ; Puis, lorsque tous deux eurent atteint le confluent, ils oublièrent leur poisson qui prit alors librement son chemin dans la mer ; Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,] il dit à son valet: Apporte-nous notre déjeuner: nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage ; [Le valet lui] dit: Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j’ai oublié le poisson le Diable seul m’a fait oublier de (te) le rappeler et il a curieusement pris son chemin dans la mer; [Moïse] dit: Voilà ce que nous cherchions. Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces ; Ils trouvèrent l’un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce, de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous ; Moïse lui dit: Puis-je suivre, à la condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris concernant une bonne direction? ; L’autre dit: Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi ; Comment endurerais-tu sur des choses que tu n’embrasses pas par ta connaissance? ; [Moïse] lui dit: Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres ; Si tu me suis, dit [l’autre,] ne m’interroge sur rien tant que je ne t’en aurai pas fait mention› ; Alors les deux partirent. Et après qu’ils furent montés sur un bateau, l’homme y fit une brèche. [Moïse] lui dit: Est-ce pour noyer ses occupants que tu l’as ébréché? Tu as commis, certes, une chose monstrueuse!› ; [L’autre] répondit: N’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie? ; Ne t’en prend pas à moi, dit [Moïse,] pour un oubli de ma part; et ne m’impose pas de grande difficulté dans mon affaire ; Puis ils partirent tous deux; et quand ils eurent rencontré un enfant, [l’homme] le tua. Alors [Moïse] lui dit: ‹As-tu tué un être innocent, qui n’a tué personne? Tu as commis certes, une chose affreuse!› ; L’autre] lui dit: ‹Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie? ; Si, après cela, je t’interroge sur quoi que ce soit, dit [Moïse,] alors ne m’accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi ; Ils partirent donc tous deux; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l’hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler. L’homme le redressa. Alors [Moïse] lui dit: Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire› ; Ceci [marque] la séparation entre toi et moi, dit [l’homme,] Je vais t’apprendre l’interprétation de ce que tu n’as pu supporter avec patience ; Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau ; Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu’il ne leur imposât la rébellion et la mécréance ; Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. » (Sourate 18 : 61-82). Cette histoire s’est passée après le retour de Moise en Egypte.

La rencontre de Moussa et al-Khidr

Al-Bokhari et Muslim ont rapporté d’après Saïd ibn Djubaïr ce hadith où il dit: “J’ai dit à Ibn ‘Abbâs que Nawsan Al-Bakali (un homme qui enseigne la religion à Al-Koûfa) prétend que Moussa le compagnon de Al-Khidr n’est pas le Moussa des Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël). Ibn ‘Abbâs répondit : “Il ment, Obay ibn Ka‘b m’a dit qu’il a entendu le Messager (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dire : “Moussa (Moïse) faisait un sermon aux Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël), et leur dit des paroles qui leur mirent les larmes aux yeux et attendrirent leurs cœurs. Un des assistants se leva et lui dit : “Ô messager d’Allah, ô prophète d’Allah, y a-t-il sur terre quelqu’un de plus savant que toi ?” Moussa dit : “Non.”
Allah lui reprocha de ne pas Lui avoir restitué la science et lui révéla l’existence d’un serviteur qui se trouvait au confluent des deux fleuves et qui était plus savant que lui. Moussa demanda où il pouvait le trouver et Allah lui dit de prendre un poisson avec lui dans un couffin et l’homme sera là où il allait perdre le poisson. Moussa mis le poisson dans son couffin et s’en alla en compagnie de son jeune valet Youcha‘ ibn Noûn. A leur arrivée près d’un roc, ils posèrent leurs têtes et s’endormirent. Le poisson, bien que supposé cuit, bougea dans le couffin et tomba dans le fleuve. Il y fila en laissant dans l’eau, comme dans une matière solide, une trace qu’Allah maintint. Lorsque Moussa s’éveilla, son compagnon oublia de lui dire à propos du poisson et ils continuèrent leur route. Ils marchèrent toute la journée et toute la nuit jusqu’au lendemain lorsque Moussa dit à son compagnon : “ Apporte-nous notre déjeuner, nous sommes fatigués du voyage.” Moussa n’a ressenti la fatigue qu’après avoir dépassé l’endroit qu’Allah lui avait désigné. Le jeune serviteur répondit à Moussa : “ Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j’ai oublié le poisson – le Diable seul m’a fait oublier de (te) le rappeler – et il a curieusement pris son chemin dans la mer”. C’état la fuite pour le poisson et l’étonnement pour Moussa (parce qu’il remarqua les traces du poisson dans l’eau). Ils retournèrent sur leurs pas jusqu’à leur arrivée près du roc où ils trouvèrent un homme recouvert de la tête aux pieds d’un habit vert. Moussa le salua mais l’homme qui était Al-Khidr lui répondit : “Est-ce qu’il y a ce genre de salut chez vous ?” Moussa lui dit : “Je suis Moussa des Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël). Je suis venu pour que tu m’apprennes la sagesse que tu a apprise.” L’homme lui répondit : “ Tu ne pourras pas patienter avec moi.”

Qui est Al-Khidr ?

Al-Khidr, c’est un surnom donné à l’homme à cause de la robe verte qu’il portait et personne ne connaît son nom. Il y a des gens qui le pensent en vie depuis l’époque d’Adam jusqu’à présent. Mais cela ne peut pas être vrai parce que le Prophète (Salla Allah ‘alayhi wa Salam) dit une fois : “Voyez-vous cette nuit ?” Ils répondirent : “Oui, ô Messager d’Allah.” Il dit : “Dans cent ans à partir d’elle, il n’y aura pas un seul de ceux qui se trouvent sur Terre qui sera encore vivant.” D’autres gens ont dit que Al-Khidr avait rencontré le Messager et ce n’est pas vrai non plus. S’il vivait au temps du Messager il l’aurait suivi et aurait pris part aux batailles. Est-il un Ange ou un prophète ? Ce n’est qu’un humble serviteur d’Allah.

Moussa accompagna Al-khidr

Moussa dit : “ Puis-je te suivre, à la condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris”. Il lui fut dit : “Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi.” Allah l’exerçait à la patience parce qu’il allait en avoir souvent besoin avec les Bani-Isrâ’îl (les fils d’Israël). Il répondit : “ Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres. ” Pouvez-vous être aussi humble ?

La première histoire

D’après le récit d’Al-Bokhari, ils se sont tenus au bord de la mer. Al-Khidr qui était connu fit signe à un bateau qui s’arrêta pour eux. Une fois dessus, il y fit un dégât parce qu’ils passaient près d’un roi injuste qui prenait tous les bateaux en bon état. Les propriétaires du bateau s’étaient fâchés du dégât fait par Al-Khidr. Le but, dans la première histoire, est qu’Allah Taala montre que si, en apparence, vous êtes touché par un malheur, n’ayez crainte car, en réalité, il apporte du bien.

La deuxième histoire

Allah Taala dit : « …quand ils eurent rencontré un enfant, [l’homme] le tua… » (Sourate 18:75) ; l’histoire où un jeune garçon a été tué, nous démontre la connaissance de l’avenir par Allah parce que l’enfant allait devenir incroyant.

La troisième histoire
C’est une histoire de deux jeunes enfants dans une cité par où Moussa et Al-Khidr passent et dont les habitants avares ont refusé de leur offrir asile. Le père des deux enfants leur avait laissé un trésor caché sous un mur sur le point de s’effondrer et de révéler son contenu. Al-Khidr se mit à réparer le mur pour le garder intact jusqu’à l’arrivée des enfants à l’âge adulte et empêcher les gens de prendre le trésor.

La moralité a tiré de ces trois histoires

Les trois histoires ont réuni les plus grands malheurs qui puissent arriver : les biens, l’oppression et la mort qui, en réalité, étaient des grâces. Allah veut nous apprendre la patience. Il ne nous veut que du bien et nous devions être satisfaits de tout ce qui nous arrive.

Pour nous faire savoir qui est le maître de l’univers Allah nous dit: “Allah! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même «Al-Qayyūm». Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône «Kursiy», déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand.” (Sourate 2:256).
Allah Taala dit: Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau. Quant au garçon, ses père et mère étaient des croyants; nous avons craint qu’il ne leur imposât la rébellion et la mécréance. Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu’ils extraient, [eux- mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. Je ne l’ai d’ailleurs pas fait de mon propre chef. Voilà l’interprétation de ce que tu n’as pas pu endurer avec patience ». (Sourate 18:79-82).
En lisons ces verset, nous constatons que Al-Khidr parle d’Allah avec politesse. Il rapporte le bien à Dieu et le mal à lui-même. Moussa a appris de Al-Khidr les quatre points principaux : la valeur de la science, que notre science par rapport à celle d’Allah est comme une goutte d’eau dans l’océan, l’acceptation de la sagesse d’Allah et la patience.

Sources:
Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir
Amrkhaled.net

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une très bonne réponse de Sheikh Saleh Ibn Muhammad Al Louhaydane que dieu lui face miséricorde à lire :

Ce qui est connu à propos de la Foi, c’est [de la nécessité] de donner de l’importance à tout ce qui se rapporte à la religion [sha’air Ad-Dine], tel que le fait d’accomplir les cinq prières aux heures prescrites et pour les hommes de les faire en groupe*. Veiller à prendre la [bonne] résolution de se rendant à la mosquée au tout début du temps prescrit [de la prière] et méditer ensuite sur la récompense** [al ajr] car celui qui se rend à la mosquée sans aucune autre intention que d’aller y accomplir sa prière alors Allah l’élève d’un degré à chaque pas qu’il fait tout en effaçant de son compte une mauvaise action, cela quelque soit la longueur de ce trajet, qu’elle soit longue ou courte…

Ensuite, il doit assister à la prière en accordant de l’importance à cette adoration, avec le désir d’en obtenir en retour une récompense et craignant cependant de ne pas l’avoir accomplit comme il se doit…

Il s’y préparera [préalablement] en ayant purifié son corps et s’y consacrera avec humilité, dévotion et repentir tout en demandant la protection d’Allah contre les mauvais sentiments qui pourraient venir souiller son fort intérieur comme les sentiments de haine [al ahqâd] ou de désobligeance envers les gens [ihtiqâr] ou de jalousie [hasâd] pour ce qu’Allah leur aurait accorder comme bienfaits.

Il lui est recommandé [aussi] de multiplier l’évocation d’Allah [dhikr Allah] jala oua ‘ala durant son trajet, il ne doit pas venir à la mosquée avec un air absent mais plutôt enclin à la soumission, en pleine humilité, remerciant et glorifiant [Allah], recherchant la rémission et réitérant la repentance.

Il doit aussi multiplier les invocations pendant et en dehors de ses prières, il demande à Allah qu’Il raffermisse son cœur car le plus convenable des humains, le plus apte à être un exemple à suivre – paix et bénédictions d’Allah soient sur lui – multipliait cette invocation :  » O Celui qui fait basculer les cœurs, raffermis mon cœur sur Ta religion  » et quand on lui a posé la question « crains-tu pour toi alors que tu es le Prophète ? »
Il répondit – prière et salut sur lui – : « et qu’est ce qui m’assure du contraire, alors que les cœurs des gens sont entre deux doigts des doigts du Très Miséricordieux *** ».

Ensuite, il fait les évocations à l’entrée de la mosquée et à la sortie de même qu’en sortant de son foyer et en y entrant, en commençant le repas et à la fin. S’il veut aller se coucher ou s’il veut se rendre aux toilettes pour faire [ses besoins] et quant il finit.

Il doit notamment prendre l’habitude de multiplier les évocations d’Allah, car la multiplication de l’évocation d’Allah, renforce le cœur c’est-à-dire que le cœur s’affermit, n’est-ce pas Notre Maître, Allah jala qui dit : « N’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs ? »

[Fin des paroles du Sheikh].

Notes :

* Abou Hurayra a rapporté que le Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « La prière qu’un homme fait en groupe est élevée de vingt degrés de plus que sa prière, seul, dans son commerce ou dans sa maison. Cela parce que quand l’un de vous fait ses ablutions correctement et se rend ensuite à la mosquée sans aucune autre intention que d’aller y accomplir sa prière et sans y être poussé pour aucune autre raison que sa prière, Allah l’élève d’un degré à chaque pas qu’il fait, tout en effaçant de son compte une mauvaise action et ce, jusqu’à ce qu’il entre dans la mosquée. Lorsqu’il y entre, il est en état de prière durant tout le temps où il attend le début de cette dernière et les anges prient pour lui pendant qu’il est assis, et ils disent : « Ô Allah! Sois miséricordieux envers lui! Pardonne-lui ses péchés! Ô Allah! Tourne-toi vers lui! » et ce, tant qu’il ne cause de tort à personne et que ses ablutions ne sont pas rompues. » [Unanimement reconnu ; cette version est celle de Mouslim]

** Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a été questionné de la sorte : « Quelle est la meilleure des oeuvres ? » Il répondit : « La prière effectuée à son heure » [Rapporté par Al Boukhari et Mouslim].

*** Le Prophète- paix et bénédictions d’Allah soient sur lui – invoquait souvent Allah par cette invocation :  » O Celui qui fait basculer les cœurs, raffermis mon cœur sur Ta religion  »

Et ‘Aicha de dire : « O messager d’Allah, tu invoques souvent Allah par cette invocation, alors que Dieu t’a pardonné Tes fautes antérieures et futures ? » Il répondit – prière et salut sur lui – : « et qu’est ce qui m’assure du contraire, O ‘Aicha, alors que les cœurs des gens sont entre deux doigts des doigts du Très Miséricordieux, s’Il veut faire basculer le coeur d’un serviteur, Il le tourne comme Il le veut ». [Hadith rapporté par Al Boukhari (6617), At-Tirmidhi (1540), An-Nassai (3761-3762), Abou Daoud (3263), Ibn Madja (2092), Ahmad (25/2 – 68/2 – 127/2) et Ad-Darimi (2350)]

il faut savoir aussi après ses paroles que  Les moyens les plus importants pour augmenter sa foi sont les suivants :

La science ou le savoir : Celui qui augmentera son savoir, sa foi augmentera également. Ibn Omar et d’autres ont dit : »Nous avons appris la foi et ensuite nous avons étudié le Coran, notre foi a augmenté. Ce savoir dont on parle est la connaissance d’Allah Sobhana Houwa Taâla, connaître Ses Noms, Ses Attributs et Ses Oeuvres, connaître le Prophète (saw), son comportement, sa vie et sa sunna et connaitre le Coran et ce qu’il contient, car celui qui connaît tout cela en détail verra sa foi plus forte et complète que celui qui sait peu de tout cela. Allah dans le Coran dit : »Sont ils égaux ceux qui savent et ceux qui ne savent pas, seuls se rappellent les doués d’intelligence. »

La pratique ou les bonnes actions : quand à celui qui accomplit les bonnes actions et les fait avec constance, sa foi augmentera toujours, par contre s’il fait continuellement de mauvaises actions, sa foi s’affaiblira jusqu’à ce qu’il entre dans la mécréance. Qu’Allah nous en préserve.

Le rappel d’Allah (le dhikr) et la méditation (le fikr). Le rappel d’Allah lie notre coeur à Allah et le purifie, sans ce dhikr l’homme oublie son Seigneur et s’éloigne de Lui et sa foi s’affaiblira. La méditation quant à elle doit être sur la création d’Allah et sur Ses Miracles afin que cela nous amène à augmenter notre foi. Allah a dit : »Et ils méditent sur la création des Cieux et de la Terre, disant : »Notre Seigneur ! tu n’as pas crée cela en vain. Gloire à Toi ! Garde nous du châtiment du feu. »

Chers Frères et chères Soeurs, il existe d’autres moyens pour augmenter notre foi qui sont : la méditation du Coran, la peur d’avoir une mauvaise fin, le rappel de la mort, du jugement dernier, le respect des limites qu’Allah a établi, le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal, l’appel à l’Islam (dâwa), la modestie, la critique de son âme et la correction de ses fautes, l’invocation, la prière, le jeûne, les actes surérogatoires et toutes sortes d’adoration faites en vue de Dieu Seul.

Nous devons fournir beaucoup d’efforts pour augmenter notre foi car les tentations nous entourent de tous les côtés surtout à notre époque. Qu’Allah Sobhana Houwa Taâla nous protège et fasse que nous soyons de sincères Croyants ! (amin).

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La prière de l’‘Aïd a été légalisée en l’an I de l’Hégire. C’est une Sunna impérative (mu‘akkada). Le Prophète r insista beaucoup sur son accomplissement et ordonna aux hommes et aux femmes de se rendre à la mosquée en vue de s’acquitter de cette prière.
1. La préparation:
Al-Hasan as-Sabti a dit: “Le Prophète r nous a ordonné, pour les deux célébrations de l’aïd, de porter les plus beaux habits que nous avons, de nous parfumer avec les meilleurs parfums que nous possédons et d’immoler une bête en payant la plus grosse somme dont nous pouvons disposer”.
Ibn al-Qayyam a dit que l’Envoyé de Dieu, pour sa part, portait, en ces deux occasions, ses plus beaux habits; il avait effectivement un vête- ment spécialement conçu pour la prière du vendredi et celles des deux ‘Aïd.
La Sunna recommande, lors de la célébration de la rupture du jeûne (‘îdu l-fitr), de manger quelques dattes avant de quitter la maison pour se rendre à la mosquée en vue d’effectuer la prière. Quant à la fête du sacrifice (‘îdu l-adhâ), il est plutôt recommandé de s’alimenter après la prière. Telle était la pratique du Prophète r selon plusieurs témoignages de ses compagnons lesquels, bien entendu, suivaient son exemple.
2. Lieu et moment de la prière:
Il est permis de prier, en ce jour, dans une mosquée. Cependant, il est préférable de l’accomplir dans une musalla, espace découvert de prière, située en dehors de la cité, à moins que la chute des pluies, le froid… ne le pemettent pas.
Se rendent en ce lieu pour effectuer la prière, hommes et femmes, jeunes et vieux, étant en voyage ou non, filles vierges ou mariées, étant en état de pureté ou ayant leurs menstrues, bien que celles-ci doivent prier à l’écart. Si l’orant, pour une raison ou une autre, ne peut pas faire sa prière en groupe, il est tenu de s’en acquitter seul.
La plupart des ‘ulama recommandent, aussi bien à l’imâm qu’aux orants, d’aller au lieu de la prière en empruntant un chemin et d’y revenir en passant par un autre. Jâbir et Abû Hurayra, parmi tant d’autres, attestent que telle était la tradition du Prophète r. Toute fois, il est à noter que revenir de la mosquée par le même chemin que celui de l’aller est permis.
Il est recommandé, avant la prière, de louanger et de glorifier Dieu. A ce sujet, il est dit dans le Coran à propos de la rupture du jêune: «A vous de parfaire le nombre imparti, en glorifiant Dieu de Sa guidance» (Coran, 2/185). Quant à la célébration de l’aïd du sacrifice, il est dit: «Rappelez Dieu pendant des jours dénombrés». (Coran, II/203). Il existe diverses formules d’invocations. Voici l’une d’elles.
“Gloire à Dieu et louange à Dieu. Il n’y a pas de force et de puissance qu’avec Dieu. Dieu est le plus grand (trois fois). Il n’y a pas d’autre divinité que Dieu.”
Subhâna Llâhi wal hamdu li Llâhi wa lâ hawla wa lâ quwwata illâ bi-Llâhi. Allâhu Abkar, Allâhu Akbar, Allâhu Akbar. Lâ ilâha illâ Llâh.
La prière commence au moment où le soleil s’élève à trois mètres environ de l’horizon. Quoi qu’il en soit, selon ash-Shawkâni, il est préférable d’effectuer le plus tôt possible la fête du sacrifice (îdul adhâ) afin de laisser le temps aux orants de se rendre chez eux et d’immoler le mouton. Inversement, de retarder la prière de la rupture du jêune (îdul fitr) pour pemmettre la distribution de l’aumône (çadaqatul firt) avant l’expiration du temps qui lui est dévolu.
3. Procédé de la prière:
Il n’y a ni adhân, ni iqâma en ces circonstances. En effet, la Sunna recommnde de ne rien faire de tout cela. Ceci est confirmé par Ibn ‘Abbâs et Jâbir qui ont dit qu’il n’y avait pas d’adhân ni avant la prière de la rupture du jeûne ni avant celle de la fête du sacrifice que ce soit au moment où l’imâm fait son entrée ou à sa sortie de la mosquée. Il n’y a non plus ni iqâma, ni aucun autre appel. Sa‘d Ibn Abî Waqqâç a dit que le Prophète r entamait directement sa prière et ajouta qu’il prononçait ses deux khutba debout, séparant l’une de l’autre en s’asseyant un court instant.
La prière concernée comporte deux rak‘a. L’orant prononce avant la récitation de la Fâtiha, sept fois le takbîr “Allâhu Akbar”, l’un derrière l’autre, immédiatement après takbîtatul ihrâm lors de la prière rak’a, et cinq fois en entamant la seconde. A chaque takbîra, il lèvera les bras au niveau des épaules
Il est à signaler que l’omission volontaire ou involontaire de la takbîra, qui est une Sunna, n’annule pas la prière. Ash-Shawkâni a dit que si l’orant l’omet par inadvertance, il n’a pas à effectuer le sujûd-s-sahw (la prosternation de l’omission).
Il n’y a rien qui établit l’existence d’une prière surérogatoire avant ou après la prière des deux ‘aïd. Bukhâri, selon Ibn ‘Abbâs, le Prophète r détestait même toute prière volontaire avant celle de l’‘aïd.
4. La khutba
La khutba après la prière est une Sunna; il en est de même de l’acte d’écouter attentivement. En effet, le Prophète r començait par la prière. Après avoir terminé les deux khutba, il montait sur la chaire et, faisant face à l’assiatnce, il commençait son allocution faite d’exhortations et d’enseignements profitables à la connaissance de la religion. L’allocution s’ouvrait par la louange à Dieu
Il est d’usage que les Musulmans, à la fin de la prière, se disent les uns aux autres: “Que Dieu l’accepte de nous et de vous”.

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