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Archive for juillet 2010


Son éminence le cheikh

Abdul-cAzîz Ibn Abdullâh Ibn Bâz

Qu’Allah lui fasse miséricorde

بسم الله الرحمن الرحيم

Au Nom d’Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux
Louange à Allah et que la prière et le salut soient sur le serviteur et le Messager d’Allah, Muhammad,
sa famille et ses
Compagnons.
J’adresse ces
quelques paroles à tout musulman et musulmane pour expli­quer comment le
Prophète (e) accomplissait la prière, afin qu’ils
fournissent des efforts pour se conformer aux actes du Prophète,
[mettant ainsi en pratique] sa parole, après en avoir pris connais­sance
:

)صَلُّوا كَمَا رَأَيتُمُوني أُصَلِّي(

« Priez comme vous m’avez vu le faire. »[1]

1- Il faut d’abord faire les ablutions avec le plus grand soin, c’est-à-dire comme Allah Y l’a prescrit dans Sa parole :

)يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ
وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ(

« Ô vous qui avez cru !
Quand vous vous levez pour la prière, lavez-vous le visage et les mains
jusqu’aux coudes, passez-vous les mains sur la tête et
[lavez-vous] les pieds jusqu’aux chevilles. »[2]
… Et selon la parole du Prophète (e) :

) لا تُقْبَلُ صَلاةٌ بِغَيرِ طَهُور وَلا صَدَقَةٌ مِن غَلُول (

« La prière sans ablutions et l’aumône provenant d’un escroc ne sont pas acceptées. »[3]
2-
La personne qui veut
prier se dirige, où qu’elle se trouve, en direction de la Qiblah
(c’est-à-dire la Mecque ou Al-Kacabah) et lui fait face de tout son
corps, en ayant l’intention dans son cœur de faire la prière,
qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire. Elle ne doit pas
prononcer l’intention, ceci n’est pas permis ; c’est une innovation
(Bidcah) car le Prophète (e) ne l’a jamais fait, ni ses Compagnons
– qu’Allah les agrée.
Il
est recommandé de mettre un objet devant soi, en direction duquel on
prie, (pour empêcher les gens de passer), que l’on préside
la prière ou que l’on prie seul, en application de l’ordre du
Prophète (e).

3- On prononce la première formule de grandeur de son Seigneur (Takbîr) qui est le Takbîratu-l-Ihrâm :

(اللهُ أَكْبَر)

(Allâhu ‘Akbar)

« Allah est le Plus Grand », en fixant le regard
vers l’endroit de la prosternation.

4- On lève les deux mains, au moment du Takbîr, parfois au niveau des épaules, parfois au niveau des oreilles.

5- On place les mains sur
la poitrine, en posant la main droite sur la main gauche, le poignet et
l’avant-bras, tel que c’est mentionné dans un hadith
rapporté par Wâ’il Ibn Hujr, et Qubaysah Ibn Hulub At-Tâ’îy selon
son père – qu’Allah les agrée.

6- Prononcer l’invocation d’ouverture fait partie de la tradition du Prophète (Sunnah) :

(
اللَّهُمَّ بَاعِدْ بَيْني وَ بَيْنَ خَطَايَاي كَمَا بَاعَدْتَ بَيْنَ
المَشْرِقِ وَ
المَغْرِبِ , اللَّهُمَّ نَقِّني مِنْ خَطَايَاي كَمَا يُنَقَّى
الثَّوْبُ الاَبْيَضُ مِنَ الدَّنَسِ , اللَّهُمَّ اغْسِلْني مِنْ
خَطَايَاي بِالمَاءِ وَ الثَّلْجِ وَ البَرَد)


‎ « Ô Allah ! Eloigne de moi mes péchés comme tu as éloigné l’orient de l’occident. Ô Allah ! Purifie-moi de mes péchés comme
on nettoie le vêtement blanc de sa saleté. Ô Allah ! Purifie-moi de mes péchés avec l’eau, la neige et la grêle. »[4]
Si on veut, on peut
dire à la place :

( سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ وَ بِحَمْدِكَ وَتَبَارَكَ اسْمُكَ وَتَعالَى جَدُّكَ وَلا إِلَـهَ
غَيْرُك
َ )

« Gloire et pureté à Toi, ô Allah, et à Toi la louange. Que ton Nom soit béni et Ta
Majesté soit élevée, et il n’y a pas d’autre divinité [digne d’adoration] en dehors de Toi. »

(Subhânak Allâhumma wa Bihamdika wa Tabâraka-Smuka, wa Tacâla Jadduka wa lâ Ilâha Ghayruk)

Il est confirmé que le
Prophète (e) a pronon­cées ces deux formules. Si on souhaite prononcer
d’autres invo­cations rapportées de manière sûre du
Prophète (e), il n’y pas de mal. Et si on prononce de temps en temps
celle-ci et de temps en temps, celle-là, c’est préférable car c’est se
conformer encore plus aux actes du
Prophète.
Puis, on dit :

(أَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيْمِ بِسْمِ اللهِ الرَّحمَنِ
الرَّحِيم)


« Je me mets sous la protection d’Allah contre Satan le lapidé. Au Nom d’Allah le Tout Misé­ricordieux, le Très
Miséricordieux. »
(Acûdhu billâhi minash-Shaytân ir-Rajîm, Bismillah ir-Rahmân ir-Rahîm.)

Ensuite, on récite la sourate Al-Fâtihah (Le Prologue) selon la parole du Prophète (e) :

(لاَ صَلاةَ لِمَنْ لمَ يَقرَأُ بِفَاتِحَةِ
الكِتَاب)


« Pas de prière pour celui qui ne récite pas le premier chapitre du Coran [c.-à-d. Al-Fâtihah].
»

Puis, on dit, après cette récitation : (آمِين) (Âmîn) à voix
haute dans les prières à voix haute, et à voix basse, dans les prières à voix basse.

On récite ensuite (une
sourate ou un passage) du Coran. Il est préférable que l’on récite, dans
les prières du Zhuhr, de l’Asr, et de l’Ishâ’, les
sourates moyennes, dans le Fajr, les sourates les plus longues, et
dans le Maghrib, les plus courtes. Mais, parfois au cours de cette
dernière prière, on peut réciter des sourates longues ou
moyennes, comme l’a fait le Prophète (e). Il est religieusement
correct que la prière de l’Asr soit plus courte que celle du Zhuhr.

7- On s’incline ensuite en
prononçant le Takbîr (Allâhu ‘Akbar), tout en levant les mains au
niveau des épaules ou des oreilles. [Une fois incliné,] Il
faut que la tête soit dans le prolongement du dos, les mains sur les
genoux, les doigts écartés ; on marque un temps d’arrêt en disant :

( سُبْحَانَ رَبيَ العَظِيم
)


« Gloire et pureté à mon Seigneur le Très Grand. »
(Subhâna
Rabbiy-al-cAzhîm)

Il est préférable de répéter cette formule trois fois ou plus.
Il est recommandé d’ajouter ceci :

(سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَبِحَمْدِكَ
اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي )

« Gloire et pureté à Toi, ô Allah, notre Seigneur, et à Toi la louange. Ô Allah, pardonne-moi. »
(Subhânak Allâhumma Rabbanâ wa Bihamdika AIlâhumma Ghfirlî)

8- Puis, on se redresse de l’inclinaison, et on lève les mains au
niveau des épaules ou des oreilles, en disant :

( سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَه )

« Allah a entendu celui
qui L’a loué. » (Samic-Allâhu liman Hamidah) que la personne mène la
prière (en groupe), ou bien qu’elle prie derrière un
imam.
Après s’être redressé, on dit :

(رَبَّنَا وَلَكَ الحَمْدُ حَمْداً كَثيراً طَيِّباً مُبَارَكاً فِيهِ, مِلءُ السَّمَاوَاتِ
وَمِلءُ الأَرْضِ وَمِلءُ مَا بَينَهُمَا وَمِلءُ مَا شِئْتَ مِن شَيءٍ بَعْد.. )


«
Notre Seigneur, à Toi la louange, une louange
abondante, pure et bénie, qui remplit les cieux et la terre et ce
qu’il y a entre les deux, et qui remplit tout ce que Tu voudras au-delà
de cela… »
(Rabbanâ
wa lakal-Hamd Hamdan Kathîran Tayyiban Mubârakan fîh, Mil’us-Samâwât wa
Mil’ul-‘Ardh wa Mil’u mâ baynahumâ wa Mil’u mâ Shi’ta min Shay’in
bacd…
)
C’est bien si l’on rajoute après cela :

)أَهْلُ الثَّنَاءِ والمجَدِ أَحَقُّ مَا قَالَ العَبْدُ وَكُلُّنَا لَكَ عَبْدٌ اللَّهُمَّ لاَ مَانِعَ لِمَا أَعْطَيْتَ
وَلاَ مُعْطِيَ لمَِا مَنَعْتَ وَلاَ يَنْفَعُ ذَا الجَدِّ مِنْكَ الجَدّ (

« Tu es Digne d’éloges et
de grandeur, c’est la parole la plus véridique que le serviteur puisse
dire et nous sommes tous Tes serviteurs. Nul ne peut
retenir ce que Tu as donné et nul ne peut donner ce que Tu as
retenu. Le fortuné ne trouve dans sa fortune aucune protection contre
Toi »[5] car il est prouvé dans certains hadiths authentiques
que le Prophète (e) l’a dit.
Par contre, si l’on prie derrière l’imam, on dit en se relevant [de l’inclinaison] :

)رَبَّنَا وَلَكَ الحَمْد (

(Rabbanâ wa lakal-Hamd)

… puis, tout ce qui a été mentionné
ci-dessus.
Il est
recommandé que l’imam et la per­sonne qui prie derrière lui placent [à
nouveau] les mains sur la poitrine, comme ils l’ont fait en
position debout, avant l’inclination, selon la pratique du Prophète
(e) confirmée dans le hadith de Wâ’il ibn Hujr et Sahl ibn Sacd –
qu’Allah les agrée.

9- Puis, on se prosterne
en prononçant le Takbîr, en posant les genoux au sol avant les mains, si
on y arrive ; mais si cela pose problème, on peut poser
les mains avant les genoux. Les doigts des mains et des pieds sont
dirigés vers la Qiblah ; les doigts des mains sont joints entre eux. On
repose sur les sept membres suivants : le front et le
nez, les (deux) mains, les (deux) genoux, la plante des (deux) pieds
–les orteils repliés. On dit alors :

( سُبْحَانَ
رَبيَ الأَعلَى )

(Subhâna Rabbiy-al-Aclâ)

«
Gloire et pureté à mon Seigneur le Très Haut » … trois fois ou plus.
Il est recom­mandé de dire après cela également :

)سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَبحَمْدِكَ اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي(

« Gloire et pureté à Toi, ô Allah, notre Seigneur, et à Toi la louange. Ô Allah, pardonne-moi. »

(Subhânak Allâhumma Rabbanâ wa Bihamdika AIlâhumma Ghfirlî)
On s’efforce de faire le plus
d’invo­cations possible car le Prophète (e) a dit :

)أَمَّا الرُّكُوعُ فَعَظِّمُوا فِيهِ الرَّبَ وَأَمَّا السُّجُودُ فَاجْتَهِدُوا في الدُّعَاءِ
فَقَمَن أَنْ يُسْتَجَابُ لَكُم(

« Dans l’inclinaison,
proclamez la grandeur du Seigneur ; quant à la prosternation, faites
dans cette posture beaucoup d’invocations, car elles sont plus
à même d’être acceptées par Allah. »[6] … Et il a dit aussi :

)أَقْرَبُ مَا يَكُون العَبْدُ مِن رَبِّهِ وَهوَ سَاجِدٌ فَأَكْثِرُوا الدُّعَاء(

« La position dans
laquelle le serviteur se trouve le plus proche de son Seigneur est
lorsqu’il est prosterné. Faites donc le plus d’invo­cations
possible [dans cette posture]. »[7]
On
demande à Allah, le bien de ce bas-monde et de l’au-delà, pour soi-même
et les autres musulmans, que la prière que
l’on accomplit soit une prière obligatoire ou suré­rogatoire. On
écarte les coudes de ses côtes, le ventre de ses cuisses, et les cuisses
de ses mollets. On lève les avant-bras au-dessus du sol,
selon la parole du Prophète (e) :

)وَاعْتَدِلُوا في السُّجُودِ وَلاَ يَبْسُطُ أَحَدُكُم ذِرَاعَيهِ انْبِسَاط الكَلْب(

« Et restez en prosternation sans bouger, et n’allongez pas vos avant-bras comme le fait le chien. »[8]

10- On relève ensuite la
tête en pro­nonçant le Takbîr, on étend son pied gauche sur le sol (sous
soi) de manière à s’asseoir dessus, [la jambe droite
repliée], le pied droit relevé, et on pose les mains sur les cuisses
et les genoux. On dit alors :

)رَبِّ اغْفِرْ لي رَبِّ اغْفِرْ لي رَبِّ اغْفِرْ لي اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي وَارْحَمْني
وَارْزُقْني وَعَافِني وَاهْدِني واجْبُرْني(


« Seigneur, pardonne-moi, Seigneur, pardonne-moi, Seigneur, pardonne-moi. Ô Seigneur,
pardonne-moi, accorde-moi Ta misé­ricorde ; accorde-moi ma subsistance et le salut, guide-moi et panse mes blessures. »
(Rabbi Ghfirlî, Rabbi Ghfirlî, Rabbi Ghfirlî, Allâhumma Ghfirlî wa-Rhamnî, wa-Rzuqnî wa cÂfinî wa-Hdinî wa-Jburnî.)
On
marque une
pause de manière à ce que toutes les vertèbres reprennent leur
place, comme on l’a fait en se relevant de l’incli­naison, car le
Prophète marquait une longue pause, après l’inclination et entre
les deux proster­nations.

11- On se prosterne
ensuite pour la deuxième fois en prononçant le Takbîr, et on fait la
même chose que ce que l’on a fait la première fois.

12- On relève la tête en
prononçant le Takbîr, et on s’assied comme on l’a fait entre les deux
proster­nations, mais un moment très court. Cette courte
pause s’appelle la position du repos (Jalsatu-l-‘Istirâhah) et il
est recommandé de la faire, selon l’avis le plus correct des savants. Si
on ne la fait pas, il n’y pas de mal. On ne prononce
dans cette posture aucune formule de rappel, ni d’invocation.
On
se lève ensuite pour la deuxième unité de prière (Rakcah), en
s’appuyant sur ses genoux,
et si cela cause une difficulté, on peut s’appuyer avec ses mains
sur le sol. On lit la sourate Al-Fâtihah et (une sourate ou un passage)
du Coran, après cela, comme on l’a fait dans la première
Rakcah ; ensuite, on procède de la même manière que dans la première
Rakcah.
[Remarque]
Il
n’est pas autorisé à
celui qui prie derrière l’imam de le précéder, car le Prophète a mis
en garde sa commu­nauté contre cela. De même, il est détestable de
faire les mouvements en même temps que lui ; la tradition
du Prophète (As-Sunnah) veut que celui qui prie derrière l’imam
fasse les mouvements après lui, sans tarder, juste après qu’il ait
terminé de prononcer [le Takbîr], selon la parole du Prophète
(e) :

)إِنَّمَا جُعِلَ الإِمَامُ لِيُؤْتَمَّ بِهِ فَلاَ تَخْتَلِفُوا عَلَيْهِ فَإِذا كَبَّرَ فَكَبِّرُوا وَإِذَا رَكَعَ
فَارْكَعُوا. إِذَا قَالَ سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهُ فَقُولُوا رَبَّنَا وَلَكَ الحَمْدُ وَإِذَا سَجَدَ فَاسجُدُوا(

« L’imam a été désigné
pour être suivi ; donc ne le précédez pas, et ne tardez pas à suivre ses
mouvements. S’il dit « Allâhu ‘Akbar », dites « Allâhu
‘Akbar » (après lui) ; s’il s’incline, inclinez-vous (après lui) ;
s’il dit « Allah a entendu celui qui L’a louangé », dites « Ô Seigneur, à
Toi la louange » ; et lorsqu’il se prosterne,
prosternez-vous (après lui). »[9]

13- Si la prière comporte
deux unités de prière, comme le Fajr, la prière du Vendredi ou de l’Aïd,
on s’assied après avoir relevé la tête de la deuxième
prosternation, le pied droit relevé, en étendant le pied gauche sur
le sol (sous soi). On pose la main droite sur la cuisse droite, en
serrant le poing sauf l’index que l’on pointe vers l’avant,
lorsque l’on mentionne le nom d’Allah, dans la formule du Tawhîd et
les invocations. On peut aussi garder l’annu­laire et l’auriculaire de
la main droite pliés, former une boucle avec le pouce et
le majeur et pointer son index vers l’avant. Ces deux manières ont
été rapportées, et le mieux est de faire parfois ceci, parfois cela. La
main gauche est posée sur la cuisse et le genou
gauches.
On lit alors la formule de l’attestation (at-Tachahhud) :

)التَّحِيَّاتُ
للهِ وَالصَّلَواتُ الطَّيبَاتُ السَّلامُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبيُّ
وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ السَّلامُ عَلَينَا وَعَلَى عبَادِ
اللهِ الصَّالِحِينَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللهُ وَأَشْهَدُ
أَنَّ مُحَمَّداً عَبْدُهُ
وَرَسُول
ُه(

«
Les salutations sont pour Allah, ainsi que les prières et les bonnes
œuvres. Que le salut soit sur toi, ô Prophète, ainsi
que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Que le salut soit
sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y pas
de divinité [digne d’adoration] en dehors d’Allah, et
j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. »
(At-Tahiyyâtu
Lilâhi was-Salâwâtu wat-Tayyibâtu, as-Salâmu calayka
Ayyuhan-Nabiyyu wa Rahmatu-Llâhi wa Barakâtuhu, as-Salâmu cAlayna wa
calâ-cIbâdillâh is-Sâlihîna, Ash-hadu an lâ Ilâha Illallâhu wa ash-Hadu
anna Muhammadan cAbduhu wa
Rassûluh.)
Puis, on dit :

)اللَّهُمَّ
صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آَلِ مُحَمَّدٍ كَمَا صَلَيْتَ عَلى
إبْرَاهيمَ
وَعَلَى آَل إبْرَاهيمَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ وَبَارِكْ عَلَى
مُحَمَّدٍ وَعَلَى آَلِ مُحَمَّدٍ كَمَا بَارَكْتَ عَلَى إبْرَاهيمَ وَآَلِ
إبْرَاهيمَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيد(

« Ô Seigneur, prie sur
Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Ibrâhîm et
sur la famille d’Ibrâhîm, Tu es certes Digne de louange et
de glorification. Ô Seigneur, accorde Tes bénédictions à Muhammad et
à la famille de Muhammad comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrâhîm
et à la famille d’Ibrâhîm, Tu es certes Digne de
louange et de glorifi­cation. »[10]
(Allâhumma
Salli cala Muhammadin wa cala Âli Muhammadin, kama Sallayta cala
Ibrâhîma wa
cala Âli Ibrâhîma, Innaka Hamîdun Majîd. wa Bârik cala Muhammadin wa
cala Âli Muhammadin, kama Bârakta cala Ibrâhîma wa cala Âli Ibrâhîma,
Innaka Hamîdun Majîd.)

Ensuite, on invoque Allah contre quatre choses :

)اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنْ عَذَابِ جَهَنَّم وَمِنْ عَذَابِ القَبْرِ وَمِنْ فِتْنَةِ المحَيْا وَالمَمَات وَمِنْ
فِتْنَةِ المَسِيحِ الدَّجَّال(

« Ô Seigneur, je cherche
refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’enfer, le châtiment de la
tombe, l’épreuve de la vie et de la mort et l’épreuve du
Faux Messie. »
(Allâhumma
innî Acûdhu Bika min cAdhâbi Jahannami wa min cAdhâb il-Qabri wa min
Fitnat il-Mahyâ wal-Mamât, wa min Fitnat il-Massîh
id-Dajjâl.)
On demande
ensuite à Allah ce que l’on veut comme bienfait ici-bas ou dans
l’au-delà ; c’est bien de faire des invocations en faveur de ses
parents, ou d’autres musul­mans. Ceci se fait, aussi bien dans une
prière obligatoire que surérogatoire, car la parole du Prophète (e),
dans le hadith rapporté par Ibn Mascûd décrivant ce que
faisait le Prophète dans le Tachahhud, est générale :

)ثُمَّ لَيَتَخَيِّرُ مِن الدُّعَاءِ أَعْجَبُهُ إلَيْهِ فَيَدْعو(

« Ensuite, qu’il choisisse parmi les invocations ce qui lui plaît, et qu’il invoque. »
Dans une autre version
:

)ثُمَّ لَيَخْتَر مِنَ المَسْأَلَةِ مَا شَاء(

« Ensuite, qu’il demande
ce qu’il veut… » et cela englobe tout ce qui peut être bénéfique au
serviteur ici-bas et dans l’au-delà.
Puis, on salue [en tournant la tête] vers la droite et vers la gauche, en disant :

( السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله.. السَّلامُ
عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله)


« Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous… Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur
vous. »
(As-Salâmu cAlaykum wa Rahmatullâh,
as-Salâmu cAlaykum wa
Rahmatullâh)

14- Si la prière comporte
trois unités de prière, comme le Maghrib, ou quatre, comme le Zhuhr,
l’Asr, ou l’Ishâ’, on récite le Tachahhud mentionné
précédemment, la prière sur le Prophète, puis on se lève en
s’appuyant sur ses genoux ; [une fois debout,] on lève les mains à
hauteur des épaules en disant :

)اللهُ أَكْبَر
(


« Allah est le Plus Grand. »
(Allâhu
Akbar)

On met
les mains sur la poitrine, comme décrit précédemment, et on lit la
sourate Al-Fâtihah seulement. Il n’y a pas de mal, au cours de
la prière du Zhuhr, à réciter de temps en temps, en plus de la
Fâtihah, dans la troisième et la quatrième Rakcah, un passage du Coran,
selon le hadith authentique rapporté par Abû Sacîd –
qu’Allah l’agrée.
Puis, on
récite le Tachahhud après la troisième Rakcah du Maghrib, ou après la
quatrième, pour le Zhuhr, l’Asr, ou l’Ishâ’ ; on récite
aussi la prière sur le Prophète (e), on cherche refuge auprès
d’Allah contre le châtiment de l’enfer, le châtiment de la tombe,
l’épreuve de la vie et de la mort, et l’épreuve du Faux Messie ; et
enfin, on fait beau­­coup d’invocations.
Parmi les invocations permises à ce moment-là, on peut citer :

)رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ
(

« Seigneur ! Accorde nous belle part ici-bas, et belle part aussi dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment du Feu ! »[11]
(Rabbanâ Âtina fid-Duniya Hassanatan wa fil-Âkhirati Hassanatan wa Qinâ ‘Adhaban-Nâr)
… comme l’a
rapporté Anas – qu’Allah l’agrée – qui a dit :

)كَانَ أَكْثَرُ دُعَاءِ النَّبيِ صَلَّى الله عَلَيْهِ وَسَلَّم رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ
حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ(

« L’invocation que le Prophète (e) récitait le plus est : « Ô Seigneur, accorde-nous un bienfait ici-bas, et un
bienfait dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment de l’enfer. »
Puis,
on s’assied comme on l’a décrit pour la prière de deux Rakcah, sauf que
l’on
passe sa jambe gauche sous la jambe droite, on s’assied sur le sol,
le pied droit relevé, comme le confirme le hadith d’Abû Humayd.
Puis, on salue [en
tournant la tête] vers la droite et vers la gauche, en disant :

( السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله.. السَّلامُ
عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله)

« Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous… Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous. »

(As-Salâmu cAlaykum wa Rahmatullâh,
as-Salâmu
cAlaykum wa Rahmatullâh)

 

[1] Rapporté par
Al-Bukhârî.

 

[2] La Table Servie, verset 6.

 

[3] Rapporté par Muslim dans son recueil authentique.

 

[4] Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, selon Abû Hurayra – qu’Allah l’agrée.

 

[5] Rapporté par Muslim.

 

[6]Rapporté par Muslim.

 

[7] Rapporté par Muslim.

 

[8] Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

 

[9] Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

 

[10] Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim

 

[11] La Vache, v. 201.

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La médisance


Ô
vous qui êtes soumis à Allah ! La médisance est assurément quelque
chose d’extrêmement grave et dangereux!!Allah ta^ala dit : « Il ny a pas
une parole qu’il prononce sans que soit auprès de lui Raqib et ^Atid ».

Dans cette ‘ayah, il y a une preuve que tout ce que l’homme prononce en bien ou en mal est noté par deux anges, l’un nommé Raqib et l’autre ^Atid. Il convient donc que la personne raisonnable garde sa langue et la protège de tout ce qui est mauvais.
Parmi
les mauvaises choses quune langue peut commettre, il y a : la
médisance, la calomnie et rapporter les paroles des uns aux autres pour
semer la discorde. Ces péchés font partie de ceux de la langue et
constituent des comportements blâmables.

 

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allah


D’après ‘Abû Sa`îd (qu’Allah soit satisfait de lui),
Il a entendu le Prophète (pbAsl) dire: « Aucun mal n’atteint le
musulman, que ce soit une douleur chronique, une fatigue, une maladie,
une tristesse ou même une mélancolie qui l’abat, sans qu’il ne lui
serve d’expiation à ses péchés ».

Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 4670

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Abou
hourayra rapporta que le prophète dit : »Allah créa Sa création et
quand il l’acheva, la consanguinité se leva et s’accrocha à Allah.
Allah lui demanda : Qu’est ce qu’il y a ? Elle dit : Je cherche
protection auprès de Toi de la rupture. Allah lui dit : Accepteras-tu
que Je favorise celui qui te préserve et …que
Je prive de Mes faveurs celui qui rompt avec toi ? Elle dit : Oui, Ô
Seigneur ! Puis Allah lui dit : Tu as ce que tu veux. Abou hourayra
poursuivit : Si vous voulez, vous pouvez réciter le verset :{Si vous
vous détournez, ne risquez-vous pas de semer la corruption sur terre et
de rompre vos liens de parenté} (47 :22) [Boukhari et Mouslim]

soyez bon envers vos proche et si il y a eu des disputes pardonné, ne souhaite vous pas que dieu pardonne vos erreurs

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Abou Saîd Al-Khoudari rapporta que le Messager d’Allah dit : « Noé sera
appelé le jour de la Résurrection et il dira : Me voici Ô Seigneur !
Allah demandera : As-tu transmis Notre Message ? Noé répondra : Oui. On
demandera alors à sa nation : Vous a-t-il transmis le message ? Ils
diront : Aucun avertisseur n’est ve…nu
à nous. Allah dira à Noé : Qui témoignera en ta faveur ? Il répondra :
Mohamed et sa nation. Ils témoigneront alors qu’il a transmis le
Message. Le Messager d’Allah sera votre témoin, et c’est justement le
sens des propos d’Allah : {Et aussi Nous avons fait de vous une
communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens} (2 :143) ».
[Al-Boukhâri, At-Tirmithi et ibn Mâjah]

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rappelle


Le
Messager d’Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Allah m’a
commandé de vous enjoindre la modestie afin que personne ne se prétende
supérieur aux autres ni ne les traite injustement. » (Rapporté par
Mouslim.)

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rappelle


Soyez modeste ! Que l’un de vous ne se croie pas supérieur à un autre et qu’il se garde de l’opprimer.  » ( Rapporté par Moslim)

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